Nouvelle manifestation à Ramallah contre le président palestinien

Manifestants palestiniens dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 3 juillet 2021, dénonçant l'Autorité palestinienne à la suite de la mort du militant Nizar Banat alors qu'il était détenu par les forces de sécurité de l'AP. (Abbas Momani/AFP)
Manifestants palestiniens dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 3 juillet 2021, dénonçant l'Autorité palestinienne à la suite de la mort du militant Nizar Banat alors qu'il était détenu par les forces de sécurité de l'AP. (Abbas Momani/AFP)
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Publié le Samedi 03 juillet 2021

Nouvelle manifestation à Ramallah contre le président palestinien

Manifestants palestiniens dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 3 juillet 2021, dénonçant l'Autorité palestinienne à la suite de la mort du militant Nizar Banat alors qu'il était détenu par les forces de sécurité de l'AP. (Abbas Momani/AFP)
  • A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, les manifestants ont brandi des pancartes contre Mahmoud Abbas et l'institution qu'il dirige
  • A l'inverse, dans la ville de Hébron, située plus au sud, une foule de Palestiniens a manifesté en faveur de M. Abbas, lors d'un défilé organisé par le mouvement Fatah

RAMALLAH, Territoires palestiniens : Des centaines de Palestiniens ont appelé au départ du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d'une nouvelle manifestation samedi à Ramallah, en Cisjordanie occupée, dans le sillage des protestations contre la mort d'un militant des droits humains.

"Abbas dégage", "Non à l'assassinat politique", "Que tombe l'Autorité d'Oslo": A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, les manifestants ont brandi des pancartes contre M. Abbas et l'institution qu'il dirige, issue des accords israélo-palestiniens d'Oslo au début des années 1990.

En tête du cortège, la famille du militant des droits humains palestinien Nizar Banat, 43 ans, mort le 24 juin en détention, quelques heures après son arrestation par les forces de sécurité palestiniennes.

Personnalités politiques, militants et représentants d'organismes locaux y ont participé. "Ce défilé est un message d'allégeance à Nizar Banat, l'homme de la parole libre, et un message aux parties concernées sur la nécessité de punir les responsables", a déclaré un ancien adjoint au chef du Parlement, Hassan Khricheh.

Les forces de sécurité ont bloqué les routes menant au QG de l'Autorité palestinienne à Ramallah pour empêcher les manifestants de s'y rendre.

Contre-manifestation à Hébron

A l'inverse, dans la ville de Hébron, située plus au sud dans ce territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans, une foule de Palestiniens a manifesté en faveur de M. Abbas, lors d'un défilé organisé par le mouvement Fatah, le parti du président palestinien.

Ils ont porté des drapeaux du Fatah et lancé des slogans en faveur de M. Abbas. 

La mort de Nizar Banat, connu pour ses vidéos postées sur les réseaux sociaux critiquant l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qu'il accusait de corruption, a suscité une vague de colère en Cisjordanie et à l'étranger.

Sa famille, qui réclame une enquête internationale, a accusé les forces de sécurité palestiniennes de l'avoir "assassiné". L'Autorité palestinienne a annoncé une enquête.

Le médecin légiste chargé de son autopsie a fait état de traces de coups à la tête, à la poitrine, au cou, aux jambes et aux mains.

Les précédentes manifestations contre l'Autorité palestinienne avaient été émaillées de heurts entre protestataires et forces de l'ordre, tandis que des journalistes avaient rapporté avoir été violentés par la police, mobilisée en masse.

L'Autorité palestinienne, cadenassée par le président Mahmoud Abbas, 86 ans, dont le mandat devait se terminer en 2009, exerce des pouvoirs limités sur environ 40% de la Cisjordanie. Israël, qui en contrôle tous les accès, administre le reste de ce territoire ainsi que des colonies qui y sont implantées.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.