Manifestations en Cisjordanie: des journalistes appellent l'ONU à les «protéger»

Des journalistes manifestent devant le bureau des Nations Unies à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
Des journalistes manifestent devant le bureau des Nations Unies à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 juin 2021

Manifestations en Cisjordanie: des journalistes appellent l'ONU à les «protéger»

  • La mort la semaine dernière d'un militant palestinien des droits humains, Nizar Banat, alors qu'il était détenu par l'Autorité palestinienne, a suscité une vague de colère en Cisjordanie
  • Les manifestations de ces derniers jours ont été émaillées de heurts entre protestataires et forces de l'ordre, tandis que des journalistes ont rapporté avoir été violentés par la police, mobilisée en masse

RAMALLAH, TERRITOIRES PALESTINIENS : Une cinquantaine de journalistes palestiniens ont manifesté lundi à Ramallah au nom de la liberté de la presse en Cisjordanie occupée et ont appelé l'ONU à les "protéger" après des violences lors de rassemblements contre l'Autorité palestinienne.

La mort la semaine dernière d'un militant palestinien des droits humains, Nizar Banat, alors qu'il était détenu par l'Autorité palestinienne, a suscité une vague de colère en Cisjordanie.

Les manifestations de ces derniers jours ont été émaillées de heurts entre protestataires et forces de l'ordre, tandis que des journalistes ont rapporté avoir été violentés par la police, mobilisée en masse.

"Au regard des violations de la liberté de travail des journalistes constatées ces derniers jours", une lettre a été soumise aux Nations unies, appelées à "prendre des mesures nécessaires et immédiates pour protéger" les journalistes, a indiqué Naila Khalil, une reporter palestinienne pour le journal Al-Arabi Al-Jdid.

Egalement présent devant les locaux de l'ONU à Ramallah, Mohammed Gharafi, journaliste pour le site d'actualités Ultra Palestine, a dit à l'AFP avoir été menacé par les forces de sécurité de voir son téléphone confisqué s'il n'arrêtait pas de filmer les manifestations.

Ses images montrent notamment des femmes journalistes être attaquées par des hommes en civil, soupçonnés d'appartenir aux forces de l'ordre.

"Au moins 12 journalistes palestiniens, dont cinq femmes, ont été agressés par la police palestinienne ce week-end en Cisjordanie", a tweeté lundi l'organisation Reporters sans frontières (RSF), dénonçant "l'usage de la force par l'Autorité palestinienne pour faire taire les journalistes et dissimuler la répression des manifestants".

Dimanche, le syndicat des journalistes palestiniens a appelé au renvoi du chef de la police pour "avoir échoué à assurer la protection de journalistes qui ont été agressés et menacés par des personnes en tenue civile, à la vue de la police".

Sollicitée par l'AFP, la police n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter.

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a appelé lundi "au respect de la liberté de la presse" et invité "chacun à faire preuve d'un sens élevé de responsabilité".

Un appel à la grève générale dans les Territoires palestiniens n'a été que peu suivi, selon un journaliste de l'AFP.

Nizar Banat, décédé jeudi, était connu pour ses vidéos postées sur les réseaux sociaux critiquant l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qu'il accusait de corruption.

Sa famille accuse les forces de sécurité palestiniennes de l'avoir "assassiné".

M. Shtayyeh a promis lundi que l'enquête sur sa mort serait "professionnelle et transparente". Les responsables "seront traduits devant les autorités compétentes", a-t-il déclaré.

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com