Guelleh salue l'«intégration régionale» des pays africains à l'occasion de la fête nationale de Djibouti

A l’occasion de la célébration dimanche du 44ème anniversaire de l’indépendance du Djibouti le Président djiboutien Ismail Omar Guelleh s’est adressé à la nation depuis le palais de la République, en présence de la Première Dame et présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd. (ADI).
A l’occasion de la célébration dimanche du 44ème anniversaire de l’indépendance du Djibouti le Président djiboutien Ismail Omar Guelleh s’est adressé à la nation depuis le palais de la République, en présence de la Première Dame et présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd. (ADI).
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Guelleh salue l'«intégration régionale» des pays africains à l'occasion de la fête nationale de Djibouti

  • Le Président Guelleh a longuement évoqué la spécificité de la journée du 27 juin 1977 pour son pays
  • Estimant que la souveraineté est une « conquête acquise de haute lutte », Guelleh a toutefois indiqué que « cette conquête n’a été que le début d’une aventure entreprise sur le long chemin de sa consolidation»

DJIBOUTI: A l’occasion de la célébration dimanche du 44ème anniversaire de l’indépendance du Djibouti le Président djiboutien Ismail Omar Guelleh s’est adressé à la nation depuis le palais de la République, en présence de la Première Dame et présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd.

Le chef de l'État a débuté son discours en ayant une pensée « à nos morts, à nos martyrs, à nos héros, à nos anonymes » et en saluant le dévouement sans faille des forces de défense et de sécurité.

« Chaque année, cette célébration est un moment de joie, de fierté et de communion nationale pour l’ensemble de nos compatriotes. C’est aussi et avant tout un moment de recueillement et de prière. Pour nos martyrs, pour tous ceux et celles qui ont consenti au sacrifice suprême. Pour tous ces héros et ces héroïnes qui sont morts pour donner naissance à notre souveraineté nationale. Nous prions le Très Haut et le Très Miséricordieux pour qu’il les gratifie de son paradis éternel. Amin », a  affirmé le chef de l’Etat.

Le Président Guelleh a longuement évoqué la spécificité de la journée du 27 juin 1977 pour son pays: « C’est une journée qui, a-t-il dit, appartient à l’Histoire. Pour autant, c’est une journée qui n’appartient pas au passé. Car c’est une journée qu’on célèbre chaque année comme un présent historique ! »

Pour lui, cette journée est "intemporelle" : « Tous les Djiboutiens et toutes les Djiboutiennes se retrouvent dans le miroir de cette journée qui est non seulement le reflet de leur identité mais aussi de leurs espoirs et de leurs aspirations », a-t-il affirmé.

Estimant que la souveraineté est une « conquête acquise de haute lutte », le président Ismail Omar Guelleh a toutefois indiqué que « cette conquête n’a été que le début d’une aventure entreprise sur le long chemin de sa consolidation.

« C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, et demain plus qu’aujourd’hui, nous devons redoubler d’engagement pour nous affirmer et pour nous affermir dans notre souveraineté. C’est pour notre Etat, pour notre République et pour notre Nation une garantie de vivre ensemble et de coexistence pacifique avec nos voisins et le reste du monde », a-t-il ajouté.

« Nous savons donc mieux que quiconque que notre salut aussi bien individuel que collectif réside dans notre stabilité, notre unité, notre cohésion et notre capacité au dialogue », a-t-il souligné.

Pour le président Guelleh, cette idée est valable aussi au niveau régional puisqu’à travers les crises et les soubresauts de l'Histoire, nous avons acquis cette certitude que l’interdépendance de nos pays est une réalité qui ne peut trouver une voie durable et équilibrée qu'à travers une politique volontariste d’intégration régionale.

« Le développement de nos pays pour nos peuples ne peut se faire sans la stabilité à l’intérieur et à l’extérieur de chaque territoire », a-t-il insisté.
 

