L'Iran «examine» l'opportunité de prolonger l'accord de surveillance de l'AIEA

Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabiei. (Dossier/AFP)
Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabiei. (Dossier/AFP)
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Publié le Mardi 29 juin 2021

L'Iran «examine» l'opportunité de prolonger l'accord de surveillance de l'AIEA

  • L'Iran a limité l'accès à certaines de ses installations nucléaires vis-à-vis des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique
  • Initialement approuvé pour trois mois, le compromis, prolongé d'un mois, a expiré le 24 juin

TÉHÉRAN: L'Iran «examine» l'opportunité de prolonger l’accord pour permettre à l'Organisation des nations unies (ONU) de surveiller certaines de ses activités nucléaires, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Ali Rabiei.

Les questions relatives aux caméras de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et aux autres moyens de surveillance font partie de discussions plus larges en cours à Vienne afin de tenter de sauver l'accord nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances.

L'Iran a limité en février l'accès à certaines de ses installations nucléaires vis-à-vis des inspecteurs de l’AEIA, l'organisme de surveillance nucléaire de l'ONU, en vertu d'une loi adoptée à la fin de l'année dernière.

La République islamique a refusé depuis de transmettre les images en temps réel des caméras de l'AIEA ainsi que les données émanant d'autres dispositifs de surveillance que l'agence des Nations unies a installés sur ces sites.

L'AIEA et Téhéran ont néanmoins négocié un compromis garantissant un certain degré de surveillance du programme nucléaire iranien.

L'équipement de surveillance reste sous la garde de l'AIEA, alors que les données sont en possession de l'Iran et ne devraient pas être supprimées tant que l'accord reste en vigueur.

Initialement approuvé pour trois mois, le compromis, prolongé d'un mois, a expiré le 24 juin. Depuis, L'AIEA exhorte Téhéran à l'informer de ses intentions.

Concernant l'accord avec l'AIEA, «nous examinons la nécessité de le renouveler, ainsi que toute autre possibilité», a déclaré M. Rabiei mardi sans donner plus de précisions, lors d'une conférence de presse à Téhéran.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré lundi qu'«aucune décision» sur la suppression ou la conservation des données enregistrées n'avait encore été prise.

L'accord nucléaire de 2015 offrait à Téhéran un allègement des sanctions de la part des pays occidentaux et de l'ONU, en échange d'un engagement à ne jamais acquérir d'armes nucléaires ainsi que d'une réduction drastique de son programme nucléaire.

Cet accord a cependant été torpillé en 2018 par l'ancien président américain, Donald Trump, qui en a unilatéralement retiré les États-Unis. Ce dernier a réimposé les sanctions et en a ajouté de nouvelles.

En guise de représailles, l'Iran a renoncé à la plupart de ses engagements phares restreignant ses activités nucléaires controversées, qui, selon ses affirmations, sont uniquement destinées à des fins pacifiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre souligne l'importance de continuer à développer le partenariat entre Bahreïn et le Royaume-Uni

Le ministre bahreïni des Finances, Sheikh Salmane ben Khalifa Al-Khalifa, rencontre la ministre d'État britannique pour l'Asie et le Moyen-Orient, Amanda Milling. (BNA)
Le ministre bahreïni des Finances, Sheikh Salmane ben Khalifa Al-Khalifa, rencontre la ministre d'État britannique pour l'Asie et le Moyen-Orient, Amanda Milling. (BNA)
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  • La ministre d'État britannique pour l'Asie et le Moyen-Orient, Amanda Milling, est en visite à Manama
  • Le ministre des finances et de l'économie nationale de Bahreïn a souligné la profondeur des relations entre le Royaume-Uni et Bahreïn

RIYADH : Le ministre des finances de Bahreïn a souligné l'importance de continuer à développer le partenariat entre son pays et le Royaume-Uni afin de créer des opportunités d'investissement plus ambitieuses, a rapporté dimanche l'agence de presse de Bahreïn.

Le ministre des finances et de l'économie nationale, Sheikh Salmane ben Khalifa Al-Khalifa, a également mis en avant le lien qui unit le Royaume-Uni et le Bahreïn et qui a renforcé la coopération économique et le partenariat entre les deux pays.

Le ministre a également souligné l'importance de s'appuyer sur la coopération fructueuse entre les deux pays et d’élargir les horizons afin d’atteindre des ambitions et des objectifs communs.

C’est dans le cadre de la visite à Manama de la ministre d'État britannique pour l'Asie et le Moyen-Orient, Amanda Milling que ces propos sont intervenus.

