Un forum de l'ONU à Paris et en ligne pour faire progresser la cause des femmes

Il doit contribuer à faire "progresser les droits des femmes et des jeunes filles partout dans le monde" et répondre ainsi à une situation "très préoccupante", a résumé Emmanuel Macron. (Photo, AFP)
Il doit contribuer à faire "progresser les droits des femmes et des jeunes filles partout dans le monde" et répondre ainsi à une situation "très préoccupante", a résumé Emmanuel Macron. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Un forum de l'ONU à Paris et en ligne pour faire progresser la cause des femmes

  • Ce «Forum Génération Égalité» est la plus importante convention de l'ONU sur ce sujet depuis la Conférence de Pékin de 1995
  • L'événement, coprésidé par la France et le Mexique sous l'égide d'ONU femmes, doit accueillir des personnalités comme Kamala Harris ou Hillary Clinton

Des milliers de délégués d'Etats et d'ONG ont rendez-vous de mercredi à vendredi à Paris et en ligne pour une réunion sur l'égalité des sexes, avec l'objectif de déboucher sur des "engagements concrets" pour faire progresser la cause des femmes, mise à mal par la pandémie de Covid-19.

Ce "Forum Génération Égalité" est la plus importante convention de l'ONU sur ce sujet depuis la Conférence de Pékin de 1995.

Il doit contribuer à faire "progresser les droits des femmes et des jeunes filles partout dans le monde" et répondre ainsi à une situation "très préoccupante", a résumé Emmanuel Macron, qui doit lancer lui-même l'événement mercredi après-midi lors d'une cérémonie au Carrousel du Louvre, à Paris.

L'égalité entre les sexes a été "fragilisée" par la pandémie de Covid-19, a souligné le président français dans un message vidéo publié la semaine dernière sur son compte Twitter. En outre, "nous voyons dans beaucoup de sociétés, y compris en Europe, monter une nouvelle période conservatrice (...) qui remet en cause des droits fondamentaux" des femmes, a-t-il déploré.

L'événement, coprésidé par la France et le Mexique sous l'égide d'ONU femmes, doit accueillir des personnalités comme la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris (à distance) ou l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton (à Paris). 

Il doit déboucher sur un "plan mondial d'accélération" vers l'égalité, autour de plusieurs thématiques comme les violences envers les femmes, le droit à disposer de son corps, ou encore l'égalité économique.

Chaque thème sera abordé par des "coalitions d'action" associant États, organisations internationales, société civile et secteur privé pour élaborer une "feuille de route" dont la mise en oeuvre doit être évaluée dans les cinq ans.

Tous les États du monde ont été invités mais à la condition qu'ils s'engagent réellement à faire progresser l'égalité entre les sexes, a expliqué Delphine O, ambassadrice et secrétaire générale du forum.

"Chaque État, institution ou entreprise devra faire une annonce très concrète, qu'elle soit politique, législative ou financière. Nous avons travaillé en amont pour que ces annonces soient nouvelles et substantielles", a-t-elle précisé.

Aide au développement fléchée 

Dans le cadre de sa "diplomatie féministe", la France devrait ainsi annoncer une hausse "significative" de sa contribution au Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), afin de faciliter l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement. Elle devrait également annoncer des fonds en faveur de l'éducation des filles, et une initiative pour "contribuer à la protection des défenseurs des droits" des femmes, selon l'Elysée.

L'un des enjeux de la conférence sera également de faire en sorte que les acteurs de l'aide au développement augmentent la part de leurs financements spécifiquement dévolue à l'égalité de genre, a expliqué à l'AFP Mar Merita Blat, en charge de ce dossier à l'Agence française de développement (AFD). Actuellement, 1% de l'aide publique au développement au niveau mondial est fléchée vers cette thématique, selon elle.

L'AFD, pour sa part, oriente les deux tiers de ses financements vers des projets comportant un objectif d'égalité des sexes, ou entièrement dévolus à cette fin. Dans le premier cas, l'agence française, en aidant à la construction d'un métro à Cochin en Inde, a prévu un plan de formation pour inciter des femmes à devenir conductrices des nouvelles rames. Dans le deuxième cas, elle a financé au Tchad des actions de prévention des mariages précoces ou de l'excision, a détaillé Mme Merita Blat.

Plusieurs ONG féministes ont prévu de se faire entendre à l'occasion de cette conférence onusienne. Oxfam France, la Fondation des femmes et le Collectif Générations féministes doivent ainsi tenir une conférence de presse mardi, veille de l'ouverture du forum, pour réclamer au gouvernement français un "plan de relance féministe".

Le sommet de Paris "devra être un moment important de remobilisation générale de la communauté internationale et de la société civile pour atteindre l'égalité de genre d'ici 2030", estiment ces associations, qui appellent à des "financements publics" pour que "le combat pour l'égalité accélère".


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.