Violences policières en Tunisie: Amnesty s'inquiète de l'impunité

Des échanges de jets de pierres et gaz lacrymogènes ont eu lieu dans un autre quartier pauvre de Tunis, Ettadhamen, déjà secoué par des troubles similaires l'hiver dernier. (Photo, AFP)
Des échanges de jets de pierres et gaz lacrymogènes ont eu lieu dans un autre quartier pauvre de Tunis, Ettadhamen, déjà secoué par des troubles similaires l'hiver dernier. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 19 juin 2021

Violences policières en Tunisie: Amnesty s'inquiète de l'impunité

  • Vendredi, une cinquantaine de personnes ont défilé dans le centre de Tunis, aux cris de «Dignité et liberté pour les quartiers populaires»
  • Amnesty a appelé les autorités tunisiennes à «mener une enquête impartiale et efficace sur les circonstances suspectes de la mort d'Ahmed Ben Amara»

TUNIS : L'ONG Amnesty International s'est inquiétée vendredi de l'impunité persistante des policiers coupables d'abus, dix ans après la révolution, en réaction à une nouvelle série de violences policières qui ont provoqué un tollé en Tunisie.

La mort dans des conditions suspectes d'un jeune habitant la banlieue de Tunis, Ahmed Ben Amara, peu après son arrestation le 8 juin dernier, a déclenché plusieurs nuits de troubles dans le quartier populaire de Sidi Hassine.

Des échanges de jets de pierres et gaz lacrymogènes ont aussi eu lieu dans un autre quartier pauvre de Tunis, Ettadhamen, déjà secoué par des troubles similaires l'hiver dernier.

Plusieurs manifestations contre les violences policières ont eu lieu ces derniers jours: vendredi, une cinquantaine de personnes ont ainsi défilé dans le centre de Tunis, aux cris de "Dignité et liberté pour les quartiers populaires".

"Les générations précédentes se sont habituées au silence et à l'injustice, mais nous n'allons plus nous taire", a lancé Dhia Ayari, un manifestant de 22 ans. 

Dans un communiqué, Amnesty a appelé les autorités tunisiennes à "mener une enquête impartiale et efficace sur les circonstances suspectes de la mort d'Ahmed Ben Amara". L'ONG souligne que les agents responsables de l'arrestation du jeune homme sont toujours en poste au commissariat de Sidi Hassine.

"Les informations selon lesquelles des témoins ont été intimidés sont très inquiétantes", estime Amna Guellali, directrice-adjointe d'Amnesty pour le Moyen- Orient et l'Afrique du Nord.

"C'est la première fois, au cours des dernières années d'enquête (...) en Tunisie que nous avons trouvé autant de personnes ayant peur de parler à une organisation de défense des droits humains", juge-t-elle.

Selon l'avocat de la famille cité par Amnesty, les autorités ont arrêté un témoin clé, l'ami d'Ahmed Ben Amara qui l'aurait retrouvé blessé et transporté à l'hôpital.

Et un voisin s'est vu confisquer son téléphone après avoir filmé l'interpellation, affirme Amnesty International. 

En Tunisie, plus de dix ans après la fin du régime policier de Zine el Abidine Ben Ali, les forces de sécurité ne jouissent plus d'un pouvoir discrétionnaire. Mais les réformes n'ont pas permis d'endiguer les dérives, et leurs abus sont très rarement l'objet de poursuites judiciaires.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.