Milling a déclaré qu'elle était ravie de visiter Bahreïn et de rencontrer les fonctionnaires de l'ambassade britannique pour en savoir plus sur le « travail en cours avec le gouvernement de Bahreïn. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Jordanie: plusieurs responsables limogés après une fuite mortelle de gaz dans un port

Le prince héritier Hussein assiste à une réunion du Conseil national pour la sécurité et la gestion des crises le 28 juin 2022 concernant la fuite de gaz chloré à Aqaba. (Photo, AFP)
Le prince héritier Hussein assiste à une réunion du Conseil national pour la sécurité et la gestion des crises le 28 juin 2022 concernant la fuite de gaz chloré à Aqaba. (Photo, AFP)
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  • Le Premier ministre a déclaré lors d'un conseil des ministres que l'enquête avait conclu à des «grandes négligences sur les procédures de sécurité et le traitement des matières dangereuses dans le port d'Aqaba»
  • La fuite de chlore s'est produite après la chute d'un conteneur avec du gaz liquide qui était transporté par une grue, avant qu'il ne tombe sur un bateau, libérant un épais nuage jaune

AMMAN: Plusieurs hauts responsables jordaniens ont été limogés après une fuite de chlore lundi dernier dans le port d'Aqaba ayant causé la mort de treize personnes et blessé plus de 260, a annoncé dimanche le Premier ministre, Bicher al-Khasawneh. 

La fuite de chlore s'est produite après la chute d'un conteneur avec du gaz liquide qui était transporté par une grue, avant qu'il ne tombe sur un bateau, libérant un épais nuage jaune. 

Aqaba, l'un des principaux ports de la mer Rouge, est également le seul du royaume hachémite, par lequel transitent la plupart des importations et exportations jordaniennes. La ville est en outre une importante station balnéaire. 

M. Khasawneh a déclaré lors d'un conseil des ministres que l'enquête avait conclu à des « grandes négligences sur les procédures de sécurité et le traitement des matières dangereuses dans le port d'Aqaba ». 

De son côté, le ministre jordanien de l'Intérieur, Mazen al-Faraya, qui a présidé la commission d'enquête, a confirmé lors d'une conférence de presse que des « négligences à plusieurs niveaux » étaient à l'origine de l'accident. 

Il a pointé du doigt notamment la responsabilité du « directeur général de l'Autorité maritime jordanienne, du directeur général de l'entreprise de gestion et d'exploitation des ports d'Aqaba », ainsi que deux autres chefs de département de cette entreprise. 

Les responsables n'ont selon l'enquête « pas pris les précautions nécessaires pour la sécurité publique lors du chargement de ces matières dangereuses ». 

« Le poids du conteneur était de 28 900 tonnes, soit trois fois plus que la capacité du câble de 8,6 tonnes, ce qui a entraîné sa rupture », a expliqué le ministre. 

Selon lui, l'enquête a prouvé que « certaines tâches dans le port ont été attribuées à des employés non spécialisés ». 

Par ailleurs, 95% des quelque 2 300 employés du port d'Aqaba ont entamé dimanche une grève, selon un dirigeant syndical. 

Ils « protestent contre les manquements aux mesures de sécurité dans le port, qui a entraîné des morts et des blessés parmi leurs collègues », a déclaré Ahmed Amayreh, chef du syndicat des travailleurs du port. 


Shihana Alazzaz nommée Secrétaire générale adjointe du Conseil des ministres saoudien par décret royal

Le roi Salmane. (Dossier/SPA)
Le roi Salmane. (Dossier/SPA)
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  • Alazzaz a été l'une des premières femmes autorisées à pratiquer le droit en Arabie
  • La princesse Haïfa bent Mohammed a été nommée vice-ministre du Tourisme par décret royal

RIYAD : Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé dimanche Shihana Alazzaz au poste de secrétaire général adjoint du Conseil des ministres.

Alazzaz a été l'une des premières femmes autorisées à pratiquer le droit en Arabie saoudite et a occupé le poste de conseiller juridique au Fonds d'investissement public. 

La princesse Haifa bent Mohammed a été nommée vice-ministre du tourisme par décret royal. 

Le prince Abdelrahman ben Mohammed a été relevé de son poste de secrétaire général du Conseil des ministres et a été nommé conseiller à la Cour royale.

Le Dr Bandar ben Obaid ben Hamoud Al-Rasheed est nommé secrétaire du prince héritier Mohammed ben Salmane en plus de ses autres fonctions.

Mansour ben Abdallah ben Ali ben Salama est nommé adjoint au secrétaire du prince héritier Mohammed ben Salmane. 

Ayman ben Mohammed Al-Sayari est nommé gouverneur adjoint pour les investissements et la recherche à la Banque centrale saoudienne.

Le Dr Khaled ben Walid ben Fadl Al-Dhaher est nommé gouverneur adjoint pour le contrôle et la technologie à la Banque centrale saoudienne. 

Abdelaziz ben Ismail ben Rashad Trabzoni est nommé conseiller à la Cour royale.

Le Dr. Rumaih ben Mohammed Al-Rumaih est nommé vice-ministre des transports et des services logistiques et est chargé d'effectuer le travail du président de l'autorité des transports publics.

Ihab ben Ghazi ben Fahmy Al-Hashani est nommé vice-ministre des Affaires municipales, rurales et du Logement.

Abdelaziz ben Hamad ben Saleh Al-Rumaih est nommé vice-ministre de la Planification et du Développement au ministère de la santé. 

Ahmed ben Sufyan ben Abdel Razzaq Al-Hassan est nommé ministre adjoint des Transports et des Services logistiques.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com