Liban: Macron prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien

Emmanuel Macron s'est déclaré prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien au Liban, où il effectue sa deuxième visite depuis l'explosion dévastatrice de Beyrouth il y a près d'un mois. (Photo capture d'écran).
Emmanuel Macron s'est déclaré prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien au Liban, où il effectue sa deuxième visite depuis l'explosion dévastatrice de Beyrouth il y a près d'un mois. (Photo capture d'écran).
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Liban: Macron prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien

  • C’est à bord du porte-hélicoptère Le Tonnerre que le responsable de la Marine nationale française a fait le point avec le président français Emmanuel Macron sur les opérations de recherches au port de Beyrouth
  • Il a affirmé que toutes les capacités dont la Marine avait besoin sont arrivées entre le 9 et le 13 août, et que leur mission est scindée en deux parties

BEYROUTH: C’est à bord du porte-hélicoptère Le Tonnerre que le responsable de la Marine nationale française a fait le point avec le président français Emmanuel Macron sur les opérations de recherches au port de Beyrouth.

Emmanuel Macron s'est déclaré prêt à accueillir en octobre une conférence internationale de soutien au Liban, où il effectue sa deuxième visite depuis l'explosion dévastatrice de Beyrouth il y a près d'un mois.

Sur le pont du Le Tonnerre, le reponsable de la Marine a affirmé que toutes les capacités dont la Marine avait besoin sont arrivées entre le 9 et le 13 août, et que leur mission est scindée en deux parties : « aider les efforts de recherches effectuées par les équipes libanaises, d’un point de vue logistique, même si pour l'instant ils sont très fermés sur eux-même, et la deuxième phase c'était de porter assistance à tous les services et rehausser les capacités du port » .

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Sur le pont du Le Tonnerre, le reponsable de la Marine brief Emmanuel Macron. (Photo Capture d'écran)

À ajouter : « Les catastrophes atmosphériques sont vraiment visibles », les équipements du port ont été touchés parce que l'eau en se retirant comme une vague de tsunami les a fait tomber de 10 mètres, et puis les bâtiments les plus petits ont été projetés sur le fond, certains ont coulé (…) La citerne la réserve d'eau et à sa droite un système de pompe on en a réparé le mécanisme ». Le responsable de la Marine a aussi souligné : « 300 objets étaient projetés dans le port, les plongeurs plongeait avec un sonar aquatique qui permet de relocaliser la masse sous l’eau ».

Avec l'ONU et les ONG

Emmanuel Macron a ensuite passé un moment avec les responsables locaux de l’ONU et des ONG locales pour écouter leurs besoins et faire le point sur les aides déjà acheminées.

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Lors de sa rencontre avec les représentants de la société civile, le président français a dressé un premier bilan des aides acheminées vers le Liban et les défis, notamment organisationnels, auxquels les ONG sont confrontées. (Photo Capture d'écran)

"Il faut qu'on continue à mobiliser toute la communauté internationale (...) Je suis prêt à ce qu'on réorganise, autour peut-être de mi-fin octobre, une conférence internationale de soutien avec les Nations unies", a-t-il déclaré à des représentants de l'ONU et des ONG locales sur le porte-hélicoptères Le Tonnerre au port de Beyrouth. 

"Je suis tout à fait prêt même à l’accueillir à Paris (...), qu'on puisse à nouveau demander un soutien à tous les Etats pour financer" les besoins sur le terrain, a promis le président français, insistant sur la nécessité d'une coordination "très ferme" avec l'ONU. 

Lors de sa rencontre avec les représentants de la société civile, le président français a dressé un premier bilan des aides acheminées vers le Liban et les défis, notamment organisationnels, auxquels les ONG sont confrontées. 

Certains se sont plaints d'un manque de transparence ou d'adéquation entre les besoins réels et les aides envoyées. 

"On n'a pas une bonne évaluation de l'aide depuis le 4 août. On voit des avions arriver mais on ne sait pas où va l'aide. 80% des médicaments qui arrivent au Liban ne sont pas adaptés", a ainsi déploré Antoine Zoghbi, le président de la Croix-Rouge libanaise.

"J'ai compris qu'il y avait une défiance à l'égard des pouvoirs publics libanais ou un sentiment de défaillance", a répondu M. Macron. "Le défi que vous évoquez est un défi organisationnel dans un climat (...) où la défiance est un poison". 

"Il me semble que si on veut essayer d'aider au mieux (...) c'est de travailler sur la plateforme des Nations unies en lien avec vous pour qu'on puisse avoir une expression des besoins (...) et une traçabilité de tout de ce qui arrive", a-t-il ajouté. "Ensuite sur cette base-là, avec le ministre des Affaires étrangères et de la santé, on va ajouter 7 millions d'aide à l’hôpital Hariri. Sur l’école on va ajouter 7 millions aussi (…)".

"On va continuer d'appuyer et faire le maximum auprès des Etats qui donnent", a conclu le président français. 

Liban: "Nous avons un seul besoin, c'est un Etat de droit"

Prenant la parole, le président de la Croix-Rouge libanaise, Antoine Zoghbi a affirmé que la Croix-Rouge « est actuellement en pleine crise, en plus de cette catastrophe du 4 août, on la Covid-19. En plus du problème de cette catastrophe, il faut avoir des plans pour le covid-19 (…) Vous avez à vos côtés des ONG, nous demandons quand même un plan clair, net pour l'aide et surtout d’arrêter le duplicata ».

 

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Samar Abou-Jaoudeh, secouriste de la Croix-Rouge, s’adressant à Emmanuel Macron. (Photo Capture d'écran).

Le fondateur de l'association Offre-Joie et actuel bâtonnier de l’ordre des Avocats de Beyrouth, Melhem Khalaf s'est pour sa part adressé en ces termes au president français: "Si on a besoin de  décrire nos besoins, le premier besoin est d’avoir un Etat de droit". 

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Le fondateur de l'association Offre-Joie et actuel bâtonnier de l’ordre des Avocats de Beyrouth, Melhem Khalaf s'est pour sa part adressé en ces termes au president français: "Si on a besoin de  décrire nos besoins, le premier besoin est d’avoir un Etat de droit". (Photo Capture d'écran).

"C’est cet Etat-là qui nous manque (…) on cherche un Etat responsable, c’est le cri de nos jeunes qui viennent vous dire que ce pays ne meurt pas car il y a des jeunes qui ont foi en lui". 

 


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
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  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.