Une nouvelle marche vers le rachat de Suez par Veolia

Ce nouveau Suez gardera tous ses actifs France, et une petite partie à l'étranger, dans l'activité eau, son coeur de métier. (Photo, AFP)
Ce nouveau Suez gardera tous ses actifs France, et une petite partie à l'étranger, dans l'activité eau, son coeur de métier. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 juin 2021

Une nouvelle marche vers le rachat de Suez par Veolia

  • Ce 29 juin était le dernier délai pour formaliser l'entente, Suez devant tenir au plus tard son assemblée générale annuelle ce mercredi 30
  • Le consortium repreneur du futur Suez a ainsi remis mardi son offre ferme de reprise, qui concerne environ 40% du Suez actuel et évalue la future entité à 10,4 milliards d'euros

PARIS: Le conseil d’administration de Suez a recommandé mardi son rachat par Veolia, nouvelle étape dans l’accord trouvé entre les deux géants de l’eau et des déchets au terme de huit mois de bataille épique.

Les deux frères ennemis se sont accordés en avril pour que Veolia reprenne une grande partie de son rival historique, avec en contrepartie le maintien d'un Suez indépendant bien qu'amputé de l'essentiel de ses activités internationales.

Ce 29 juin était le dernier délai pour formaliser l'entente, Suez devant tenir au plus tard son assemblée générale annuelle ce mercredi 30. Les acteurs de la saga auront ainsi utilisé tout le temps imparti pour négocier les contours exacts des deux groupes et valoriser au mieux leurs actifs.

Le consortium repreneur du futur Suez a ainsi remis mardi son offre ferme de reprise, qui concerne environ 40% du Suez actuel et évalue la future entité à 10,4 milliards d'euros. Le conseil d'administration de Suez a dans la foulée recommandé à ses actionnaires d’apporter leurs titres à l’offre publique de Veolia, au prix de 20,50 euros par action. 

Une fois passées les fourches des autorités de la concurrence, puis le lancement formel de l'OPA probablement en octobre, la création des deux nouvelles entités, Veolia renforcé et "nouveau Suez", devrait être actée d'ici à la fin 2021, espèrent les protagonistes.

"La finalisation concrète et opérationnelle du rapprochement n'est plus qu'une question de quelques mois: toutes les équipes de Veolia ont hâte d'accueillir leurs collègues de Suez", a assuré Antoine Frérot, le PDG de Veolia, mardi.

Les chiffres et l'humain

L'opération verra son groupe, numéro un mondial de l'eau et de la propreté, récupérer dans son escarcelle des actifs qu'il juge "stratégiques" : eau aux Etats-Unis, Espagne, Chili, déchets en Grande-Bretagne et Australie... Le groupe passera à 230.000 salariés, pour 37 milliards d'euros de chiffre d'affaires (26 milliards en 2020).

Concomitamment, il devra revendre 40% des activités de l'actuel Suez à un consortium: les fonds Meridiam et GIP prendront 39% chacun de ce nouveau Suez, la Caisse des dépôts/CNP Assurances 19%, le reste allant à l'actionnariat salarié. Pour un prix "en cohérence" avec les 20,50 euros.

Ce nouveau Suez gardera tous ses actifs France, et une petite partie à l'étranger, dans l'activité eau, son coeur de métier.

Parmi les premières tâches de ces nouveaux actionnaires, il y aura la désignation du nouveau directeur général, l'actuel patron du groupe, Bertrand Camus, pendant des mois incarnation du refus de l'OPA, ayant annoncé qu'il ne poursuivrait pas "l'aventure".

Suez a longtemps ferraillé pour contrarier l'offensive de Veolia, jusqu'à un armistice conclu mi-avril sous les auspices de son ancien patron historique, Gérard Mestrallet, et d'un cabinet de médiation.

Veolia détenait depuis octobre 29,9% des parts de son rival, rachetées à Engie, et comptait bien acquérir le reste, pour créer "le champion mondial" du secteur, Suez criant de son côté à la casse industrielle et sociale.

Le groupe d'Antoine Frérot, qui réalise là une acquisition déjà tentée en 2006 puis 2012, a promis le maintien de l'emploi pour quatre ans. Le consortium s'est engagé sur cinq ans.

"L'accord confirmé mardi est créateur de valeur pour les actionnaires de Suez, garantit l’emploi et permet l’émergence d’un nouvel acteur des services essentiels grâce à la création du nouveau Suez", a commenté Bertrand Camus.

Le consortium assure porter "un projet industriel ambitieux", vouloir notamment "accélérer les investissements dans les solutions innovantes", dit Thierry Déau, de Méridiam.

Les représentants des salariés, qu'ils aillent chez l'un ou chez l'autre, se montrent pour leur part prudents voire méfiants.

"Jusque-là, on a beaucoup parlé de chiffres. Maintenant, on parle de l’humain, de qui reste, qui part", souligne Jérémy Chauveau, un porte-parole de l’union syndicale. "Tous ceux qui travaillent sur l’international vont partir chez Veolia mais on veut garder des forces vives!"

"On a revu le consortium puis Veolia", explique Franck Reinhold van Essen, secrétaire CGT du CCE. "On attend de voir une réelle capacité d’investir. On les sent motivés. (...) Veolia aimerait récupérer l’informatique, Suez ne veut pas. Il y a des ressources rares et d’autres plus communes".


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.