Régionales: les leaders politiques occupent le terrain à trois jours du scrutin

En tête des sondages dans plusieurs régions au premier tour, le Rassemblement national cultive ses plus grands espoirs en Provence-Alpes-Côte d'Azur. (Photo, AFP)
En tête des sondages dans plusieurs régions au premier tour, le Rassemblement national cultive ses plus grands espoirs en Provence-Alpes-Côte d'Azur. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 17 juin 2021

Régionales: les leaders politiques occupent le terrain à trois jours du scrutin

  • Deux régions à surveiller en particulier dimanche seront sous les feux des projecteurs: Paca, où la cheffe du RN Marine Le Pen vient soutenir la tête de liste Thierry Mariani
  • À gauche, le patron du PS Olivier Faure met le cap sur Metz pour apporter son soutien à la liste (EELV-PS-PC) menée par l'écologiste Eliane Romani dans le Grand Est

PARIS : Embouteillage de poids lourds sur la route des régionales: chefs de partis et têtes de l'exécutif se déploient dans toute la France pour un "super jeudi" de campagne électorale à trois jours du premier tour.

Deux régions à surveiller en particulier dimanche seront sous les feux des projecteurs: Paca, où la cheffe du RN Marine Le Pen vient soutenir la tête de liste Thierry Mariani, favori des sondages face au président sortant LR Renaud Muselier, et qui vise une première historique pour le parti d'extrême droite.

Et les Hauts-de-France, où le patron de LR Christian Jacob s'affiche aux côtés de Xavier Bertrand, candidat à l'Elysée, et où Emmanuel Macron fait opportunément étape sur la route de son tour de France, même si son entourage s'escrime à répéter qu'il n'est pas en campagne.

Coiffant sa casquette de chef de la majorité, le Premier ministre Jean Castex se rend dans pas moins de trois régions pour tenter de mobiliser en vue d'un scrutin qui s'annonce compliqué pour le camp présidentiel.

À gauche, le patron du PS Olivier Faure met le cap sur Metz pour apporter son soutien à la liste (EELV-PS-PC) menée par l'écologiste Eliane Romani dans le Grand Est.

Le numéro un d'EELV et candidat en Ile-de-France, Julien Bayou, sera à Conflans, dans les Yvelines, appuyé par Yannick Jadot, candidat potentiel des écolos pour 2022. Le leader LFI Jean-Luc Mélenchon, l'œil déjà braqué sur la présidentielle, se rend aux Fonderies du Poitou dans la Vienne avant un meeting de soutien à la candidate Clémence Guetté. Et le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sera à Rennes.

Ce déploiement de force des grands fauves intervient dans la dernière ligne droite d'un scrutin qui servira de test grandeur nature à dix mois de la présidentielle. Droite et gauche traditionnelles tenteront de défendre leurs bastions face au RN, en quête d'une première victoire au soir du deuxième tour, dimanche 27 juin.

En tête des sondages dans plusieurs régions au premier tour, le Rassemblement national cultive ses plus grands espoirs en Provence-Alpes-Côte d'Azur où la campagne aura été particulièrement animée. Avec un passage à Toulon, autrefois aux mains du Front national, et un autre à Fréjus, ville actuellement tenue par le RN, Marine Le Pen y apporte son soutien à Thierry Mariani.

«Pas une campagne déguisée»

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui n'a pas sa carte au RN, fait partie des candidats "d'ouverture" mis en avant par le parti d'extrême droite pour séduire la droite, déchirée entre opposants et partisans d'un rapprochement avec LREM.

Plus au nord, Emmanuel Macron se rend, lui, dans un village de la Somme puis dans l'Aisne pour échanger avec des élèves sur l'éducation et la lecture. Dans l'entourage du chef de l'État, on assure que "ce déplacement porte sur des enjeux consensuels comme la culture" et que ce n'est donc "pas une campagne déguisée".

Reste que l'incursion d'Emmanuel Macron dans les Hauts-de-France, sur les terres de son adversaire potentiel pour 2022, risque d'attiser encore les critiques des oppositions qui l'accusent de faire campagne sans le dire.

D'autant que l'enjeu est directement lié à la présidentielle, puisque Xavier Bertrand, favori mais menacé par le RN, a dit qu'il quitterait la politique s'il n'était pas réélu à la tête de la région.

Que les deux hommes se croisent à l'occasion d'un "accueil républicain" n'aurait pas manqué de sel. Mais l'entourage de Xavier Bertrand dit qu'aucune rencontre n'est prévue puisque le patron de la région sera lui-même sur le terrain dans l'Oise aux côtés de Christian Jacob. Le président de LR, après avoir sillonné la France en appui de plusieurs candidats, a réservé son dernier déplacement à cette région stratégique.

Sorti de son isolement Covid, Jean Castex se rend successivement à Epernay (Marne) en soutien de la ministre de l'Insertion Brigitte Klinkert (Grand Est) et au Creusot (Saône-et-Loire) auprès de Denis Thuriot (Bourgogne-Franche-Comté). Avant d'achever son marathon au stade Gerland de Lyon aux côtés de Bruno Bonnell, tête de liste en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le Premier ministre doit y faire le discours de clôture, se prêtant ainsi pour la première fois à l'exercice du meeting électoral depuis sa prise de fonctions.


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.

 


Incendies: Engie va consacrer 25 millions d'euros à la reconstruction des forêts

Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
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  • Engie consacrera 25 millions d’euros à la restauration durable des forêts françaises touchées par les incendies
  • Le groupe vise à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes face au changement climatique

PARIS: Le groupe énergétique français Engie va verser 25 millions d'euros pour participer à "la reconstruction et la régénération durable des forêts détruites", a-t-il annoncé mardi, mettant en avant le "choc humain, environnemental et économique" des incendies, notamment en Gironde et à Fontainebleau.

"Cette contribution permettra d'accompagner les efforts de reconstitution des espaces forestiers détruits et de soutenir les initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes naturels face aux effets du changement climatique", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Cela implique notamment de réfléchir aux essences les plus adaptées, à la préservation de la biodiversité, à la restauration de zones humides, aux conditions d'accès pour les services de secours ainsi qu'à la protection et au retour de la faune sauvage", ajoute Engie, soulignant que ces incendies avaient atteint "une part du patrimoine naturel français".

Les incendies ont déjà parcouru plus de 116.000 hectares en France cette année, un record, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont une part importante par le "mégafeu" qui sévit depuis plusieurs jours en Gironde.

Les efforts de reboisement s'annoncent très coûteux: chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5.000 et 10.000 euros, selon le ministère de la Transition écologique. La ministre Monique Barbut a rappelé mardi dernier que l’État augmenterait de 20 millions d'euros les fonds alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026.

Le groupe énergétique affirme qu'il va "se rapprocher des autorités publiques, des collectivités territoriales, des acteurs de la filière forestière et du monde de la recherche afin de déployer concrètement ce soutien" et qu'il s'inscrit "dans le cadre du plan +France Forêt 2100+".

Quelques initiatives de la part des entreprises ont eu lieu depuis le début de la saison des incendies, à l'instar de Carrefour qui a promis de donner environ 8 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène, de Lidl qui a indiqué en livrer 3 tonnes, de la Macif qui a annoncé un fonds d'un million d'euros pour ses sociétaires et des actions de solidarité, et du Crédit Agricole qui a prévu notamment un fonds d'urgence de deux millions d'euros à destination des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).