 

Hommage au soldat inconnu

M. Ismail Omar Guelleh, a déposé ce dimanche une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu.

Le traditionnel défilé militaire ayant été annulé cette année encore pour des raisons liées au coronavirus, le président Guelleh a toutefois passé en revue, sur l’esplanade du palais de la République, un échantillon représentatif des forces armées et de sécurité du pays.

djibouti

 

Dans un autre volet de son discours, Guelleh a abordé le choix démocratique et clair que le peuple a fait en avril dernier. « Ce choix, c’est celui de la responsabilité, mais aussi celui de la confiance. Pour que nous continuons ensemble ce nouveau mandat que vous venez de me confier », a-t-il indiqué.

« Cette continuité politique que vous avez plébiscitée dans les urnes m’engage comme toujours à vous servir et à servir mon pays avec ferveur, dévouement et fidélité. C’est tout le sens du Serment que j’ai prêté », a précisé le chef de l’Etat.
 

Macron et le Roi Salmane présentent leurs voeus à Guelleh

Ismail Omar Guelleh a reçu dimanche un message de félicitations de son homologue français, Emmanuel Macron.

« Je suis heureux de vous adresser, en mon nom personnel et en celui du peuple français, mes vœux les plus chaleureux pour vous-même et pour le peuple djiboutien », a écrit le Président Macron dans le télégramme qu’il a fait parvenir au Chef de l’Etat.

« La relation de nos deux pays est à la fois stratégique, structurante et en pleine expansion. Nos visites croisées de 2019 et 2021, et nos échanges réguliers y ont grandement contribué. Je m’en réjouis », a-t-il noté.

« Je souhaite vous redire combien la densification de notre dialogue politico-militaire, marqué par de nombreuses échéances de haut niveau, est essentielle », a-t-il poursuivi.

Le Président français a ensuite évoqué les partenariats stratégiques que les deux nations entretiennent dans divers domaines.

« Notre partenariat de défense est aujourd’hui dynamisé par la déclaration d’intention conjointe que nous avons signée au Palais de l’Elysée en février dernier. Elle nous fixe un cap ambitieux et surtout partagé », a-t-il souligné.

« Je souhaite aussi que la dynamique que nous avons insufflée dans le domaine des relations économiques donne de nouveaux résultats concrets », a-t-il précisé, se disant réjoui de la « diversification constante de notre coopération bilatérale au bénéfice de nos sociétés civiles ».

M. Emmanuel Macron a enfin réitéré ses « vœux les plus chaleureux pour Djibouti à l’occasion de la fête nationale, » et « l’expression de sa haute considération » au Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh.

Le Roi Salmane

Dans son message, le Roi Salman d'Arabie saoudite  a formé des « vœux de succès et de réussite » au Chef de l’Etat ainsi que «davantage de progrès et de prospérité au peuple djiboutien. »

Le roi, qui a loué les relations privilégiées entre l’Arabie saoudite et la République de Djibouti, a fait part de sa « disponibilité à œuvrer davantage au renforcement des liens de fraternité, d’amitié et de coopération entre les deux pays et les deux peuples. »

A noter aussi qu’un message similaire a été envoyé par l’Héritier du Trône du Royaume d’Arabie saoudite, Son Altesse Royal Mohamed Bin Salman Bin Abdoulaziz, au Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh.

Le Président Guelleh a également exprimé "une pensée émue pour tous nos concitoyens qui nous ont quitté cette année, et en particulier à nos aînés qui ont payé un lourd tribut à l'épidémie de Covid 19".

Une pandémie qui, selon le chef de l’Etat, a mis à l’épreuve la capacité de résilience de notre pays, à l’instar du reste du reste du monde.

« Mais cette pandémie a également mis en lumière, comme dans beaucoup de pays, les carences structurelles de notre société et de notre économie. Ces carences, nous n’allons ni les escamoter, ni les masquer. Nous allons au contraire les solutionner afin que notre pays puisse faire face, à l’avenir, aussi bien aux chocs exogènes qu’endogènes », a-t-il fait savoir.

S’adressant à ses compatriotes de tous bords, le Président Ismail Omar Guelleh a enfin souligné que: « Le sentiment d’appartenance à ce beau pays doit aller de pair avec l'amour de son prochain. C’est la manière la plus efficace mais aussi la plus digne pour consolider notre souveraineté nationale mais également de nous dessiner le meilleur avenir ! ».


