Législatives en Algérie: 69 personnes poursuivies pour infraction à la loi électorale

Décompte des votes dans un bureau d’Alger, le 12 juin (Photo, AFP).
Décompte des votes dans un bureau d’Alger, le 12 juin (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Législatives en Algérie: 69 personnes poursuivies pour infraction à la loi électorale

  • Parmi elles, 35 ont été écrouées et 10 autres placées sous contrôle judiciaire, a précisé le ministère dans un communiqué
  • Il leur est reproché notamment d'avoir distribué le jour du scrutin «des documents en lien avec la campagne électorale», d'avoir perturbé «le fonctionnement d'un bureau de vote» et d'avoir offert des «dons en numéraire aux électeurs pour influencer leur v

ALGER: Un total de 69 personnes ont été poursuivies devant la justice algérienne, soit en comparution immédiate soit après enquête, pour des violations de la loi électorale lors des législatives anticipées du 12 juin, a annoncé lundi le ministère de la Justice.

Parmi elles, 35 ont été écrouées et 10 autres placées sous contrôle judiciaire, a précisé le ministère dans un communiqué. 

Certaines personnes, dont le nombre n'a pas été précisé, ont été condamnées à des peines de 6 à 18 mois de prison ferme, accompagnées d'amendes.

« Dans le cadre des efforts visant à assurer la régularité des élections législatives (...), des mesures judiciaires ont été prises à l'encontre des contrevenants aux dispositions de la loi (électorale), donnant lieu au placement de 35 personnes sous mandat de dépôt et de 10 autres sous contrôle judiciaire », a déclaré le ministère.

Il leur est reproché notamment d'avoir distribué le jour du scrutin « des documents en lien avec la campagne électorale », d'avoir perturbé « le fonctionnement d'un bureau de vote » et d'avoir offert des « dons en numéraire aux électeurs pour influencer leur vote ». Le communiqué fait également état de vols de bulletins de vote.

Les infractions sont sévèrement punies par la nouvelle loi électorale promulguée en mars, qui prévoit des peines allant jusqu'à 20 ans de réclusion, notamment pour les actes de destruction ou d'enlèvement des urnes.

Le texte prévoit aussi des sanctions pénales contre toute tentative d'influencer le vote « par dons ou promesses de dons en argent ou en nature, par des promesses de faveur d’emplois publics ou privés ou d'autres avantages particuliers ».

Est également puni d'une peine de trois mois à un an d'emprisonnement quiconque aura tenté d'influencer un électeur par la menace.

La police judiciaire poursuit ses investigations à travers l'ensemble du territoire, a ajouté le ministère.

Le scrutin du 12 juin en Algérie a été marqué par une abstention historique (77%). En Kabylie (nord-est), région berbérophone traditionnellement frondeuse, le taux de participation n'a pas atteint 1%.   

La plupart des bureaux de vote ont été fermés à Béjaïa et Tizi Ouzou, villes les plus peuplées de Kabylie. Et des échauffourées ont éclaté dans plusieurs communes kabyles, avec saccage des urnes. Les forces de l'ordre ont procédé à des dizaines d'interpellations, selon des associations de défense des droits humains.

Les élections législatives ont été remportées par le Front de libération nationale (FLN), première force politique du Parlement sortant.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.