L'émissaire spécial américain pour le climat, John Kerry, loue l'Initiative verte saoudienne

L'émissaire spécial américain pour le climat, John Kerry (Photo, AN)
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Publié le Vendredi 22 octobre 2021

L'émissaire spécial américain pour le climat, John Kerry, loue l'Initiative verte saoudienne

L'émissaire spécial américain pour le climat, John Kerry (Photo, AN)
  • John Kerry affirme que les initiatives climatiques proposées par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, sont «à la fois stimulantes et enthousiasmantes»
  • Le diplomate américain cherche à accroître l’action climatique à l'approche de la COP 26 à Glasgow, en novembre prochain

RIYAD: L'émissaire spécial américain pour le climat, John Kerry, a salué l'Initiative verte saoudienne, qu’il considère comme «une étape très importante», ajoutant qu’il s’agissait du «genre d'initiative dont nous avons besoin à l'échelle mondiale – planter des arbres, opter pour différentes solutions innovantes qui réduisent le niveau d'émissions de gaz à effet de serre, ou encore gérer les déchets de façon plus efficace». 

L'Initiative verte de l'Arabie saoudite, qui a pour objectif de lutter contre la dégradation de l'environnement et le changement climatique, combinée à l'Initiative verte du Moyen-Orient, a été annoncée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, en avril. Cette démarche place le Royaume au cœur des efforts régionaux pour atteindre les objectifs internationaux en matière d’environnement. «Je pense que ces deux initiatives coordonnées sont extrêmement importantes», a déclaré Kerry, lors d'une interview exclusive avec Arab News à Riyad mercredi. 

L'ancien haut diplomate américain se trouvait à Abu Dhabi, en route pour Riyad, sa deuxième visite dans la capitale des Émirats arabes unis (EAU), où il avait déjà participé à une première conférence de dialogue régional sur le changement climatique en avril. Cette conférence était axée sur les préparatifs de la 26ᵉ Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26), qui se tiendra en novembre prochain pour accélérer les efforts visant à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris de 2015, et de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. 

Faisant référence aux participants, «onze pays producteurs, dont le Maroc, l'Irak, l'Égypte et d'autres», il a affirmé qu’ils «sont tous déterminés à aller dans cette direction. Il nous faut maintenant harmoniser la compréhension globale des objectifs, et des différentes normes écologiques, et préciser la définition même de ce qui est écologique». 

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Noor Nugali, rédactrice en chef adjointe d'Arab News, et l'envoyé spécial américain pour le climat, John Kerry. 

«Mais nous sommes capables de faire tout ça, et ma mission en tant qu'envoyé spécial consiste à ce que nous restions concentrés à l’approche de la COP de Glasgow, où le monde se réunira comme nous l'avons fait à Paris et renouvellera sa volonté d’agir», a-t-il expliqué. «Nous devons avoir l’ambition d’accomplir ce travail, et je pense que l'Initiative verte est une bonne démarche, qui va dans ce sens.» 

Depuis des mois, Kerry sillonne le monde, rencontre des chefs de gouvernement, des rois, des princes héritiers, des ministres et des hauts fonctionnaires, cherchant à accroître l'ambition verte à l'approche de la COP26, qui se tiendra à Glasgow, en Écosse, en novembre prochain. 

La dernière visite de Kerry au Moyen-Orient l'a conduit mardi à Riyad pour des entretiens avec des ministres, des responsables et des PDG saoudiens, entretiens durant lesquels il a évoqué la problématique du climat. 

Il a déclaré que sa rencontre avec le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz, avait rassemblé «l'ensemble du groupe de PDG qui dirigent des initiatives dans divers secteurs de l'économie, pour faire progresser la prise de conscience écologique». 

«Nous avons tenu une série de réunions couvrant un large éventail de sujets. Le prince Abdelaziz a réuni ses experts, et nous avons passé beaucoup de temps à examiner minutieusement tous les efforts de l’Arabie saoudite, les projets en cours et ceux qui concernent l’avenir», a-t-il ajouté. 

