Covid: Paris tombe le masque en extérieur, hausse des cas en Afrique

Le gouvernement a décidé la levée de l'obligation du port du masque en extérieur en pleine vague de chaleur et aux débuts de l'Euro de football (Photo, AFP)
Le gouvernement a décidé la levée de l'obligation du port du masque en extérieur en pleine vague de chaleur et aux débuts de l'Euro de football (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 17 juin 2021

Covid: Paris tombe le masque en extérieur, hausse des cas en Afrique

Le gouvernement a décidé la levée de l'obligation du port du masque en extérieur en pleine vague de chaleur et aux débuts de l'Euro de football (Photo, AFP)
  • «Près de 12 millions de personnes sont désormais entièrement vaccinées, mais cela représente moins de 1% de la population» du continent, a souligné l'OMS
  • Au Japon, à presque un mois de l'ouverture des Jeux olympiques à Tokyo, le Premier ministre Yoshihide Suga a confirmé jeudi que l'état d'urgence serait levé dimanche dans la capitale

PARIS: Les Français ont tombé le masque à l'extérieur jeudi, symbolisant l'embellie sur le front de la Covid-19 en Europe, tandis que Tokyo s'apprête à lever l'état d'urgence à près d'un mois des Jeux olympiques.  

Mais en Afrique, la troisième vague de l'épidémie « s'amplifie et s'accélère » avec les variants, a mis en garde jeudi le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le continent, soulignant que le nombre de cas y augmente « de 22% par semaine » et réclamant une augmentation de l'approvisionnement en vaccins.  

« Près de 12 millions de personnes sont désormais entièrement vaccinées, mais cela représente moins de 1% de la population » du continent, a souligné l'OMS.  

A Disneyland Paris, Mickey et Pluto ont accueilli jeudi leurs premiers visiteurs, après plus de sept mois de fermeture.  

« Sur le territoire national, l'épidémie est en déclin, elle est en cours de maîtrise », s'est félicité le ministre français de la Santé Olivier Véran. Si le coronavirus continue de tuer en France (45 décès annoncés mercredi), les contaminations sont en net recul (3 058 nouveaux cas).  

Le gouvernement a décidé la levée de l'obligation du port du masque en extérieur - et de l'amende de 135 euros qui l'accompagnait - en pleine vague de chaleur et aux débuts de l'Euro de football.  

Peut-être toujours inquiets ou pas informés, beaucoup de parents amenant leurs enfants devant les écoles parisiennes portaient encore leur masque jeudi matin.  

Le masque reste obligatoire à l'intérieur (espaces culturels, commerces, bureaux ou transports en commun).  

1
Comparaison de l'incidence en France du 28 mars au 3 avril et du 7 au 13 juin 2021, selon les données de Santé publique France (Graphique, AFP)

Japon: état d'urgence levé  

Confrontée aussi à une situation épidémiologique « très, très bonne », selon le chancelier Sebastian Kurz, l'Autriche rouvrira à compter du 1er juillet ses pistes de danse, pour la plupart fermées depuis la première vague de la pandémie en mars 2020.  

Le gouvernement autrichien a aussi annoncé la fin des restrictions des capacités pour les événements culturels. Le masque FFP2, imposé en janvier pour assurer une meilleure protection contre les variants, ne sera plus obligatoire. Il faudra cependant garder un masque classique dans les transports et lieux fermés.  

Au Japon, à presque un mois de l'ouverture des Jeux olympiques à Tokyo, le Premier ministre Yoshihide Suga a confirmé jeudi que l'état d'urgence serait levé dimanche dans la capitale et dans d'autres départements du pays, même si des restrictions seront maintenues jusqu'au 11 juillet, notamment pour les bars et restaurants qui continueront à fermer en début de soirée.  

Le Japon fournira à ses ressortissants un passeport vaccinal à partir du mois prochain, selon le gouvernement.  

En revanche, confrontées à une situation »dramatique », Moscou et sa région ont rendu la vaccination anti-Covid obligatoire dans le secteur des services (transports, restauration, culture, santé, éducation, banque...), une première en Russie face à une campagne d'immunisation qui patine et en l'absence de tout confinement.  

L'Europe occidentale se prépare, elle, aux vacances d'été, et les ambassadeurs des Vingt-Sept ont donné mercredi leur feu vert à l'ajout des Etats-Unis à la liste des pays et territoires dont les voyageurs, même non vaccinés contre la Covid-19, peuvent être admis dans l'UE.  

Les Européens se fondent notamment sur la situation épidémiologique et l'avancement de la campagne de vaccination, et les pays peuvent y figurer s'ils ont enregistré moins de 75 cas de Covid pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours.  

1
Cas de Covid-19 et décès quotidiens liés au Covid-19 officiellement recensés au Japon au 17 juin (Graphique, AFP)

 Plans de relance approuvés  

C'est le cas des Etats-Unis (73,9), qui ont cependant franchi mardi le seuil des 600 000 morts.  

Grâce à la campagne de vaccination, le nombre de décès quotidiens a considérablement baissé, et permis un quasi-retour à la normale dans la majorité du pays, notamment en Californie et à New York, où 70% des adultes ont reçu au moins une dose de vaccin.  

La Commission européenne a elle approuvé jeudi le plan de relance de la Grèce, qui sera financé par l'emprunt commun européen destiné à atténuer l'impact économique de la pandémie. Athènes touchera 30,5 milliards d'euros de l'UE sur plusieurs années.  

Mercredi, le Portugal et l'Espagne étaient devenus les premiers pays à recevoir le feu vert de Bruxelles pour leurs plans de relance.  

L'Espagne, l'un des pays les plus meurtris par la première vague de la pandémie, doit toucher quelque 140 milliards d'euros.  

Depuis son apparition fin 2019, le coronavirus a tué au moins 3.835.238 personnes dans le monde et contaminé près de 177 millions de personnes, selon un bilan établi jeudi à partir de chiffres officiels. 


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Short Url
  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Short Url
  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.