Médias: Brut lève 75 millions de dollars pour se renforcer à l'international

Un journaliste regarde une interview en direct du président français Emmanuel Macron sur la plateforme d'information numérique Brut le 4 décembre 2020 à Paris. (Photo, AFP)
Un journaliste regarde une interview en direct du président français Emmanuel Macron sur la plateforme d'information numérique Brut le 4 décembre 2020 à Paris. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 29 juin 2021

Médias: Brut lève 75 millions de dollars pour se renforcer à l'international

  • Ce troisième tour de table « va permettre à Brut d'accélérer et de développer ses activités sur de nouveaux marchés tels que les États-Unis, l'Inde et l'Afrique, et de diversifier son contenu, focalisé sur les questions d'impact culturel et social »
  • Le média multilingue, qui cible un public jeune éloigné des médias traditionnels, voit entrer à son capital James Murdoch (Lupa Systems), François-Henri Pinault (Artemis), Orange Ventures et Tikehau Capital

PARIS: Brut, média d'information 100% vidéo, a annoncé avoir levé 75 millions de dollars (63 millions d'euros) pour se développer à l'international et diversifier ses contenus, selon un communiqué publié mardi.

Ce troisième tour de table « va permettre à Brut d'accélérer et de développer ses activités sur de nouveaux marchés tels que les États-Unis, l'Inde et l'Afrique, et de diversifier son contenu, focalisé sur les questions d'impact culturel et social », est-il précisé dans le communiqué.

Le média multilingue, qui cible un public jeune éloigné des médias traditionnels, voit entrer à son capital James Murdoch (Lupa Systems), François-Henri Pinault (Artemis), Orange Ventures et Tikehau Capital.

« L'ensemble des investisseurs historiques de Brut » ont également participé à cette nouvelle levée de fonds, mentionne le média qui avait en octobre 2019 obtenu 40 millions de dollars et 10 millions d'euros en juillet 2018 lors de précédents tours de table.

Brut est né fin 2016 de l'association d'anciens piliers de l'univers Canal+ Renaud Le Van Kim, l'ex-producteur du « Grand Journal », Guillaume Lacroix, fondateur de Studio Bagel, Roger Coste, ancien patron de la régie publicitaire de Canal+, et Laurent Lucas, ancien rédacteur en chef adjoint du « Petit Journal ».

Les vidéos courtes diffusées par le média sur les réseaux sociaux « ont généré 20 milliards de vues au cours de la dernière année » et sont visionnées dans plus de 100 pays, est-il précisé.

Depuis le début de l'année, Brut a accéléré sa stratégie de développement dans plusieurs pays et lancé début avril BrutX une offre de streaming « de divertissement engagé » par abonnement. Basée sur sa ligne éditoriale, la plateforme fait la part belle aux enjeux sociétaux internationaux.

« BrutX rencontre un énorme succès et a déjà atteint, le mois de son lancement, un tiers de son objectif annuel de recrutement d’abonnés », ajoute le média.

Ce dernier mentionne également avoir obtenu le label « Bcorp » décerné aux entreprises respectant certaines normes sociales, environnementales et de gouvernance en vue d'avoir un impact bénéfique sur la société.

 


Candidat ? Macron se prononcera «  en temps voulu »

Emmanuel Macron a fait un détour devant une imposante vache limousine qui fera le voyage au Salon de l'agriculture en février. (AFP).
Emmanuel Macron a fait un détour devant une imposante vache limousine qui fera le voyage au Salon de l'agriculture en février. (AFP).
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  • A 76 jours du premier tour, le chef de l'Etat occupe le terrain avec cette nouvelle étape de son tour de France présidentiel, qui le conduira aussi mardi en Haute-Vienne
  • Accompagné de quatre ministres, il a salué agriculteurs et élèves, avec un détour devant une imposante vache limousine qui fera le voyage au Salon de l'agriculture

AHUN: "J'annoncerai ma décision en temps voulu", "réponse au prochain épisode!": interrogé lundi en Creuse par l'élève d'un lycée agricole, Emmanuel Macron est resté évasif sur sa candidature à le présidentielle 2022, lors d'une visite consacrée au bilan de ses actions pour le monde rural.


"Je vais continuer à me battre jusqu'au bout car on a encore beaucoup de choses à faire. Si tout avait été réglé... Ce n'est pas le cas!", a-t-il lancé en souriant, en rencontrant les élèves du lycée agricole d'Ahun, près de Guéret.