Kerry a précisé qu'il était «impressionné par la profondeur des analyses saoudiennes et l'engagement du pays, qui commence à s'attaquer sérieusement à ce défi». Il a reconnu qu’il s’agissait «d’un enjeu important et de plus en plus urgent», ajoutant que le président Biden était «également déterminé à aller de l'avant». 

«Nous pensons que l'Arabie saoudite pourrait être l'un des principaux agents du changement, parce que le pays dispose d’un potentiel extraordinaire avec l'hydrogène solaire et l'hydrogène vert», a précisé Kerry. 

Parmi les objectifs de l’Initiative verte saoudienne et de l’Initiative verte du Moyen-Orient figurent la réduction de 60 % des émissions de dioxyde de carbone dans la région, le recours aux énergies renouvelables pour produire 50 % de l'énergie du Royaume d'ici à 2030, et l’élimination de plus de 130 millions de tonnes d'émissions de carbone, grâce à la technologie des hydrocarbures propres. 

«Je pense que le concept proposé par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, est à la fois stimulant et enthousiasmant. Les réformes mises en œuvre pourront accélérer la transition pour tous, en fournissant un carburant alternatif», a déclaré Kerry, qui a rencontré le prince héritier mercredi, pour discuter des efforts internationaux de lutte contre le changement climatique, et des initiatives prises par l'Arabie saoudite dans ce domaine. 

«Nombreux sont ceux dans le monde qui s’intéressent à la solution de l'hydrogène, et j’en fais partie. Je pense qu’au cours de nos réunions est né un engagement pour travailler ensemble, et essayer d'accélérer ce processus. Je suis donc très optimiste.» 

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Noor Nugali, rédactrice en chef adjointe d'Arab News, et l'envoyé spécial américain pour le climat, John Kerry.

L'administration de Donald Trump s'est retirée de l'accord de Paris sur le climat, mais le président Biden a signé un décret pour que les États-Unis reviennent dans ce dernier, quelques heures après avoir prêté serment en janvier dernier. Les revirements politiques ont suscité des interrogations sur la cohérence future de la politique climatique américaine. 

Kerry a catégoriquement rejeté ces préoccupations. «Ce n’est pas le cas, et je vais vous dire pourquoi. La raison est que le secteur privé évolue de manière extraordinaire sur toute la planète, et que des milliards de dollars vont être investis dans cette transition», a-t-il assuré. 

«Six grandes banques des États-Unis ont débloqué environ 4,16 milliards de dollars (environ 3,45 milliards d’euros) pour des investissements climatiques au cours des dix prochaines années. Ceci sans même s'adresser aux banques de développement ou aux gestionnaires d'actifs. Grâce au travail d'un grand nombre de personnes dans le monde, qui aident à mettre sur pied une alliance globale, il existe de nombreuses autres institutions financières dans d'autres pays, qui sont totalement engagées dans le même objectif – ʺzéro émission netteʺ d'ici 2050, voire avant», a soutenu l'émissaire spécial américain pour le climat. 

 «Je pense qu'il existe tellement de technologies, d'innovations, avec un développement constant de nouveaux produits et de nouveaux carburants, que le marché va devenir une force tellement puissante, qu'aucun politicien dans aucun pays ne pourra remettre en cause. La transition créera des millions d'emplois pour nos citoyens, alors même que le monde passera à des sources d'énergie durables et renouvelables», a souligné Kerry, pointant que le calendrier politique ne pouvait être ajourné sur cette question cruciale. 

Le diplomate américain a confirmé que la même logique s'appliquait «en ce qui concerne le carbone, manifestement parce qu'un pays comme l'Arabie saoudite est un producteur qui en est profondément préoccupé». 

«Tant que les émissions diminuent au rythme dont nous avons besoin, tant que nous sommes capables de capturer ces émissions, et de les réutiliser d'une manière ou d'une autre, il y aura une combinaison de différentes approches et de différents carburants», a-t-il précisé à Arab News. 

