Covid-19: vers un assouplissement des restrictions aux voyages au Royaume-Uni

Un panneau frontalier britannique accueille les passagers à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow, dans l'ouest de Londres, le 31 décembre 2020 (Photo, AFP)
Un panneau frontalier britannique accueille les passagers à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow, dans l'ouest de Londres, le 31 décembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 24 juin 2021

Covid-19: vers un assouplissement des restrictions aux voyages au Royaume-Uni

Un panneau frontalier britannique accueille les passagers à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow, dans l'ouest de Londres, le 31 décembre 2020 (Photo, AFP)
  • Une annonce du gouvernement britannique est attendue en fin d'après-midi à ce propos, en même temps qu'une actualisation de sa liste des destinations
  • Boris Johnson a souligné que 83% de la population adulte au Royaume-Uni avait reçu une dose de vaccin anti-Covid et que 60% étaient totalement vaccinés avec deux doses

LONDON: Le Premier ministre britannique Boris Johnson a laissé entendre jeudi que les restrictions entourant les déplacements à l'étranger allaient être assouplies pour les personnes totalement vaccinées contre la Covid-19 au Royaume-Uni malgré la flambée actuelle des contaminations. 

Actuellement, les voyageurs arrivant au Royaume-Uni de la plupart des destinations favorites des Britanniques (Espagne, Grèce, Italie, France...) doivent subir une quarantaine et se soumettre à plusieurs tests à leurs frais, représentant des centaines d'euros de dépenses supplémentaires pour une famille et provoquant la colère des professionnels du tourisme. 

« Je ne vais pas affirmer que cet été, en matière de voyages, sera comme n'importe quel autre été », a déclaré le chef de gouvernement conservateur en marge d'une visite à Aldershot (sud-ouest de l'Angleterre). Mais il y a « une réelle opportunité pour une reprise des voyages grâce à la double vaccination », a-t-il ajouté.  

Boris Johnson a souligné que 83% de la population adulte au Royaume-Uni avait reçu une dose de vaccin anti-Covid et que 60% étaient totalement vaccinés avec deux doses. 

Malgré l'avancement de la campagne de vaccination, le Royaume-Uni est confronté depuis quelques semaines à une poussée des contaminations attribuée au variant Delta initialement détecté en Inde. Endeuillé par plus de 128 000 morts, le pays a enregistré plus de 16 000 cas positifs en 24 heures mercredi.   

Ces mauvais chiffres ont poussé la chancelière allemande Angela Merkel a demander mercredi, au Parlement allemand, que les 27 pays de l'Union européenne, dont le Royaume-Uni ne fait plus partie, s'accordent pour imposer une quarantaine aux voyageurs britanniques pour éviter l'importation du variant Delta, beaucoup plus contagieux, sur le continent.  

« Nous poursuivrons le dialogue avec nos partenaires européens sur la réouverture des voyages internationaux, mais nous sommes très confiants dans le fait que notre programme de vaccination nous procure une bonne manière d'aller de l'avant », a déclaré un porte-parole de Boris Johnson. 

Une annonce du gouvernement britannique est attendue en fin d'après-midi à ce propos, en même temps qu'une actualisation de sa liste des destinations, classées selon un système de feu tricolore.  

Aucun grand pays touristique européen ne figure actuellement dans la liste verte, qui permet de revenir au Royaume-Uni sans quarantaine.  

L'Espagne, l'Italie, la France et la Grèce se trouvent sur la liste orange, obligeant les voyageurs en provenance de ces pays à passer jusqu'à dix jours en quarantaine et à subir deux dépistages payants. 

La liste « rouge » impose elle une quarantaine à l'hôtel aux frais du voyageur. 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.