A 76 jours du premier tour, le chef de l'Etat occupe le terrain avec cette nouvelle étape de son tour de France présidentiel, qui le conduira aussi mardi en Haute-Vienne, pour présenter son bilan sur les zones blanches, le retour des services publics ou les déserts médicaux.


Il a félicité l'élève, Tom, 19 ans, de s'être inscrit sur les listes électorales. "C'est un droit qui a été acquis, et qui une forme de devoir. Et donc s’intéresser au fond des programmes, des propositions des uns des autres, et faire votre choix de citoyens libres, je pense que c'est essentiel et je vous félicite", a-t-il ajouté dans l'étable de l'établissement.


Accompagné de quatre ministres, il a salué agriculteurs et élèves, avec un détour devant une imposante vache limousine qui fera le voyage au Salon de l'agriculture en février, avant d'expliquer que son gouvernement s'était battu pour rehausser les revenus agricoles.


"Le revenu, c'est la mère des batailles, la passion ne peut pas tout, la rémunération est la clé. On se bat pour cela avec la mise en œuvre de la loi Egalim 2 pour mieux s’armer dans la guerre des prix", a assuré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. "On doit complètement revaloriser vos métiers. Depuis quinze ans, nourrir n'avait plus de valeur. On doit réhabituer tout le monde au fait que la nourriture est une valeur", a ajouté le chef de l'Etat, en estimant que l'impact de la loi allait se faire sentir.


Autre sujet sensible, la présence de loups, responsables d'attaques récentes en Creuse et Corrèze. Une question qui "sera abordée dans le cadre de la présidence française de l’UE", a répondu M. Denormandie, tous les pays n'ayant pas la même stratégie. 


Ces Français portés par l'espoir de changer de nom

Le député LREM Patrick Vignal, porteur d’une proposition de loi vise à permettre à toute personne majeure de changer de nom une fois dans sa vie. (Pascal Guyot / AFP)
Le député LREM Patrick Vignal, porteur d’une proposition de loi vise à permettre à toute personne majeure de changer de nom une fois dans sa vie. (Pascal Guyot / AFP)
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  • Une proposition de loi vise à permettre à toute personne majeure de changer de nom une fois dans sa vie, par simple déclaration en mairie
  • Le collectif «Porte mon nom» souhaite que la mère puisse ajouter son nom comme nom d'usage de l'enfant, sans autorisation du père

PARIS : «Je veux porter un nom qui a du sens, dans lequel je me retrouve»: tous les ans, plusieurs milliers de Français entament des démarches pour modifier leur nom de famille ou celui de leur enfant, une procédure complexe qui pourrait bientôt être simplifiée.

Pour Jessica, 32 ans, c'est une évidence: «je suis une Béraud», affirme-t-elle. Ses papiers affichent toutefois le nom de «Rodrigues», celui de son père.

«Il est parti quand j'avais 18 mois, j'ai grandi avec le poids de son absence», confie la jeune femme, qui souhaite porter le nom de sa mère. «J'aurais le sentiment de faire honneur à mes ancêtres et d'être enfin rattachée à mon clan».

Sa demande, refusée par le ministère de la Justice, pourrait finalement aboutir grâce à une nouvelle procédure envisagée par le gouvernement.

Une proposition de loi vise à permettre à toute personne majeure de changer de nom une fois dans sa vie, par simple déclaration en mairie. Portée par le député Patrick Vignal (LREM), elle sera examinée mercredi à l'Assemblée nationale.

L'ex-conjoint de Nadège (prénom d'emprunt) a déclaré la naissance de leur fille uniquement sous son nom, alors qu'elle souhaitait aussi transmettre le sien.

Depuis sa séparation, elle a la garde principale de leur enfant dont l'état civil n'a pas pu être modifié. Résultat: «je dois me justifier d'être sa maman tout le temps, je trouve ça honteux», témoigne Nadège qui se «balade avec le livret de famille».

Pour faciliter le quotidien des femmes dans cette situation, le collectif «Porte mon nom» souhaite que la mère puisse ajouter son nom comme nom d'usage de l'enfant, sans autorisation du père, difficile à obtenir lors d'une séparation. La proposition de loi prévoit toutefois que l'accord des deux parents sera nécessaire et qu'un juge tranchera, en l'absence d'entente.

