Allemagne: naturalisation facilitée pour les descendants de victimes du nazisme

Un aperçu général montre un écran de télévision installé à l'un des bureaux de la plénière lors de la dernière session de la saison une session de la chambre basse du parlement allemand Bundestag à Berlin le 25 juin 2021. (Photo, AFP)
Un aperçu général montre un écran de télévision installé à l'un des bureaux de la plénière lors de la dernière session de la saison une session de la chambre basse du parlement allemand Bundestag à Berlin le 25 juin 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 25 juin 2021

Allemagne: naturalisation facilitée pour les descendants de victimes du nazisme

  • Parallèlement à cette mesure « symbolique », la loi sur la citoyenneté a également été modifiée pour interdire l'accès à la nationalité à toute personne reconnue coupable d'un acte antisémite ou raciste
  • Alors que l'Allemagne autorise depuis longtemps les descendants de juifs persécutés à réclamer la citoyenneté allemande, des lacunes juridiques empêchaient que de nombreux candidats se voient délivrer le fameux sésame

BERLIN: Le parlement allemand a approuvé vendredi une loi facilitant l'obtention de la nationalité allemande par les descendants de victimes du nazisme qui avaient dû fuir le pays en raison des persécutions du régime d'Adolf Hitler.

Parallèlement à cette mesure "symbolique", la loi sur la citoyenneté a également été modifiée pour interdire l'accès à la nationalité à toute personne reconnue coupable d'un acte antisémite ou raciste.

Alors que l'Allemagne autorise depuis longtemps les descendants de juifs persécutés à réclamer la citoyenneté allemande, des lacunes juridiques empêchaient que de nombreux candidats se voient délivrer le fameux sésame avant un changement de règle désormais inscrit dans la loi.

Certains s'étaient vus refuser la nationalité allemande parce que leurs ancêtres avaient fui l'Allemagne et pris une autre nationalité avant que leur citoyenneté d'origine ne soit officiellement révoquée, tandis que d'autres demandes ont été rejetées parce que les personnes étaient nées d'une mère allemande et d'un père non allemand avant le 1er avril 1953.

La procédure est désormais simplifiée. Contrairement aux processus habituels, les demandeurs n'auront pas à prouver qu'ils disposent de suffisamment de moyens financiers pour subvenir à leurs besoins. 

Formellement, les impétrants doivent présenter la preuve que leurs ancêtres ont été persécutés en Allemagne entre 1933 et 1945 ou qu'ils appartenaient à un groupe persécuté, notamment les Juifs et les Roms, ainsi que les dissidents politiques et les malades mentaux. 

Le Conseil central des Juifs d'Allemagne, qui a longtemps fait campagne pour un droit statutaire, a qualifié la mesure d'assouplissement des droits de citoyenneté de "longtemps attendue". 

"Dans le même temps, l'Allemagne assume la responsabilité de veiller à ce que les Juifs puissent vivre en sécurité dans ce pays", a salué l'institution.

Le ministère de l'Intérieur a justifié la disposition bloquant l'accès à la naturalisation aux auteurs d'actes racistes par "les actes antisémites perpétrés en Allemagne ces dernières semaines". Cette mesure sera valable "quelle que soit la peine prononcée".

Récemment, des rassemblements dans plusieurs villes allemandes à la faveur de la dernière flambée de violence entre Israël et les Palestiniens ont été le théâtre d'actes et propos antisémites, vivement condamnés par les autorités.

L'Allemagne s'inquiète depuis quelques années d'une résurgence de l'antisémitisme. L'attentat manqué contre une synagogue à Halle en octobre 2019 et perpétré par un extrémiste adepte de thèses révisionnistes et admirateur de Hitler avait choqué le pays.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.