L'accord sur le Liban est un "premier pas" vers la restauration de sa souveraineté, dit le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a salué un nouvel accord-cadre avec Israël. (Archive/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a salué un nouvel accord-cadre avec Israël. (Archive/AFP)
  • Le président libanais Joseph Aoun a qualifié l'accord-cadre signé avec Israël de « première étape » vers le rétablissement de la pleine souveraineté du Liban
  • Il a affirmé son engagement à mettre fin à toute occupation, à obtenir la libération des prisonniers et à garantir un Liban sans subordination ni tutelle

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi que l'accord cadre signé avec Israël était "un premier pas" vers la restauration de la souveraineté de son pays sans "occupation", "subordination" ni "tutelle".

"L'accord-cadre signé aujourd'hui est une première étape" qui doit permettre aux Libanais "de revenir sur leurs terres entièrement libérées et dans leurs maisons qui seront assurément reconstruites (...) sous la souveraineté de l'Etat libanais, qui n'a aucun partenaire dans l'exercice de sa souveraineté sur sa terre et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué de la présidence.

"Nous jurons de continuer à oeuvrer jusqu'à ce que cela soit accompli. Il n'y aura plus d'occupation, de prisonniers, de subordination ni de tutelle", a-t-il promis.


Accord-cadre entre Liban et Israël, qui laisse deux "zones pilotes" à l'armée libanaise

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio assiste à la signature d'un accord-cadre entre Israël et le Liban par le conseiller du département d'État Daniel Holler, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis Yechiel Leiter et l'ambassadrice du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh, au département d'État à Washington. (Reuters)
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio assiste à la signature d'un accord-cadre entre Israël et le Liban par le conseiller du département d'État Daniel Holler, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis Yechiel Leiter et l'ambassadrice du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh, au département d'État à Washington. (Reuters)
  • Israël, le Liban et les États-Unis ont signé un accord-cadre pour avancer vers une paix durable, incluant le désarmement progressif du Hezbollah
  • Israël maintiendra ses troupes dans le sud du Liban jusqu'au désarmement du Hezbollah, tandis que Washington promet un soutien humanitaire et sécuritaire

WASHINGTON: Israël, le Liban et les Etats-Unis ont signé vendredi à Washington un accord-cadre visant à trouver "une paix durable" entre les deux pays du Proche-Orient, Israël assurant que son armée resterait au Liban jusqu'au désarmement du Hezbollah pro-iranien.

"Nous sommes heureux d'annoncer un accord-cadre entre le gouvernement souverain du Liban et le gouvernement d'Israël, avec la médiation et le soutien des Etats-Unis", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avant la signature.

Ce texte pose la première pierre d'"un cadre pour une paix et une sécurité durables", a-t-il estimé.

Il s'agit d'un "premier pas" vers la restauration de la souveraineté du Liban, sans "occupation", "subordination", ni "tutelle", a déclaré de son côté le président libanais Joseph Aoun.

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a lui estimé que le texte faisait courir un risque de "guerre civile" en cas d'application par les autorités libanaises.

L'un des points clés est le "désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures qui leur sont associées", dont le Hezbollah pro-Téhéran qui s'est toujours opposé aux négociations.

Après l'annonce de l'accord, des partisans du mouvement ont manifesté dans les rues de Beyrouth, notamment dans les quartiers proches du Parlement et le long d'une route menant à l'aéroport, et ont bloqué au moins une route avec des pneus enflammés, selon l'ANI, une agence officielle.

Un correspondant de l'AFP a également vu des postes de contrôle temporaires de l'armée libanaise être mis en place dans plusieurs rues.

- "Zones pilotes" -

Le Liban et Israël avaient entamé mi-avril des discussions directes à Washington, les premières depuis des décennies entre les deux pays techniquement toujours en état de guerre. Cette session de pourparlers était la cinquième.

L'accord-cadre prévoit notamment de confier progressivement à l'armée libanaise le contrôle de deux "zones pilotes", qui ont vocation à se multiplier jusqu'à ce que les forces étatiques aient la main sur tous les secteurs concernés, devant y permettre à terme le retour des civils.

L'une des deux premières zones est située au sud et l'autre au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Le retrait israélien devrait être limité puisque Benjamin Netanyahu a répété que son armée resterait dans le sud du Liban jusqu'à ce que le Hezbollah "soit désarmé".

