Algérie: une chaîne TV suspendue après une polémique sur l'émir Abdelkader

Photo de la statue de l'émir Abdelkader, dans le centre d'Alger. (Photo, AFP)
Photo de la statue de l'émir Abdelkader, dans le centre d'Alger. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Algérie: une chaîne TV suspendue après une polémique sur l'émir Abdelkader

  • L'ARAV a décidé la suspension pendant une semaine, à partir de mercredi, de l'ensemble des programmes de la station El Hayat TV, selon un communiqué publié lundi
  • Cette sanction, accompagnée d'un avertissement, fait suite à la diffusion d'une émission vendredi au cours de laquelle un ancien député a qualifié de « traître » l'émir Abdelkader

ALGER: L'Autorité algérienne de régulation de l'audiovisuel (ARAV) a suspendu temporairement une chaîne de télévision privée à la suite d'une vive polémique historique sur l'émir Abdelkader, héros de la première résistance contre la France coloniale.

L'ARAV a décidé la suspension pendant une semaine, à partir de mercredi, de l'ensemble des programmes de la station El Hayat TV, selon un communiqué publié lundi.

Cette sanction, accompagnée d'un avertissement, fait suite à la diffusion d'une émission vendredi au cours de laquelle un ancien député a qualifié de "traître" l'émir Abdelkader, figure hautement respectée en Algérie.

Cette accusation, portée par Noureddine Aït-Hamouda, fils du colonel Amirouche, un des chefs combattants de la guerre d'indépendance contre la France, a provoqué un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux.

Au cours du même programme, M. Aït-Hamouda a également accusé de trahison l'ancien président Houari Boumedienne et le dirigeant nationaliste Messali Hadj.

Le ministère des Moudjahidine (Anciens combattants) a annoncé lundi, dans un communiqué, qu’il se constituerait partie civile dans les procès intenté à "ceux qui ont porté atteinte aux symboles de la nation".

Devant la polémique, le présentateur de l'émission controversée et patron d'El Hayat TV, Habet Hannachi, a assuré que les propos de l'ex-parlementaire "ne représentent en rien le point de vue de la chaîne".

Le ministère de la Communication a emboîté le pas à l'ARAV, en annonçant lundi la suspension pendant une semaine de l'accréditation d'El Hayat TV. 

L'ARAV a affirmé "se réserver le droit d'engager toutes les mesures et procédures judiciaires adéquates en cas de récidive de tels dépassements et manquements professionnels", selon son communiqué.

En 2012, une loi a mis fin à 50 ans de monopole de l'Etat sur l'audiovisuel. Plus de 50 chaînes de télévision privées ont vu le jour depuis mais seules six d'entre elles, dont El Hayat TV, ont reçu un agrément provisoire pour l'ouverture de représentations en Algérie.

Les autorités veulent désormais mettre fin à l'ère des télévisons privées offshore -- comme El Hayat TV -- qui sont donc considérées comme des chaînes étrangères.

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.