«Je pense donc que l'avenir est vraiment très prometteur. Il s'agit de la plus grande transformation économique à laquelle nous sommes confrontés depuis la Révolution industrielle, et je crois qu'elle offre de nombreuses opportunités. Quiconque fera la découverte d’un stockage de batterie d’une ou deux semaines, ou quel que soit le pays, la personne, ou l’entreprise qui pourra aspirer le CO2 de l'atmosphère, le stocker ou l'utiliser, va gagner beaucoup d'argent, parce que le monde entier a besoin.» 

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Noor Nugali, rédactrice en chef adjointe d'Arab News, et l'envoyé spécial américain pour le climat, John Kerry. 

L'ONU a averti que les pays doivent redoubler d'efforts en faveur du climat, s'ils veulent atteindre l'objectif de l'Accord de Paris de limiter la hausse de la température mondiale de 2°C – idéalement 1,5°C – d'ici à la fin du siècle. La science du climat a appelé à une transformation qui doit commencer sans tarder et se traduire par des réductions d'émissions importantes avant même 2030. 

Cependant, les pays en développement veulent que les États riches tiennent leurs promesses, faites lors des négociations de Paris, et consacrent 100 milliards de dollars par an, soit environ 83,2 millions d’euros, en financement public et privé pour soutenir l'effort de transition énergétique. Kerry a assuré que des progrès avaient été réalisés sur cette question litigieuse. 

«Environ 81 milliards de dollars [67,3 milliards d’euros] sur un total de 100 milliards de dollars sont désormais disponibles. Il ne s'agit pas seulement de donner directement de l'argent, mais également de mettre des fonds à disposition, afin d’encourager certaines des banques de développement, ou amener d'autres personnes à la table des négociations, afin d’atteindre un certain montant.» 

«Nous devons y arriver. Il est vraiment très important que le monde développé verse les 100 milliards de dollars promis, et nous travaillons déjà en ce sens. J'en ai personnellement parlé au président Biden, et il en est bien conscient. Cela a été discuté lors du dernier G7 [sommet tenu ce week-end à Cornwall, au Royaume-Uni]. Au cours des quatre prochains mois, il est essentiel pour nous d’avancer sur cette question», a encore déclaré John Kerry.  

Il est convaincu que des fonds peuvent être trouvés pour les transitions énergétiques nécessaires par les gouvernements, qui ont changé leur politique monétaire et budgétaire de manière importante pour limiter le choc de la pandémie de la Covid-19 sur l'économie. 

«Une partie des fonds devra provenir des pays eux-mêmes, car nous avons besoin d'argent que nous appelons “concessionnel”: des sommes pour alimenter le budget public, en vue de financer des projets auxquels le secteur privé ne s’intéresse pas, parce qu’il n'a pas de retour sur investissement», a-t-il précisé. 

«Mais la grande majorité des fonds nécessaires viendra du secteur privé partout dans le monde, parce qu’il a de l'argent à investir, et parce que les différents secteurs de notre économie produisent des produits, comme les transports. Si vous avez un train, ou un train à grande vitesse, ou un transport public propre, ce sont des domaines où vous obtenez des revenus. Et si vous en avez, vous pouvez attirer des investissements», a poursuivi Kerry. 

«Il en va de même pour la consommation d'énergie. Les gens paieront pour l'énergie qu'ils utilisent pour leur climatisation, leur chauffage, leur éclairage, et c'est donc une source de revenus. Il est réellement possible d’investir et de gagner de l'argent, afin que le secteur privé trouve des opportunités économiques dans bon nombre des choix que nous devons faire, et c'est la raison pour laquelle les banques dont j'ai parlé ont mis 4,16 milliards de dollars sur la table. 

