Rétablir la confiance est une nécessité historique

Le Premier ministre irakien Moustafa Al-Kadhimi: «Il est désormais clair que notre ennemi commun est le terrorisme, avec toutes les formes et les visages qu'il adopte, et son takfirisme et ses ramifications malavisées». (Photo, AFP)
Le Premier ministre irakien Moustafa Al-Kadhimi: «Il est désormais clair que notre ennemi commun est le terrorisme, avec toutes les formes et les visages qu'il adopte, et son takfirisme et ses ramifications malavisées». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 27 juin 2021

Rétablir la confiance est une nécessité historique

  • «Il y a des indications convaincantes qu'un avenir positif se profile à l'horizon pour notre région»
  • «Cette région a fait de la diversité culturelle et religieuse et du pluralisme un incubateur de développement humain»

Premièrement, nous devons affirmer que rétablir la confiance entre les États du Moyen-Orient comme base et, d'autre part, la confiance entre notre région et le reste du monde n'est pas une tâche facile. Cela ne semblerait pas être un problème aussi insoluble sans les complexités entourant la région et les divergences, scepticisme et divisions qui ont accompagné le cours de son développement.

Reconnaître cette réalité et ses complexités, ainsi que cartographier les intérêts et leurs entreprises politiques, qui utilisent des moyens et des outils qui ne facilitent pas le refroidissement des points chauds de tension et de crise et ne prennent pas en considération les intérêts de l'autre ou leur liberté de choisir la voie de construction et de développement indépendants, est un cadre positif pour construire des ponts, une base pour la compréhension mutuelle et le respect de la volonté de toutes les parties et de l'intérêt national.

Ce type de compréhension et d'appréciation des intérêts n'implique pas une méconnaissance des divergences, voire des désaccords, ainsi qu'une pluralité d'opinions, d'idées et d'attitudes. Cela incarne nécessairement les stratégies que les États adoptent pour gérer leurs relations ; la logique avec laquelle ils traitent les crises émergentes – en particulier lorsque les intérêts s'affrontent ; et les moyens de construire des accords qui respectent les souhaits, les particularités et les intérêts nationaux de l'autre. Plus important encore, ces accords devraient développer des options sur la manière d'établir les bases de relations pacifiques, en utilisant le soft power de la diplomatie et en évitant toute action qui pourrait transformer des crises émergentes en un état de confrontation et de conflit.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Une institution à émanciper

Des élèves algériens du secondaire assistent à la première journée d'école à Alger, la capitale algérienne, le 4 novembre 2020. (Photo, AFP)
Des élèves algériens du secondaire assistent à la première journée d'école à Alger, la capitale algérienne, le 4 novembre 2020. (Photo, AFP)
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  • Enfermée dans un populisme éhonté, notre école est soumise au chantage d’une idéologie de régression sans fin
  • Le sauvetage de l’école n’incombe pas seulement au ministre de l’Éducation, c’est un enjeu de société qu’il faudra relever

Transmettre  des  connaissances, forger  la  personnalité  et  préparer les enfants à la vie d’adulte, mais aussi et surtout à la citoyenneté. L’école algérienne  peine  à  assumer   cette  vocation   historique.  Sa  manière d’instruire, de former et d’éduquer est loin de répondre aux exigences de la modernité scientifique.

Conséquence des choix politiques peu ambitieux, l’institution éducative n’a pas cessé d’enchaîner des contre-performances. La qualité de l’enseignement a évolué en s’appauvrissant outrageusement. Le taux d’échec scolaire est considérable, non pas parce que nos élèves sont moins doués, mais en raison d’un système éducatif qui a failli dans sa mission. 

Enfermée dans un populisme éhonté, notre école est soumise au chantage d’une idéologie de régression sans fin.

 

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Avant qu’il ne soit trop tard

Le président tunisien Kais Saied prononce un discours lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement au palais de Carthage à l'extérieur de la capitale Tunis, le 27 février 2020. (Photo, AFP)
Le président tunisien Kais Saied prononce un discours lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement au palais de Carthage à l'extérieur de la capitale Tunis, le 27 février 2020. (Photo, AFP)
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  • 72.2% des Tunisiens font aujourd’hui confiance à Kaïs Saïed
  • Le Président de la République occupe la première place dans les intentions de vote à la présidentielle avec… 90%

Le constat s’est progressivement cristallisé après le 25 juillet : l’heure des grands changements a sonné. Lorsque les acteurs sont défaillants ou que les comportements attirent la désapprobation publique, c’est tout le paysage politique et ses différentes composantes qui sont pointés du doigt.

Le contexte de ces dix dernières années constitue un exemple révélateur de la dévalorisation comptable de l’action et de l’activité politiques. Tout ce qui a été accompli est remis en cause. La crise politique que connaît la Tunisie  révèle les lignes de fractures d’un environnement et d’une gouvernance politiques dépassés par le temps et par les événements. Sans qu’il soit ici question de condamner qui que ce soit, la connaissance de l’intérieur et des coulisses permet d’en donner une vision caricaturale de toutes les dérives et de tous les manquements qui ont contraint les Tunisiens à vivre l’une des plus mauvaises décennies de l’histoire du pays.

72.2% de ces Tunisiens font aujourd’hui confiance à Kaïs Saïed. C’est ce qui ressort du résultat du dernier sondage d’opinion réalisé par Sigma Conseil. Plus encore : le Président de la République occupe la première place dans les intentions de vote à la présidentielle avec… 90%.

 

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Raïssi-Macron … Une nouvelle version de Sykes-Picot ?!

Le président iranien Ebrahim Raïssi. (Photo, AFP)
Le président iranien Ebrahim Raïssi. (Photo, AFP)
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  • Ces crises incluent les pandémies, le réchauffement climatique et les menaces aux industries traditionnelles par les nouvelles technologies, en plus d'une croyance affaiblie dans « l'État-nation » face à la montée du racisme
  • Tout ce qui précède est vrai, mais il est également vrai qu'une lecture réaliste des événements épargne à l'observateur les pentes glissantes de l'optimisme rêveur et de l'ignorance rassurée

D'une certaine manière, on peut dire que peu de puissances régionales et internationales n'ont pas « contribué » à la formation du nouveau cabinet libanais. Cependant, ce cabinet n'est rien de plus qu'une « équipe de gestion de crise ». Sa tâche est de traiter un problème dont la solution serait indissociable du « format » régional beaucoup plus vaste qui se prépare pour le Moyen-Orient, dans un contexte de grands changements.

Pourtant, certains peuvent déconseiller le pessimisme et encourager l'optimisme à la place, car le Liban est maintenant sorti du tunnel, après une impasse qui a duré plus d'un an.

D'autres peuvent citer la maxime pragmatique qu'il vaut « bien mieux allumer une bougie que maudire les ténèbres » ; dans la conviction que la formation du nouveau cabinet permettrait - au moins - d'alléger les souffrances du peuple libanais aux mains de ses politiciens, de ralentir l'émigration et de contenir l'effondrement de l'économie et la chute libre d'un système politique défaillant.

 

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