«Cela n'enlèverait rien à l'acte de naissance, rien à la filiation, c'est du bon sens», défend la fondatrice du collectif, Marine Gatineau-Dupré, mère de deux enfants qui ne portent pas son nom, une situation à l'origine de «petites souffrances» au quotidien, notamment à l'école ou lors de voyages.

- Procédure «injuste» -

Valérie (prénom d'emprunt), 50 ans, a vécu la même situation, après avoir quitté son mari «maltraitant». «Avant, on ne se posait même pas la question du nom de l'enfant, c'était forcément celui du mari», souligne-t-elle. Elle se réjouit de voir le sujet émerger dans le débat public et qu'on entende la voix des femmes.

Ses enfants, aujourd'hui étudiants, voudraient profiter de la nouvelle loi pour accoler son nom à leur patronyme: «le schéma familial serait complet», décrit-elle, émue.

A l'heure actuelle, il faut invoquer un «motif légitime» pour changer de nom de famille (nom difficile à porter, qui risque l'extinction, etc.). En 2020, 4.293 demandes ont été déposées.

Publication payante de la demande au Journal officiel, lettre explicative à soumettre au ministère de la Justice: la procédure, qui dure «parfois plusieurs années», est critiquée par les intéressés.

«Je trouve ça injuste que ce soit payant, public et qu'on questionne la légitimité», commente Émilie (prénom d'emprunt). Découragée par la démarche, elle a «repris espoir» en découvrant la proposition de loi, qui s'appliquerait dès juillet, si elle était approuvée.

L'étudiante souhaite abandonner son patronyme car elle a coupé les ponts avec son père, condamné pour avoir violé sa belle-fille. «Cette histoire a engendré beaucoup de souffrance dans ma vie, aujourd'hui je vais mieux et ce que je construis, j'ai envie que ce soit sous le nom de ma mère», affirme-t-elle.

Ludovic est à l'aube des démarches, «contraignantes» à ses yeux, pour ajouter à ses papiers le nom de sa mère, Le Moignic.

Il l'utilise déjà depuis plusieurs années. »C'est le nom qui a une histoire et un sens pour moi», explique ce trentenaire, en décrivant ses liens avec sa famille maternelle et l'absence de contact avec celle de son père.

«Il faut se rendre compte de à quel point c'est important d'avoir un nom qui nous correspond», estime-t-il.


Nordahl Lelandais devant ses juges pour le meurtre de la petite Maëlys

La Cour d'Assise d'Isère où comparaîtra Lelandais. (AFP).
La Cour d'Assise d'Isère où comparaîtra Lelandais. (AFP).
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  • L'ancien maître-chien militaire de 38 ans doit être jugé à partir du 31 janvier devant la cour d'assises de l'Isère pour le meurtre précédé de l’enlèvement de cette enfant de 8 ans
  • Nordahl Lelandais, jugé  devra aussi s’expliquer sur les agressions sexuelles de deux petites-cousines

GRENOBLE: Que s'est-il passé en cette nuit d'août 2017? Moins d'un an après sa condamnation pour le meurtre du caporal Noyer, Nordahl Lelandais va répondre de la mort de la petite Maëlys qu'il a longtemps niée, puis avouée.


L'ancien maître-chien militaire de 38 ans doit être jugé à partir du 31 janvier devant la cour d'assises de l'Isère pour le meurtre précédé de l’enlèvement et de la séquestration de cette enfant de 8 ans. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


La famille de Maëlys De Araujo voit ce procès comme une "terrible épreuve" et attend que la justice prenne "toute la mesure de la dangerosité de Nordahl Lelandais", selon Me Fabien Rajon qui défend notamment la mère et la soeur de la fillette.


L'accusé, détenu à l'isolement au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), lui, attend le procès "sûrement comme quelqu'un qui encourt la perpétuité", selon une source proche du dossier.


Nordahl Lelandais a longtemps nié avant d'être confondu en février 2018 par la découverte d'une tache de sang dans le coffre de sa voiture, désossée par les enquêteurs. Il déclare alors avoir tué Maëlys "involontairement" en lui portant des coups très violents au visage. 


Mais ni cet aveu ni l'autopsie du corps n'ont permis de faire la pleine lumière sur cette affaire, marquée dès les premiers jours par un énorme retentissement médiatique.