Les experts de l’ONU exhortent Téhéran à libérer une défenseure des droits de l’homme

Des personnes se rassemblent devant l’ambassade d’Iran en France, le 13 juin 2019, pour demander la libération de l’avocate iranienne des droits de l’homme emprisonnée, Nasrin Sotoudeh (Photo, AFP)
Des personnes se rassemblent devant l’ambassade d’Iran en France, le 13 juin 2019, pour demander la libération de l’avocate iranienne des droits de l’homme emprisonnée, Nasrin Sotoudeh (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Les experts de l’ONU exhortent Téhéran à libérer une défenseure des droits de l’homme

Des personnes se rassemblent devant l’ambassade d’Iran en France, le 13 juin 2019, pour demander la libération de l’avocate iranienne des droits de l’homme emprisonnée, Nasrin Sotoudeh (Photo, AFP)
  • Nasrin Sotoudeh, l’une des meilleures avocates iraniennes, risque trente-huit ans derrière les barreaux
  • Les lourdes peines qui lui ont été infligées semblent avoir pour seul but de la réduire au silence et d’intimider d’autres défenseurs des droits de l’homme

LONDRES: Des experts indépendants en matière de droits de l’homme et de politique, travaillant pour l’Organisation des nations unies (ONU), ont exhorté Téhéran à libérer Nasrin Sotoudeh, avocate et défenseure des droits de l’homme en Iran, et ont critiqué son récent transfert vers une autre prison dans des «conditions désastreuses». 

Mme Sotoudeh est détenue depuis juin 2018 et risque un total de trente-huit ans derrière les barreaux pour neuf chefs d’accusation, dont «encouragement à la corruption et à la prostitution». 

Les experts de l’ONU, Dubravka Simonovic, rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, et Javaid Rehman, rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, ont appelé Téhéran à libérer Mme Sotoudeh «de toute urgence». 

Ils ont indiqué dans une déclaration commune que «l’Iran doit mettre fin à la criminalisation du travail légitime et pacifique de défenseure des droits de l’homme de Nasrin Sotoudeh». 

«Malgré nos nombreux appels au fil des ans pour libérer Mme Sotoudeh, les autorités iraniennes ne l’ont pas fait et ont transféré Nasrin Sotoudeh dans une autre prison, plus loin de sa famille et dans des conditions désastreuses», ont-ils ajouté. 

Mme Sotoudeh était l’une des plus grandes avocates iraniennes et avait déjà représenté des lauréats du prix Nobel de la paix, d’anciens hauts responsables gouvernementaux et de nombreux défenseurs des droits de l’homme devant les tribunaux. 

Depuis octobre 2020, elle est détenue dans la prison surpeuplée et insalubre de Qarchak, la prison pour femmes la plus redoutée d’Iran. 

L’établissement, infesté de rats et d’insectes, ne dispose pas d’un accès aux soins de santé pour les détenus, et la nourriture est insuffisante et malsaine. 

Selon les experts de l’ONU, la santé de Mme Sotoudeh s’est gravement détériorée pendant sa détention et elle a été testée positive à la Covid-19. 

«Le cas de Nasrin Sotoudeh n’est malheureusement pas isolé, et les lourdes peines qui lui ont été infligées semblent avoir pour seul but de la réduire au silence et d’intimider d’autres défenseurs des droits de l’homme, notamment sa famille», ont-ils souligné. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.