«Il y aura plus que cela, bien plus que cela, au niveau planétaire. Et c'est ce qui va guider cette initiative – la capacité des gens à rechercher des solutions, grâce aux technologies et à leur usage individuel, des produits que les gens utilisent et sont prêts à payer.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Gaza: 400 tonnes d'aide alimentaire envoyées par la France arrivent en Egypte

L'aide internationale à destination de la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste dramatique malgré le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, arrive généralement par les ports égyptiens de Port-Saïd ou d'al-Arich. (AFP)
L'aide internationale à destination de la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste dramatique malgré le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, arrive généralement par les ports égyptiens de Port-Saïd ou d'al-Arich. (AFP)
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  • L'aide a été accueillie à Port-Saïd par le gouverneur de cette ville, Mohab Habachi, l'ambassadeur de France au Caire, Eric Chevallier, et le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Samer Abdeljaber
  • Elle a été réceptionnée par le PAM qui doit l'acheminer dans la bande de Gaza

PORT-SAID: Un porte-conteneur transportant près de 400 tonnes d'aide alimentaire envoyée par la France à Gaza est arrivé mercredi sur les côtes égyptiennes, ont annoncé le gouverneur de Port-Saïd et l'ambassade française en Egypte.

L'aide internationale à destination de la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste dramatique malgré le cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, arrive généralement par les ports égyptiens de Port-Saïd ou d'al-Arich, la ville la plus proche du territoire palestinien, dans le nord de l'Egypte.

L'aide a été accueillie à Port-Saïd par le gouverneur de cette ville, Mohab Habachi, l'ambassadeur de France au Caire, Eric Chevallier, et le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Samer Abdeljaber.

Elle a été réceptionnée par le PAM qui doit l'acheminer dans la bande de Gaza.

L'aide est destinée à "plus de 42.000 enfants âgés de 6 mois à 2 ans", a indiqué l'ambassade française dans un communiqué, sans dire quand la marchandise devait arriver à Gaza.

M. Habachi a assuré dans un communiqué de son bureau que "toutes les dispositions ont été prises pour garantir le passage fluide" du convoi humanitaire français vers Gaza.

"Il est impératif qu'Israël supprime tous les obstacles entravant la capacité de l'ONU et des ONG à acheminer l'aide humanitaire de manière indépendante et neutre dans l'ensemble de la bande de Gaza", a indiqué l'ambassade.

Affrété par la fondation de l'armateur français CMA CGM, le paquebot Tokyo qui transporte l'aide était parti du Havre mi-janvier, selon l'ambassade.

Le point de passage de Rafah --le seul entre Gaza et le monde extérieur qui ne passe pas par Israël-- a rouvert cette semaine au compte-gouttes.

Les autorités israéliennes, qui l'avaient fermé en mai 2024, n'ont pas accepté pour l'heure l'ouverture totale réclamée par les organisations humanitaires pour permettre une entrée massive de l'aide internationale.

Jusqu'à présent, quelques dizaines de Palestiniens l'ont emprunté dans les deux sens, essentiellement des malades ou des blessés évacués vers l'Egypte et accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.

Israël et le Hamas s'accusent quotidiennement de violer les termes de l'accord de cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre.

Mercredi, des bombardements israéliens ont fait 23 morts dans le territoire palestinien, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Après le cessez-le-feu, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme de l'ONU basé à Rome, avait déclaré que la famine était terminée à Gaza, mais avait alerté sur des niveaux élevés d'insécurité alimentaire.


Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza

Des bombardements israéliens ont fait 24 morts mercredi à Gaza, selon les services de santé, tandis que l'armée a affirmé avoir riposté à des tirs et tué plusieurs combattants palestiniens, malgré le fragile cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre. (AFP)
Des bombardements israéliens ont fait 24 morts mercredi à Gaza, selon les services de santé, tandis que l'armée a affirmé avoir riposté à des tirs et tué plusieurs combattants palestiniens, malgré le fragile cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre. (AFP)
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  • Selon les services de santé de la bande de Gaza, 24 Palestiniens ont été tués et une quarantaine blessés mercredi par des frappes aériennes ou tirs d'artillerie israéliens
  • "Nous dormions quand soudain une pluie d'obus et de tirs s'est abattue sur nous", a raconté un survivant

GAZA: Des bombardements israéliens ont fait 24 morts mercredi à Gaza, selon les services de santé, tandis que l'armée a affirmé avoir riposté à des tirs et tué plusieurs combattants palestiniens, malgré le fragile cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre.