La disparition de cette menace" éliminera toute nécessité future d'une intervention militaire ou d'une présence des Forces de défense d'Israël au Liban", et "le gouvernement israélien déclare n'avoir aucune ambition territoriale au Liban", dispose ainsi l'accord.

- "Début du début" -

A Washington, Marco Rubio a décrit le texte comme "le début du début". Il a annoncé dans un communiqué une "aide humanitaire immédiate de 100 millions de dollars, en coordination avec les Nations unies", ainsi qu'un versement de "plus de 30 millions de dollars" aux Forces armées libanaises "en faveur d'une paix durable au Liban".

Le chef de l'aide humanitaire à l'ONU, Tom Fletcher, a ainsi plaidé pour un accès "sûr, continu et libre" des organisations aux personnes dans le besoin, un déminage et la réparation prioritaire des infrastructures essentielles.

Selon l'accord-cadre, les Etats-Unis soutiendront plus généralement le gouvernement libanais pour la reconstruction du pays, la relance économique et les "perspectives de prospérité". De son côté, Beyrouth s'engage à s'assurer que les fonds n'atterrissent pas entre les mains de groupes armés et d'entités liées.

Les hostilités sur le front libanais ont repris début mars après des tirs du Hezbollah pro-iranien vers Israël, déclenchés en soutien à Téhéran visé par une offensive militaire israélo-américaine.

L'armée israélienne a mené de vastes frappes aériennes au Liban et déployé des troupes dans le sud du pays, faisant plus de 4.200 morts selon les autorités libanaises. Elle occupe une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de sa frontière, censée protéger les habitants du nord d'Israël.

Une trêve annoncée le 17 avril n'a jamais été respectée mais les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont largement diminué depuis la signature mi-juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran ayant exigé qu'une cessation des combats au Liban en fasse partie.


Le président libanais salue les efforts de Paris et Rome pour former une coalition succédant à la Finul

Photo prise près de la frontière israélo-libanaise montrant un véhicule blindé de la Finul circulant devant des bâtiments détruits dans le sud du Liban, le 22 juin 2026. (AFP)
Photo prise près de la frontière israélo-libanaise montrant un véhicule blindé de la Finul circulant devant des bâtiments détruits dans le sud du Liban, le 22 juin 2026. (AFP)
  • Le Liban soutient le projet franco-italien de coalition multinationale pour remplacer la Finul après 2026 et renforcer sa souveraineté
  • Les tensions persistent dans le sud malgré une accalmie, tandis que l'ONU défend le maintien d'une présence internationale

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a salué vendredi les efforts de la France et de l'Italie pour former une coalition multinationale appelée à succéder à la force de maintien de la paix de l'ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026.

Sous pression américaine, le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé en août dernier de fixer à décembre la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Rome et Paris, importants contributeurs à cette mission, veulent préparer un relais.

Dans un communiqué, M. Aoun a qualifié cette initiative d'"expression sincère de l'engagement international en faveur du soutien à la souveraineté et à la stabilité du Liban, et une reconnaissance réelle du rôle joué par l'(armée libanaise) dans le maintien de la sécurité et l'extension de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble de son territoire", en particulier dans le sud du pays, actuellement occupé en partie par l'armée israélienne.

Le Liban, a-t-il ajouté, est disposé à adopter "toute formule internationale qui renforce les capacités de ses forces armées et préserve son intégrité territoriale".

Le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, ont annoncé jeudi vouloir mettre en place une "coalition" multinationale sous leur direction, pour renforcer la "souveraineté au Liban" et empêcher que le pays ne devienne "une base pour une escalade régionale".

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays.

Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s'étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël.

Depuis le 2 mars, le conflit entre Israël et le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah, fortement implanté dans cette région, a repris après l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

L'armée israélienne a entrepris son incursion militaire la plus profonde au Liban depuis l'an 2000.

Malgré une accalmie sur le terrain, les frappes israéliennes se sont poursuivies ces derniers jours, faisant au moins sept morts depuis mardi, selon les autorités libanaises.

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU.

Il a proposé trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme pour permettre notamment de surveiller le cessez-le-feu et soutenir les forces armées libanaises.