Guadeloupe: nouvel allègement des restrictions malgré de nouveaux variants

Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre, des infirmières dans l'unité de soins intensifs alors qu'elles s'occupent de patients atteints du nouveau coronavirus, Covid-19.(AFP)
Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre, des infirmières dans l'unité de soins intensifs alors qu'elles s'occupent de patients atteints du nouveau coronavirus, Covid-19.(AFP)
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Publié le Samedi 19 juin 2021

Guadeloupe: nouvel allègement des restrictions malgré de nouveaux variants

  • Le préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte «met fin à l’obligation généralisée du port du masque en extérieur», à partir de samedi
  • Depuis le 9 juin, les touristes arrivent de nouveau dans l’archipel avec la levée des motifs impérieux pour voyager, et le couvre-feu est passé mercredi de 20 heures à 23 heures (jusqu’à 5 heures du matin)

POINTE-A-PITRE : Réouverture de tous les restaurants, des salles de sport et fin du port obligatoire du masque en extérieur : les autorités allègent à partir de ce samedi en Guadeloupe les mesures de restriction liées à la pandémie de Covid-19.

Le préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte "met fin à l’obligation généralisée du port du masque en extérieur", à partir de samedi, a indiqué la préfecture dans un communiqué, vendredi.

Cette annonce, dans la lignée de celles du Premier ministre Jean Castex, vient s’ajouter à une série d'allègements dans le cadre de la troisième phase de déconfinement de l’archipel.

Après les terrasses, début juin, les restaurants de Guadeloupe rouvrent leurs salles intérieures, ce samedi, comme les casinos (NDLR : uniquement les machines à sous) ; les bars peuvent accueillir des clients en terrasse en demi-jauge, les salles d’exposition ou de sport rouvrent elles aussi et les rassemblements autorisés dans l’espace public passent de 6 à 10 personnes.

Depuis le 9 juin, les touristes arrivent de nouveau dans l’archipel avec la levée des motifs impérieux pour voyager, et le couvre-feu est passé mercredi de 20 heures à 23 heures (jusqu’à 5 heures du matin).

"La situation épidémique reste plutôt favorable,  cependant […] la diminution est là mais elle reste très lente", a nuancé Valérie Denux, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS), lors du dernier point de situation des autorités, mercredi.

120 nouveaux cas ont été détectés du 7 au 13 juin, (contre 173 la semaine précédente) soit "une situation relativement fragile" avec une tension persistante au sein du service réanimation du CHU , et quatre décès enregistrés sur la semaine, souligne l’ARS.

"L’inquiétude de la semaine, ce sont les variants", a déclaré Mme Denux, avec, outre la présence déjà détectée des variants sud-africain et brésilien, celle de "deux nouveaux variants, le variant indien, variant delta" et "le variant iota ou variant dit californien qui est arrivé via une personne qui venait de Saint-Martin".

Concernant le variant delta, la Guadeloupe est "le premier territoire touché aux Antilles". "6 cas ont été dénombrés en raison de la venue de personnes depuis la métropole pour un enterrement", et 18 cas contacts sont suivis selon l’ARS.

Sur le plan de la vaccination qui peine à démarrer dans l’archipel, "la barre des 20% a été dépassée", mercredi mais "cela reste très très faible", a reconnu Mme Denux.

 

 


Trois morts et six blessés dans une nouvelle fusillade tragique dans un lycée américain

Les fusillades faisant de nombreuses victimes restent un fléau récurrent aux Etats-Unis, dans les établissements scolaires, les supermarchés ou sur les lieux de travail notamment. (AFP)
Les fusillades faisant de nombreuses victimes restent un fléau récurrent aux Etats-Unis, dans les établissements scolaires, les supermarchés ou sur les lieux de travail notamment. (AFP)
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  • Le tireur présumé, lui-même élève de l'établissement situé à Oxford, dans l'Etat du Michigan, a été arrêté et n'a pas expliqué son geste
  • Selon les autorités de cette ville au nord de Detroit, l'alerte a été donnée à 12H51 locale. Le tireur a fait feu entre 15 et 20 fois avec une arme de poing semi-automatique

WASHINGTON: Un jeune de 15 ans a ouvert le feu mardi dans un lycée du nord des Etats-Unis, faisant trois morts parmi les élèves et six blessés dont un enseignant, a annoncé la police locale.


