Les discours anti-arabes violents en nette hausse sur la toile lors des affrontements à Gaza

Des manifestants juifs de droite exigent la libération de trois Juifs arrêtés pour la mort de Mousa Hasoona, devant le tribunal de district de Lod, en Israël, le 12 mai 2021 (Photo AP)
Des manifestants juifs de droite exigent la libération de trois Juifs arrêtés pour la mort de Mousa Hasoona, devant le tribunal de district de Lod, en Israël, le 12 mai 2021 (Photo AP)
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Les discours anti-arabes violents en nette hausse sur la toile lors des affrontements à Gaza

Des manifestants juifs de droite exigent la libération de trois Juifs arrêtés pour la mort de Mousa Hasoona, devant le tribunal de district de Lod, en Israël, le 12 mai 2021 (Photo AP)
  • Entre le 6 et le 21 mai, lorsque les affrontements avec Israël ont été les plus graves, les discours de haine contre les Palestiniens ont considérablement augmenté par rapport à la période équivalente en 2020
  • La même période a également été témoin d'une censure généralisée des posts palestiniens sur les plates-formes des réseaux sociaux, notamment Twitter, Facebook et Instagram

LONDRES: Les discours violents dirigés contre les Arabes et les Palestiniens sur les réseaux sociaux ont été multipliés par 15 lors des récentes hostilités à Gaza, a indiqué un rapport. 

Entre le 6 et le 21 mai, lorsque les affrontements avec Israël ont été les plus graves, les discours de haine contre les Palestiniens ont considérablement augmenté par rapport à la même période en 2020, selon 7amleh, le Centre arabe pour l'avancement des réseaux sociaux. 

Le centre a ainsi enregistré 1,09 million de posts sur les plates-formes des réseaux sociaux, dont 16,8% contenant du racisme, des insultes ou des incitations à la haine envers les Arabes. 

Parmi les tweets largement partagés, on peut lire: «Un bon Arabe est un Arabe mort», ou encore «Mort à tous les Arabes». 

La plupart des discours violents (58%) ont eu lieu sur Twitter, contre seulement 8% sur Facebook et 1% sur Instagram. 

La même période a également été témoin d'une censure généralisée des posts palestiniens sur les plates-formes des réseaux sociaux, notamment Twitter, Facebook et Instagram. 

7amleh a recensé 500 cas de violations des droits numériques des Palestiniens, dont notamment le retrait de contenu et la suppression de comptes. 

Les géants de la technologie ont été la cible de vives critiques de la part des utilisateurs pour avoir censuré le contenu palestinien. 

Facebook a été la cible d'une campagne coordonnée sur les réseaux sociaux lancée par des militants pro-palestiniens dans le but de faire baisser le classement de l'application pour l'App Store d'Apple et le Google Play d'Android. 

Alors qu'Instagram a changé la façon dont il affiche le contenu après des accusations de blocage de contenu lié à la Palestine, d'autres géants des réseaux sociaux ont hésité à prendre des mesures similaires. 

Instagram a déclaré que la fonctionnalité «stories» a été élaborée selon un algorithme qui privilégie le contenu original par opposition aux posts existants et partagés à nouveau. En conséquence, tout contenu lié à la Palestine ayant été partagé à nouveau à partir d'autres comptes a été poussé plus bas dans le flux Instagram. 

Les réseaux sociaux ont été déterminants pour les gens du Moyen-Orient dans la mesure où ils leur ont permis de documenter et diffuser des informations sur la destruction de maisons, les déplacements forcés et la violence. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com