Un responsable iranien annonce que les États-Unis ont accepté de lever les sanctions sur le pétrole et le transport maritime

Un pétrolier iranien et un navire panaméen saisis, soupçonnés de transférer illégalement du pétrole dans les eaux indonésiennes, le 24 janvier 2021 (Fichier/AFP)
Un pétrolier iranien et un navire panaméen saisis, soupçonnés de transférer illégalement du pétrole dans les eaux indonésiennes, le 24 janvier 2021 (Fichier/AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Un responsable iranien annonce que les États-Unis ont accepté de lever les sanctions sur le pétrole et le transport maritime

Un pétrolier iranien et un navire panaméen saisis, soupçonnés de transférer illégalement du pétrole dans les eaux indonésiennes, le 24 janvier 2021 (Fichier/AFP)
  • Les pourparlers, débutés en avril, ont été suspendus dimanche, le temps d’une pause
  • M. Raïssi remplacera M. Rohani en août, après sa victoire à l’élection présidentielle

DUBAÏ: Mercredi, l’Iran a annoncé que Washington avait accepté de lever toutes les sanctions sur le pétrole et le transport maritime iraniens, et de retirer certains hauts responsables d’une liste noire, lors de pourparlers visant à relancer l’accord sur le nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales. 

Ces propos, tenus par le chef de cabinet du président sortant Hassan Rohani, rejoignent les affirmations précédentes des responsables du camp pragmatique de M. Rohani, selon lesquelles Washington est prêt à faire des concessions majeures lors des pourparlers, qui se déroulent à Vienne depuis avril. 

Les négociations ont été suspendues dimanche le temps d’une pause, deux jours après l’élection présidentielle iranienne remportée par le partisan de la ligne dure, Ebrahim Raïssi, chef du pouvoir judiciaire iranien, qui figure sur la liste noire des États-Unis. M. Raïssi devrait remplacer M. Rohani en août. 

«Un accord a été conclu pour supprimer toutes les sanctions en matière d’assurance, de pétrole et de transport maritime qui ont été imposées par (l’ex-président américain Donald) Trump», a indiqué le chef de cabinet présidentiel, Mahmoud Vaezi, cité par les médias d’État iraniens. 

«Environ 1 040 sanctions imposées par Trump seront levées dans le cadre de l’accord. Il a également été convenu de lever certaines sanctions sur des individus et des membres du cercle intime du Guide suprême.» 

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a noté dimanche qu’il restait «une bonne distance à parcourir», notamment en ce qui concerne les sanctions et les engagements nucléaires que l’Iran doit prendre. D’autres responsables occidentaux et iraniens ont également affirmé que les pourparlers étaient loin d’être achevés. 

En 2015, l’Iran a accepté de restreindre son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales. Donald Trump s’est retiré de l’accord trois ans plus tard, et a réimposé des sanctions. En conséquence, Téhéran n’a pas respecté certaines limites nucléaires. 

La nouvelle administration américaine a pour objectif de rétablir l’accord, mais les parties ne sont pas d’accord sur les mesures à prendre, et sur leur timing. 

Selon les responsables iraniens et occidentaux, il est peu probable que l’arrivée de M. Raïssi modifie la position de l’Iran dans les négociations, car le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a déjà le dernier mot sur toutes les politiques importantes. 

Toutefois, certains responsables iraniens estiment que Téhéran préférerait parvenir à un accord avant l’entrée en fonction de M. Raïssi, afin que le nouveau président puisse commencer son mandat sur de bonnes bases. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Bahreïn arrête quatre personnes accusées d'espionnage pour le compte des Gardiens de la révolution iranienne