Le poste frontalier de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants du territoire assiégé par Israël, reste pendant ce temps entrouvert sous de très strictes conditions.

Selon les services de santé de la bande de Gaza, 24 Palestiniens ont été tués et une quarantaine blessés mercredi par des frappes aériennes ou tirs d'artillerie israéliens.

"Nous dormions quand soudain une pluie d'obus et de tirs s'est abattue sur nous", a raconté un survivant, Abou Mohammed Haboush, dont le fils a été tué à Gaza-ville, dans le nord. "De jeunes enfants ont été tués, mon fils et mon neveu sont parmi les morts", a-t-il ajouté.

Des images de l'AFP dans cette ville ont montré des proches de victimes priant dans l'enceinte de l'hôpital Al-Chifa, où étaient allongés des corps enveloppés de linceuls blancs.

Un secouriste tué 

Le directeur de l'hôpital, Mohammed Abu Salmiya, a déclaré que 14 morts et des dizaines de blessés y avaient été transportés. Il a dénoncé "une situation extrêmement difficile dans les hôpitaux du territoire, en raison des graves pénuries de médicaments et d'équipements".

D'autres frappes ont visé le secteur d'Al-Mawasi à Khan Younès, dans le sud de Gaza, où des dizaines de milliers de déplacés vivent sous des abris de fortune.

Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé la mort d'un de ses secouristes, Hassan Hussein Al-Samiri, durant une intervention pour évacuer des blessés dans cette zone.

L'armée a déclaré avoir tué mercredi dans une frappe dans le sud de Gaza un commandant du Hamas, Bilal Abou Assi, présenté comme le chef du commando auteur d'un assaut contre le kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023, lors des attaques qui ont déclenché la guerre.

Elle a indiqué avoir mené cette frappe en riposte à des tirs qui ont blessé un officier dans le nord de Gaza.

L'armée a aussi annoncé avoir tué un commandant du Jihad islamique, Ali Raziana, ainsi que le chef d'une "cellule terroriste" du Hamas, Muhammad Issam Hassan al-Habil, accusé d'être l'auteur du meurtre d'une soldate israélienne, Noa Marciano, prise en otage le 7 octobre 2023.

Elle a assuré avoir pris des mesures "afin de limiter autant que possible les dommages aux civils".

"Retrouver mon pays" 

Dans ce contexte de trêve très précaire, Israël avait accepté de rouvrir partiellement lundi le passage de Rafah, fermé depuis mai 2024.

Seuls quelques dizaines de Palestiniens de Gaza ont transité jusqu'à présent dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte, accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.

Pendant la nuit, un autocar transportant des Palestiniens de retour d'Egypte est arrivé à Khan Younès, selon des images de l'AFP. Des femmes et des enfants en sont descendus, accueillis par leurs proches impatients de les serrer dans leurs bras.

"Je ne peux décrire ce que je ressens", a confié une Palestinienne, Fariza Barabakh. "Je suis si heureuse de retrouver mon mari, mes enfants, ma famille, mes bien-aimés, et bien sûr, retrouver mon pays".

"Le sentiment d'appartenir à une terre est plus important que tout autre", a-t-elle ajouté.

Aux termes du plan de Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre, le passage de Rafah devait rouvrir une fois libérés les derniers otages retenus à Gaza.

Mais les autorités israéliennes n'ont pas accepté pour l'heure de rouvrir totalement la frontière, comme réclamé par les organisations humanitaires pour permettre un afflux de l'aide internationale.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 556 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l'armée a annoncé avoir perdu quatre soldats.

 


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com