Violences policières en Tunisie: le gouvernement sur la défensive face aux troubles

Des policiers tunisiens bloquent une route alors que des manifestants protestent contre les violences policières à l'avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, le 12 juin 2021 (Photo, AFP)
Des policiers tunisiens bloquent une route alors que des manifestants protestent contre les violences policières à l'avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, le 12 juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 17 juin 2021

Violences policières en Tunisie: le gouvernement sur la défensive face aux troubles

Des policiers tunisiens bloquent une route alors que des manifestants protestent contre les violences policières à l'avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, le 12 juin 2021 (Photo, AFP)
  • Dans le quartier populaire d'Ettadhamen, de jeunes protestataires ont mis le feu à des pneus et lancé des pierres sur les forces de sécurité, qui ont riposté par quelques tirs de gaz lacrymogènes
  • L'ONU a fait part lundi de son inquiétude face à la multiplication des violences policières en Tunisie

ETTADHAMEN: Le gouvernement tunisien apparaît sur la défensive mercredi et son chef Hichem Mechichi pourrait être entendu par une commission parlementaire jeudi ou vendredi, face à la poursuite de troubles nés en réaction à des violences policières présumées.  

Pour la huitième nuit consécutive, des échauffourées ont eu lieu mardi soir en banlieue de Tunis, a constaté un correspondant.  

Dans le quartier populaire d'Ettadhamen, de jeunes protestataires ont mis le feu à des pneus et lancé des pierres sur les forces de sécurité, qui ont riposté par quelques tirs de gaz lacrymogènes, selon la même source.  

Cela fait suite à la mort récente, dans des circonstances suspectes, d'un jeune après son interpellation, ainsi qu'à la diffusion d'une vidéo montrant un autre jeune humilié par ce qui semble être des policiers en civil.  

Dix ans après la révolution de 2011 ayant chassé le régime policier de Zine el Abidine Ben Ali, ces nouvelles exactions ont déclenché un tollé en Tunisie.  

Mercredi, le syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) a indiqué qu'il comptait se constituer partie civile --avec des dizaines d'autres organisations de défense des droits humains-- dans les enquêtes en cours.  

Ils ont également appelé à une manifestation de soutien aux victimes de violences policières vendredi.  

Le Premier ministre Mechichi, également ministre de l'Intérieur par intérim, ou un représentant du gouvernement, doit être entendu jeudi ou vendredi au Parlement par la commission de l'administration et des affaires des forces armées, a indiqué le bureau de l'Assemblée mercredi. 

Les premiers heurts ont eu lieu le 8 juin à Sidi Hassine, un quartier voisin de celui d'Ettadhamen, en réaction à la mort quelques heures plus tôt d'un jeune homme, Ahmed Ben Ammar, lors de son interpellation par des policiers.  

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a alimenté la colère, montrant un mineur arrêté en marge des funérailles du jeune homme. Ce mineur semble être déshabillé par des policiers en civil avant d'être battu et emmené nu vers une voiture de police.  

Le ministère de l'Intérieur a indiqué avoir ouvert des enquêtes sur ces deux dossiers et suspendu les policiers responsables de ces actes, après avoir initialement assuré que le mineur, ivre, s'était déshabillé lui-même.  

L'ONU a fait part lundi de son inquiétude face à la multiplication des violences policières en Tunisie, signes de « dysfonctionnements continus au sein des services de sécurité intérieure dont la résolution exige une volonté infaillible tant des pouvoirs exécutif que judiciaire ».  

Si les forces de sécurité ne jouissent plus d'un pouvoir discrétionnaire depuis 2011, leurs abus sont rarement l'objet de poursuites. 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com