Le tireur présumé, lui-même élève de l'établissement situé à Oxford, dans l'Etat du Michigan, a été arrêté et n'a pas expliqué son geste, a précisé Michael McCabe, un responsable de la police du comté d'Oakland.


"Les policiers ont arrêté le suspect dans les cinq minutes suivant le premier appel" aux services d'urgence, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse improvisée.


Selon les autorités de cette ville au nord de Detroit, l'alerte a été donnée à 12H51 locale. Le tireur a fait feu entre 15 et 20 fois avec une arme de poing semi-automatique.


Il n'a pas opposé de résistance aux agents qui l'ont arrêté et n'a pas expliqué son geste. Il a invoqué son droit à ne pas s'exprimer", a souligné M. McCabe.


L'enquête devra déterminer si l’auteur des coups de feu a tiré au hasard ou s'il visait des victimes identifiées, a-t-il ajouté.


"C'est une situation très tragique", a expliqué le policier. "Nous avons beaucoup de parents très stressés".


Selon les statistiques de l'organisation Everytown For Gun Safety, la fusillade d'Oxford porte le bilan le plus lourd dans un établissement scolaire en 2021. 


Jusqu'ici cette année, le pays avait enregistré 138 fusillades, dont 26 avec un ou deux morts à chaque fois.


Les fusillades faisant de nombreuses victimes restent un fléau récurrent aux Etats-Unis, dans les établissements scolaires, les supermarchés ou sur les lieux de travail notamment.


En 2018, une tuerie dans un lycée de Parkland, en Floride, quand un ancien élève avait fait feu avec un fusil semi-automatique AR-15, tuant 17 personnes et en blessant une quinzaine d'autres le jour de la Saint-Valentin, avait provoqué une onde de choc dans le pays et relancé les manifestations demandant un contrôle plus strict des ventes d'armes à feu.


Mais les blocages au Congrès, sous l'influence du lobby des armes, rendent improbable toute avancée majeure sur le sujet malgré les appels de responsables politiques, le président Joe Biden inclus, à durcir les règles sur leur circulation.


La police enquête sur les propos islamophobes d’un passager du métro de Londres

La British Transport Police enquête sur un incident haineux à bord d’un métro de la District Line entre les stations Mile End et Monument. (Photo, Reuters)
La British Transport Police enquête sur un incident haineux à bord d’un métro de la District Line entre les stations Mile End et Monument. (Photo, Reuters)
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  • Samedi, un homme récitait des versets du Coran dans le métro lorsqu’un autre passager lui a dit qu’il se trouvait «dans un pays chrétien», lui demander d’interrompre sa lecture
  • L’homme à l’origine des insultes a crié que si les autres usagers ne réagissaient pas, c’est qu’ils avaient peur du «passager musulman»

LONDRES: La police enquête sur une vidéo montrant un homme musulman victime d’insultes islamophobes dans le métro de Londres. 

Samedi, l’homme récitait des versets du Coran lorsqu’un autre passager lui a dit qu’il se trouvait  «dans un pays chrétien» et que ses prières lui manquaient de respect, ainsi qu’aux autres passagers du train. La police a ouvert une enquête sur l’incident après que la vidéo a été diffusée sur Internet. Dans cette vidéo, aucun autre passager n’exprime son mécontentement face aux prières de l’homme. 

«Vous n’allez pas réciter le Coran dans les transports en commun où je suis assis. Vous n’avez même pas eu la décence de me demander si vous pouviez le faire», s’est énervé l’homme. «Je n’ai pas besoin de votre permission», lui a rétorqué le passager musulman. Furieux, l’homme lui  a alors répondu: «Vous avez besoin de ma permission pour envahir mon espace».«Je suis là et vous êtes là-bas», a répondu l’homme musulman au assis en face de lui dans le petit wagon. 

Lorsque l’homme, qui criait, a entendu que personne d’autre dans le train n’avait de problème avec la récitation du Coran, il a répondu que la raison pour laquelle personne d’autre ne lui disait d’arrêter était qu’ils avaient «trop peur» parce qu’il était musulman. Sur les réseaux sociaux, le passager victime de ces propos s’est exprimé. «L’homme en face de moi avait un problème avec le fait que je lise le Coran dans un espace public. Personne ne semblait dérangé, sauf lui, pour être honnête», a-t-il écrit. 