Les enquêteurs de Bahreïn ont découvert que les suspects avaient pris et envoyé des photos de lieux importants de Bahreïn aux Gardiens de la révolution iraniens, qui frappaient Bahreïn et d'autres États du Golfe avec des missiles et des drones. (Photo distribuée par le ministère de l'intérieur de Bahreïn)
Les enquêteurs de Bahreïn ont découvert que les suspects avaient pris et envoyé des photos de lieux importants de Bahreïn aux Gardiens de la révolution iraniens, qui frappaient Bahreïn et d'autres États du Golfe avec des missiles et des drones. (Photo distribuée par le ministère de l'intérieur de Bahreïn)
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  • Les enquêteurs ont déclaré que les suspects avaient envoyé des photos et des coordonnées de lieux vitaux à Bahreïn au Corps des gardiens de la révolution islamique par le biais d'un logiciel crypté
  • Ces arrestations interviennent alors que l'Iran intensifie ses attaques dans le Golfe

MANAMA : Bahreïn a placé en détention quatre citoyens soupçonnés d'espionnage pour le compte du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de l'Iran, alors que les frappes de représailles de Téhéran sur les États du Golfe ne montrent aucun signe d'apaisement.

La direction générale des enquêtes criminelles et de la police scientifique de Bahreïn a identifié les quatre détenus comme étant Murtadha Hussain Awal, 25 ans, Ahmed Isa Al Haiki, 34 ans, Sarah Abdulnabi Marhoon, 36 ans, et Elias Salman Mirza, 22 ans. Un cinquième suspect, Ali Mohammed Hassan Al Shaikh, 25 ans, est toujours en fuite à l'étranger.

Les enquêteurs ont déclaré que Murtadha Hussain et ses acolytes, agissant sur les instructions du CGRI, ont utilisé un équipement à haute résolution pour photographier et enregistrer les coordonnées de lieux vitaux à Bahreïn, transmettant les données au CGRI par le biais d'un logiciel crypté.

Ces arrestations interviennent alors que l'Iran intensifie ses attaques dans le Golfe. Le ministère de l'intérieur de Bahreïn a publié un avis demandant aux habitants de Hidd, Arad, Qalali et Samaheej de rester à l'intérieur et de calfeutrer les fenêtres pour éviter la fumée des incendies provoqués par les frappes iraniennes. Les réservoirs de carburant d'une installation située dans le gouvernorat de Muharraq, au nord-est de Manama, figuraient parmi les cibles. Le port de Salalah, à Oman, a également dû faire face à des incendies dans des réservoirs de carburant à la suite de frappes de drones iraniens.

Ailleurs dans la région, deux drones iraniens ont frappé près de l'aéroport international de Dubaï, blessant quatre personnes, bien que les vols se soient poursuivis sans interruption. Un incendie s'est déclaré dans une tour d'appartements de luxe dans le port de Dubaï Creek après une autre attaque de drone, mais il a été éteint jeudi matin.

L'Iran a également pris pour cible des navires commerciaux et a frappé ce que les autorités ont décrit comme l'aéroport international le plus fréquenté au monde mercredi, alors que les frappes américaines et israéliennes continuaient de s'abattre sur Téhéran.

Une guerre vieille de 12 jours - et coûteuse

Le conflit a débuté le 28 février, lorsque les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes coordonnées sur l'Iran. Depuis, Téhéran a riposté en prenant pour cible des États du Golfe, des biens américains et israéliens, ainsi que des infrastructures énergétiques essentielles.

L'Iran a décrété un blocus sur les livraisons d'énergie par le détroit d'Ormuz, un point d'étranglement vital pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz, ce qui a fait grimper les prix des matières premières et secoué les marchés internationaux.

Le Pentagone a déclaré cette semaine au Congrès que la première semaine de guerre avait coûté aux États-Unis 11,3 milliards de dollars, dont 5 milliards de dollars en munitions pour le seul week-end d'ouverture du conflit.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté mercredi une résolution exigeant l'arrêt des attaques de l'Iran contre ses voisins du Golfe. L'ambassadeur de Bahreïn auprès des Nations unies, Jamal Alrowaiei, s'est félicité de cette décision.

"La communauté internationale est résolue à rejeter ces attaques iraniennes contre des pays souverains qui menacent la stabilité des peuples, en particulier dans une région d'importance stratégique pour l'économie mondiale, la sécurité énergétique et le commerce mondial", a-t-il déclaré.

Malgré la résolution, il n'y a pas eu de signes immédiats d'apaisement du conflit.

(Avec AP)


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.