Climat: "Assumez vos responsabilités", dit la Chine à John Kerry

Un garde de sécurité devant l'entrée de l'hôtel Dongjiao State Guest à Shanghai le 16 avril 2021, où l'envoyé américain pour le climat John Kerry séjourne après son arrivée pour des entretiens avec ses homologues chinois. (Hector Retamal/AFP)
Un garde de sécurité devant l'entrée de l'hôtel Dongjiao State Guest à Shanghai le 16 avril 2021, où l'envoyé américain pour le climat John Kerry séjourne après son arrivée pour des entretiens avec ses homologues chinois. (Hector Retamal/AFP)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Climat: "Assumez vos responsabilités", dit la Chine à John Kerry

  • L'ex-secrétaire d'État (2013-2017) de Barack Obama a effectué de mercredi à samedi à Shanghai (est) la première visite en Chine d'un haut responsable de l'administration Biden
  • Dès son premier jour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Joe Biden avait acté le retour des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat, que Donald Trump avait quitté près de quatre ans plus tôt

PÉKIN : La Chine a déclaré à l'émissaire américain pour le climat John Kerry que les États-Unis devaient "assumer leurs responsabilités" environnementales, tout en plaidant pour la coopération sino-américaine dans ce domaine, a indiqué samedi un média d'État.

L'ex-secrétaire d'État (2013-2017) de Barack Obama a effectué de mercredi à samedi à Shanghai (est) la première visite en Chine d'un haut responsable de l'administration Biden depuis l'entrée en fonctions du nouveau président américain.

Ce voyage de M. Kerry est destiné à préparer le sommet virtuel sur le climat organisé la semaine prochaine à l'initiative de Joe Biden. Des discussions qui voient Pékin et Washington mettre provisoirement leurs nombreux différends de côté.

"La Chine attache une grande importance au dialogue et à la coopération avec les États-Unis sur le changement climatique", a déclaré vendredi le vice-Premier ministre chinois Han Zheng à l'émissaire américain, selon l'agence de presse Chine nouvelle.

"Nous nous félicitons du retour des États-Unis à l'accord de Paris, attendons qu'ils sauvegardent cet accord, assument leurs responsabilités et apportent les contributions qui s'imposent", a souligné M. Han depuis Pékin lors d'une visioconférence avec M. Kerry.

Dès son premier jour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Joe Biden avait acté le retour des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat, que Donald Trump avait quitté près de quatre ans plus tôt.

"Ce n'est en aucun cas un retour glorieux. Mais plutôt un mauvais élève qui revient sur les bancs de l'école après avoir séché les cours", avait taclé jeudi lors d'un point presse régulier Zhao Lijian, un porte-parole de la diplomatie chinoise, résumant la position de Pékin.

Il a appelé Washington à "expliquer comment il allait combler le vide laissé depuis quatre ans", notamment vis-à-vis du financement du Fonds vert pour le climat, un mécanisme de l'ONU qui vise à transférer des fonds des pays riches vers les nations les plus touchées par le changement climatique. 

Avant son voyage, John Kerry a déclaré qu'il était essentiel de travailler avec la Chine sur le climat. Le pays asiatique est en valeur absolue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (près de 30% du total).

En dépit des tensions sino-américaines, du commerce à Hong Kong en passant par Taïwan et le sort des musulmans ouïghours en Chine, la coopération Pékin-Washington est ainsi cruciale à la réussite des initiatives sur le climat.

 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.