Une alpiniste pakistanaise veut devenir la première femme musulmane à gravir le K2

L'alpiniste Samina Baig brandissant le drapeau national pakistanais au sommet du mont Everest, au Népal, le 19 mai 2013. (AFP)
L'alpiniste Samina Baig brandissant le drapeau national pakistanais au sommet du mont Everest, au Népal, le 19 mai 2013. (AFP)
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Publié le Samedi 19 juin 2021

Une alpiniste pakistanaise veut devenir la première femme musulmane à gravir le K2

  • Samina Baig a été la première femme pakistanaise à gravir le mont Everest et les Sept sommets
  • L’ascension du K2, connu sous le nom de « Montagne Sauvage », est largement considérée comme la plus difficile et la plus dangereuse au monde

KARDU : La célèbre alpiniste Samina Baig, première femme pakistanaise et première et plus jeune femme musulmane à gravir le mont Everest et les sept plus hauts sommets des sept continents, a un nouveau rêve, devenir la première pakistanaise et la première femme musulmane à accomplir l'ascension du K2, la deuxième plus haute montagne au monde.

Connu sous le nom de « Montagne Sauvage », le K2 est à cheval sur la frontière pakistano-chinoise. Son ascension est largement considérée comme la plus difficile et la plus dangereuse au monde.

En janvier dernier, une équipe d'alpinistes népalais est entrée dans l'histoire, en devenant la première à réussir une tentative hivernale pour atteindre le sommet du K2. Mais l'euphorie de la saison d'alpinisme de l'année s'est rapidement transformée en désespoir, lorsque Muhammad Ali Sadpara, l'alpiniste le plus célèbre du Pakistan, l’Islandais John Snorri, et le Chilien Juan Pablo Mohr, ont disparu dans la montagne le 5 février, à seulement 300 mètres du sommet. Ils ont été déclarés morts par le gouvernement le 18 février, bien que leurs corps n'aient pas encore été retrouvés.

«Le K2 est certainement l'une des montagnes les plus difficiles au monde», a déclaré Baig à Arab News, dans une interview exclusive cette semaine, avant de commencer l'ascension du K2 vendredi. «Beaucoup de gens ont perdu la vie sur ses pentes. Récemment, nous avons perdu notre collègue (Muhammad) Ali (Sadpara). Mais ce sont là les choses de la vie. Cela fait partie du jeu.»

Née dans la pittoresque région pakistanaise du Gilgit-Baltistan, un territoire montagneux qui se trouve au nord du pays, Baig a reçu le prix « Fierté de la performance » du gouvernement, à la suite de son expédition réussie de l'Everest en 2013. Elle a également été conseillère en tourisme, sports et culture pour le ministre en chef de la région l'année dernière.

«J'ai décidé de m’engager dans cette profession car il n'y avait pas de représentation des femmes pakistanaises dans ce sport, et je voulais les encourager à essayer l'alpinisme», a confié Baig. «Tout au plus, les femmes vont à la montagne pour faire du trekking.»

«Si les femmes peuvent travailler dans des bureaux et participer à différentes activités sportives, elles peuvent aussi escalader des montagnes», a-t-elle ajouté. «Après avoir atteint le sommet du mont Everest, j'ai également hissé le drapeau pakistanais sur sept sommets de sept continents. Certaines de ces montagnes n'ont jamais été escaladées par aucun alpiniste pakistanais.»

«En tant que Pakistanaise, c'est une question d'honneur pour moi de représenter mon pays partout où je vais», a affirmé Baig. «En tant que femme, mon message aux gens est d'encourager et de soutenir leurs filles et de les laisser choisir leur propre profession. Qu'elles laissent leur propre empreinte et construisent l'image de leur propre pays», a-t-elle dit.

Lorsqu'on lui a demandé si elle faisait face à des problèmes de sécurité compte tenu des récents accidents sur le K2, elle a affirmé que les alpinistes se préparaient toujours au pire.

«La sécurité de tous les alpinistes est notre priorité absolue, et lorsque la montagne nous accepte, nous parvenons à l'escalader; quand ce n'est pas le cas, nous ne le pouvons pas», a affirmé Baig, faisant écho à un mythe répandu parmi les alpinistes locaux, qui reflète une profonde vénération pour les sommets les plus puissants de la nature.

Interrogée sur Sadpara, Baig l'a décrit comme «l’alpiniste le plus étonnant, le plus technique et le plus fort» de l'histoire du pays.

«Cependant, tout peut arriver sur une montagne», a-t-elle conclu. «Un alpiniste peut soit affronter des conditions météorologiques difficiles, soit subir un épuisement physique. Je ne peux pas savoir ce qui est lui arrivé, à lui et à son équipe, mais cela est tragique.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.