Le Maroc organise le transit estival de ses expatriés, en évitant l'Espagne

L'exclusion de l'Espagne du dispositif représente des pertes de l'ordre de 450 et 500 millions d'euros, uniquement pour les compagnies de ferry assurant la traversée. (Photo, AFP)
L'exclusion de l'Espagne du dispositif représente des pertes de l'ordre de 450 et 500 millions d'euros, uniquement pour les compagnies de ferry assurant la traversée. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Le Maroc organise le transit estival de ses expatriés, en évitant l'Espagne

  • Face à la grogne, le roi Mohamed VI a ordonné lundi aux acteurs locaux du transport aérien et maritime de «pratiquer des prix raisonnables»
  • L'attente de la diaspora est d'autant plus grande qu'en 2020, les voyages ont été limités du fait de la pandémie

RABAT : Le Maroc a lancé mardi le grand plan annuel de transit estival de sa diaspora, avec un dispositif excluant toute liaison maritime via l'Espagne, assorti de rabais sur les liaisons aériennes afin d'amortir la différence de coût pour les voyageurs.

Sur fond de crise diplomatique majeure entre Rabat et Madrid, l'édition 2021 de cette opération, que la presse marocaine présente comme "un des plus grand mouvement de personnes sur le continent européen", exclut tous les ports espagnols, dont Algésiras situé à moins d'une heure de traversée de Tanger.

Les seules liaisons maritimes prévues partent de France (Sète, Marseille), d'Italie (Genes) ou du Portugal (Portimao), avec un total de 650 000 passagers et 180 000 véhicules attendus entre le 15 juin et le 15 septembre -- soit quatre fois moins que d'habitude --, selon les chiffres du ministère marocain des Transports. 

La diaspora marocaine a accueilli ce dispositif avec une immense déception, en déplorant des coûts bien plus importants et des temps de traversée plus longs, selon la presse locale.

Face à la grogne, le roi Mohamed VI a ordonné lundi aux acteurs locaux du transport aérien et maritime de "pratiquer des prix raisonnables". La compagnie nationale aérienne Royal Air Maroc (RAM) a publié dans la foulée des tarifs à la baisse sur toutes ses destinations pour les 2,5 millions de sièges proposés cet été.

L'attente de la diaspora est d'autant plus grande qu'en 2020, les voyages ont été limités du fait de la pandémie. Moins de 50 000 passagers et 22 000 véhicules avaient été transbordés pendant l'été, selon les chiffres officiels. 

En 2019, environ trois des cinq millions des Marocains expatriés en Europe étaient revenus dans leur pays natal l'été, en traversant l'Espagne puis le détroit de Gibraltar.

L'exclusion de l'Espagne du dispositif représente des pertes de l'ordre de 450 et 500 millions d'euros, uniquement pour les compagnies de ferry assurant la traversée, selon un calcul de la compagnie FRS Iberia.

Elle met aussi en péril plusieurs milliers d'emplois, notamment saisonniers, dans la région du port d'Algésiras.

L'arrivée, mi-mai, de près de 10 000 migrants à Ceuta à la faveur d'un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain a marqué le point culminant d'une crise majeure entre Rabat et Madrid provoquée par l'hospitalisation en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, considéré par le Maroc comme un "criminel de guerre".


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.