«Je lui ai dit de bouger s’il était tellement gêné ou de se taire, mais il n’a fait ni l’un ni l’autre. Il voulait juste que j’arrête de lire le Coran parce qu’il pense que “nous ne devrions pas être autorisés à lire nos prières dans les transports en commun londoniens”.» 

«Je l’ai ignoré et j’ai continué ma récitation, mais il a fait tout son possible pour me suivre hors du train et se plaindre au personnel du métro», ajoute-t-il. Un porte-parole de la British Transport Police a déclaré à MailOnline que les officiers étaient au courant de cet incident sur la District Line: «Ils enquêtent activement.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Omicron : les interdictions générales de voyager ne vont pas empêcher sa propagation

Des avions sont sur la piste de l'aéroport international Newark Liberty le 30 novembre 2021 à Newark, New Jersey. Les États-Unis, et une liste croissante d'autres pays, ont restreint les vols en provenance des pays d'Afrique australe en raison de la détection de la variante COVID-19 Omicron la semaine dernière en Afrique du Sud. (AFP)
Des avions sont sur la piste de l'aéroport international Newark Liberty le 30 novembre 2021 à Newark, New Jersey. Les États-Unis, et une liste croissante d'autres pays, ont restreint les vols en provenance des pays d'Afrique australe en raison de la détection de la variante COVID-19 Omicron la semaine dernière en Afrique du Sud. (AFP)
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  • Ces mesures «peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiaux pendant une pandémie en dissuadant les pays de signaler et de partager les données épidémiologiques et de séquençage»
  • l'OMS appelle mardi les pays à adopter une approche fondée sur une évaluation des risques lorsqu'ils prennent des mesures, telles que le dépistage des passagers et les quarantaines

GENEVE: Les interdictions générales de voyager ne vont pas empêcher la propagation du nouveau variant Omicron du coronavirus, a averti mardi l'OMS, qui recommande aux plus de 60 ans de reporter leurs voyages.

Dans ses recommandations en matière de voyage, l'Organisation mondiale de la santé explique qu'à la date du 28 novembre "56 pays auraient mis en oeuvre des mesures en matière de voyages visant à essayer de retarder l'importation du nouveau variant".

Mais cette organisation dont le siège est à Genève, dont les recommandations sont loin d'être toujours suivies par ses 194 Etats membres, prévient : "Les interdictions générales de voyager n'empêcheront pas la propagation internationale et elles font peser une lourde charge sur les vies et les moyens de subsistance". 

En outre, souligne-t-elle, ces mesures "peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiaux pendant une pandémie en dissuadant les pays de signaler et de partager les données épidémiologiques et de séquençage".

Dans ses recommandations à la population, l'OMS exhorte les "personnes qui ne sont pas en bonne santé ou qui risquent de développer une forme grave de la maladie Covid-19 et de mourir, notamment les personnes âgées de 60 ans ou plus et celles qui présentent des comorbidités (par exemple : maladie cardiaque, cancer et diabète), de reporter leur voyage".

Plus généralement, elle appelle tous les voyageurs à "rester vigilants", à se faire vacciner et à suivre les règles sanitaires de santé publique quel que soit leur statut vaccinal, notamment en utilisant des masques de protection, en respectant les mesures de distanciation physique et en évitant les espaces bondés et mal ventilés.

Dimanche dernier, le bureau régional de l'OMS en Afrique avait lancé un appel à ce que "les frontières restent ouvertes", après que l'Afrique du Sud avait demandé la "levée immédiate et urgente" des restrictions de voyage la visant après la détection du nouveau variant Omicron.

Dans son document technique, l'OMS appelle mardi les pays à adopter une approche fondée sur une évaluation des risques lorsqu'ils prennent des mesures, telles que le dépistage des passagers et les quarantaines.

"Toutes les mesures doivent être proportionnelles au risque, limitées dans le temps et doivent être appliquées en respectant la dignité des voyageurs, des droits humains et des libertés fondamentales", écrit l'OMS.

Elle rappelle aussi, comme elle l'avait déjà abondamment fait dans les premiers mois de la pandémie, que "les voyages internationaux essentiels - y compris les voyages humanitaires et d'urgence, les rapatriements et le transport par fret de matériels essentiels - doivent rester prioritaires".