Au Liban, des affrontements armés qui agitent le risque de troubles sectaires

L'armée libanaise a été fortement déployée dans la région de Khaldeh qui a connu des affrontements et a déclaré que le problème est survenu à cause d’une affiche mise en place par des chiites (Photo, Reuters)
L'armée libanaise a été fortement déployée dans la région de Khaldeh qui a connu des affrontements et a déclaré que le problème est survenu à cause d’une affiche mise en place par des chiites (Photo, Reuters)
Short Url
Publié le Samedi 29 août 2020

Au Liban, des affrontements armés qui agitent le risque de troubles sectaires

  • Macron rendra d'abord visite à la  chanteuse emblématique Fairuz dès son arrivée au Liban
  • Les consultations pour nommer un nouveau Premier Ministre commenceront lundi

BEYROUTH: Des affrontements meurtriers entre deux grands groupes sectaires libanais ont résonné comme un avertissement de plus de violence, alors que le pays est poussé au point de rupture par une crise financière et des tensions politiques.

Deux individus, un garçon sunnite libanais de 13 ans et un Syrien, ont été tués dans la région de Khaldeh au sud de la capitale, lors des événements de la nuit du jeudi à vendredi. Des mitrailleuses et des roquettes (RPG) ont été utilisées dans les combats, qui, selon des témoins, ont duré quatre heures.

Selon le Hezbollah soutenu par l'Iran, le garçon, issu d’une tribu arabe sunnite a ouvert le feu en premier. 

L'armée libanaise, qui a été fortement déployée dans la région vendredi, a déclaré que le problème est survenu à cause d’une affiche mise en place par des chiites.

Ces développements interviennent à la veille des consultations parlementaires obligatoires pour la désignation d’un nouveau Premier ministre pour succéder au gouvernement démissionnaire de Hassan Diab. Le président libanais Michel Aoun a fixé au 31 août la date de ces consultations.

Des sources proches d’anciens dirigeants ont déclaré à Arab News qu’« Il y a une décision de ne pas donner d'autorité politique au président Aoun, et nous devons attendre pour voir qui répondra à son invitation aux consultations de lundi à la lumière de l'important conflit politique avec lui. »

Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt a pour sa part déclaré qu’« Après avoir tardé à appeler à des consultations et à violer l'Accord de Taef, il semble que certaines forces politiques examinent déjà une nouvelle constitution, et certaines la réclament vigoureusement. »

Aoun s'est opposé à la proposition du président du Parlement Nabih Berri de nommer Saad Hariri à la tête du prochain gouvernement, et le Hezbollah s'est opposé à la nomination de Nawaf Salam, juge à la Cour internationale de La Haye, ainsi que de Mohammed Baasiri, ancien vice-gouverneur de la Banque du Liban et secrétaire de la Commission spéciale d'enquête contre le blanchiment d'argent.

Le palais présidentiel a publié un calendrier des consultations qui commenceront lundi matin et se termineront dans l’après-midi. La personne qui obtient le plus grand soutien des blocs parlementaires et des membres sera invitée par Aoun à former un nouveau cabinet.

Pressions

Ces consultations auront lieur alors que le président français Emmanuel Macron effectuera une nouvelle visite au Liban, et qu’il entamera par une rencontre avec la chanteuse emblématique Fairuz, avant de rencontrer leaders politiques libanais. Lors de sa dernière visite le lendemain de la double explosion survenue au port de Beyrouth le 4 aout, Macron avait appelé à une réforme profonde au Liban et avait promis de retourner début septembre pour aider à la mise en place d’un nouveau processus.

Karim Emile Bitar, professeur de sciences politiques en France et au Liban, a tweeté que c'était une « excellente décision » de la part de Macron de rencontrer Fairuz, la décrivant comme « sans doute la figure libanaise la plus emblématique, la plus digne et la plus consensuelle ».

Un responsable de la présidence française a déclaré que la visite de Macron à Beyrouth vise « à faire pression sur les dirigeants politiques libanais pour qu’ils avancent dans la formation d’un gouvernement capable de mettre en œuvre des réformes urgentes. Le président n'abandonnera pas jamais. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.