A Ardoix, une usine lance la chaussure de sport made in Ardèche

Nichée entre des montagnes rocailleuses et la vallée du Rhône, une usine toute de béton, d’acier et de verre s'apprête à défier les géants asiatiques de la chaussure de sport avec une production "made in Ardèche".(AFP)
Nichée entre des montagnes rocailleuses et la vallée du Rhône, une usine toute de béton, d’acier et de verre s'apprête à défier les géants asiatiques de la chaussure de sport avec une production "made in Ardèche".(AFP)
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Publié le Jeudi 17 juin 2021

A Ardoix, une usine lance la chaussure de sport made in Ardèche

  • A l'intérieur, une employée trace sur ordinateur les contours d’une chaussure de course nature, avant qu'un laser ne découpe en quelques minutes six pieds droits dans un tissu technique
  • Et l'usine est en train de se doter de nouvelles machines destinées à l'assemblage qui devraient commencer à tourner fin août

ARDOIX : Nichée entre des montagnes rocailleuses et la vallée du Rhône, une usine toute de béton, d’acier et de verre s'apprête à défier les géants asiatiques de la chaussure de sport avec une production "made in Ardèche".

A l'intérieur, une employée trace sur ordinateur les contours d’une chaussure de course nature, avant qu'un laser ne découpe en quelques minutes six pieds droits dans un tissu technique. Et l'usine est en train de se doter de nouvelles machines destinées à l'assemblage qui devraient commencer à tourner fin août . 

"Aujourd’hui, ce sont des machines qui n'existent pas puisque dans le monde de la chaussure, tout est assemblé manuellement", explique Lucie André, directrice opérationnelle de la société ASF 4.0 pour Advanced shoe factory (fabrique de chaussure avancée). 

"En Asie du Sud-Est, une ligne de chaussures, c’est 250 à 300 personnes, ici, on en aura 50. (…) L’objectif c’est de vendre les chaussures au même prix. Pour y arriver, on a investi dans des moyens automatisés et on essaie de réduire le plus possible la main d'œuvre", ajoute-t-elle.

L'entreprise appartient au groupe Chamatex, qui fabrique sur le même site un textile appelé "matryx", prisé par les acteurs de la course à pied pour sa versatilité. Mais jusqu'ici, la matière était envoyée en Asie du Sud-Est pour être assemblée, puis réexpédiée sur le continent européen pour y être vendue. Aujourd’hui, les pénuries de matériaux, les tensions sur le transport questionnent ce modèle : "On a lancé le projet début 2019, c'était avant la crise de la Covid. Et c'est vrai qu'avec tous les évènements qu'on a pu vivre cette année, on y croit encore plus", lâche la responsable.

Soulignant qu'"avec le confinement, on ne peut plus voyager en Asie", Guillaume Meyzinq, vice-président de la division chaussures de sport chez Salomon, l’une des trois marques qui, avec Babolat et Millet, se sont engagées dans le projet, se juge "incroyable" de n'avoir qu'à "voyager 2h30 pour aller à l’usine".

Nouvelles méthodes, nouveaux modèles 

Le groupe a levé dix millions d'euros pour la création de cette nouvelle ligne de production, avec un premier objectif de 500.000 paires par an. Une goutte d’eau par rapport aux dix millions de paires produites annuellement par Salomon.

"Le chemin va être long, mais c’est un premier pas extrêmement important, s’enthousiasme Guillaume Meyzinq. La transformation digitale, l’accès aux nouvelles matières est la clef de l’innovation, ça permet de changer les règles du jeu. (…) On gagne en flexibilité, on est plus proche des marchés donc on s’adapte plus facilement à la demande".

Les semelles, dont la production est souvent polluante, ne seront pas fabriquées en France, mais les marques espèrent y remédier à moyen terme. "Dans 10 ans, les chaussures ne seront plus les mêmes", prédit l’Annécien, qui parie sur des modèles plus épurés. "On a la conviction que le travail dans les usines ateliers, avec beaucoup de tâches manuelles, va arriver au bout du modèle. Avec la recherche/développement, on pourra obtenir avec une dizaine de pièces la même performance qu'avec cinquante".

Dans le textile comme dans d'autres domaines, le label "local" est aussi un argument de vente. Les jeans 1083, une marque qui confectionne ses pantalons à Romans-sur-Isère, juste de l'autre côté du Rhône, ont connu une accélération fulgurante en 2020. "La crise de la Covid a aussi été une nouvelle prise de conscience", explique son fondateur Thomas Huriez. "Quand les consommateurs comprennent le lien qu'il y a entre leur carte bleue et l'économie locale, ça les incite à choisir, à prix égal, des marques qui créent de l'emploi en France".


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.