L'avenir électrique de Bugatti confié au prodige croate Rimac

La dernière création de Bugatti, la Divo, a été présentée au public en 2019 et devrait être construite à 40 exemplaires au prix unitaire qui avoisine les $3 millions. (Photo, AFP)
La dernière création de Bugatti, la Divo, a été présentée au public en 2019 et devrait être construite à 40 exemplaires au prix unitaire qui avoisine les $3 millions. (Photo, AFP)
La dernière création de Bugatti, la Divo, a été présentée au public en 2019 et devrait être construite à 40 exemplaires au prix unitaire qui avoisine les $3 millions. (Photo, Matti Blume, https://commons.wikimedia.org)
La dernière création de Bugatti, la Divo, a été présentée au public en 2019 et devrait être construite à 40 exemplaires au prix unitaire qui avoisine les $3 millions. (Photo, Matti Blume, https://commons.wikimedia.org)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

L'avenir électrique de Bugatti confié au prodige croate Rimac

  • Mettant fin à plusieurs mois de spéculations, l'«Elon Musk des Balkans» et Porsche ont annoncé leur alliance au sein d'une coentreprise
  • La marque alsacienne fondée en 1909 par le constructeur italien Ettore Bugatti avait été rachetée par Volkswagen en 1998

BERLIN : Bugatti, fabricant automobile centenaire, va passer sous le contrôle du jeune constructeur croate de "supercars" Rimac, chargé d'inventer à la mythique marque de bolides un avenir électrique avec le soutien et l'expérience de Porsche.

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Mate Rimac, âgé de 33 ans et surnommé par la presse l'"Elon Musk des Balkans", devenus en quelques années l'un des leaders mondiaux des "supercars" électriques. (Photo, AFP)

Mettant fin à plusieurs mois de spéculations, Rimac et Porsche (filiale de Volkswagen) ont annoncé lundi leur alliance au sein d'une coentreprise, détenue à 55% par le constructeur croate.

La société baptisée Bugatti-Rimac sera basée à Zagreb et dirigée par Mate Rimac, âgé de 33 ans et surnommé par la presse l'"Elon Musk des Balkans". L'entité, dont Porsche sera actionnaire à 45%, devrait voir le jour au 4ème trimestre 2021. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.

Il s'agit d'une reconnaissance éclatante du travail accompli par l'entrepreneur croate et son équipe, devenus en quelques années l'un des leaders mondiaux des "supercars" électriques.

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Le moteur de la Bugatti Chiron, un énorme W16 de quelque 1600 ch. A terme, même les "supercars" devront abandonner leurs grosses cylindrées pour se mettre aux moteurs électriques. (Photo, AFP)

Mate Rimac a fondé son entreprise en 2009 et emploie aujourd'hui plus de 1000 personnes. Rimac Automibili a installé son usine à Sveta Nedelja, près de Zagreb, et fait le pari d'attirer les constructeurs en Croatie plutôt que de délocaliser sa production.

En mettant la main sur le fabricant Bugatti, détenu par le géant Volkswagen, le constructeur croate va combiner "la forte expertise de Bugatti (...) avec la grande force d'innovation de Rimac dans le domaine prometteur de la mobilité électrique", assure un communiqué commun.

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La Bugatti Chiron est tellement puissante qu'elle pourrait rivaliser avec des bolides de Formule 1. (Photo, AFP)

"Rimac Automobili a connu une croissance très rapide et l'entreprise commune lui permet de franchir un nouveau cap", s'est réjoui M. Rimac, cité dans le communiqué.

Ce parfait germanophone qui a passé une partie de sa jeunesse en Allemagne, où ses parents avaient fui le conflit déchirant l'ex-Yougoslavie, a fondé sa startup "dans son garage" il y a douze ans, a-t-il rappelé lors d'une conférence de presse en ligne lundi.

"Si on m'avait dit de quoi nous serions en train de parler aujourd'hui, je ne l'aurais pas cru", a-t-il ajouté, assis aux côtés du PDG de Porsche Oliver Blume.

Accro des vitesses et du bricolage, c'est lors d'une course automobile qu'il avait décidé de transformer en voiture électrique sa vieille BMW, dont le moteur à essence venait de lâcher. Il lui avait installé des pièces détachées achetées sur Internet, puis d'autres inventées et fabriquées.

Tout comme Bugatti, Rimac vend aujourd'hui à des prix mirobolants des "supercars" sportives pouvant atteindre plus de 400 km/h. Mais le constructeur croate dispose d'une longueur d'avance en matière d'innovation électrique. En plus de développer et de construire ses propres véhicules, Rimac propose des systèmes automobiles électriques aux grandes marques du secteur.

Il a présenté début juin une supercar à batterie électrique, la Rimac Nevera, dotée d'une puissance de 1914 chevaux, capable d'une vitesse de pointe de 412 km/h, ce qui la rend plus rapide que les voitures de Formule 1.

Mate Rimac n'a pas précisé quand seraient lancés les premiers concepts de Bugatti à batterie, parlant d'un horizon "à moyen terme".

La Bugatti Chiron, référence qui compte parmi les automobiles les plus chères et rapides au monde, et la Rimac Nevera seront les deux premiers modèles produits par la future entreprise.

En juillet 2018, Porsche avait fait son entrée au capital du constructeur croate avec une participation minoritaire de 10%, passée à 15% puis à 24% en mars dernier.

"Je vois Porsche comme un grand frère, là pour nous aider et nous soutenir", a expliqué M. Rimac à la presse.

"Bugatti apporte à l'entreprise commune une marque riche en traditions, des produits emblématiques, une clientèle fidèle et un réseau mondial de concessionnaires", a expliqué Oliver Blume, patron de Porsche qui sera membre du conseil de surveillance de la nouvelle entité.

Volkswagen avait racheté Bugatti en 1998. La marque fondée en 1909 par le constructeur italien Ettore Bugatti dispose toujours de son usine historique située à Molsheim, en Alsace, fief du constructeur depuis l'origine.

La nouvelle entreprise va permettre de "garantir les emplois" du site de Molsheim, a assuré M. Blume.

Bugatti-Rimac comptera environ 430 employés lors de sa création, quelque 300 au siège de la société à Zagreb et 130 sur le site alsacien.


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.

 


Vision Golfe 2026 confirme son rôle de moteur du partenariat économique entre la France et le CCG

L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)
L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)
  • Organisé par Business France, le forum s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques souhaitant renforcer les liens commerciaux et d’investissement entre les deux régions
  • L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité

PARIS:  L’édition 2025 de Vision Golfe a confirmé son statut de principale plateforme de coopération économique entre la France et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunissant à Paris plus de 1 200 participants, parmi lesquels des ministres, de hauts responsables gouvernementaux et des dirigeants d’entreprises de premier plan venus de France et de l’ensemble de la région du Golfe.

Organisé par Business France, le forum s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques souhaitant renforcer les liens commerciaux et d’investissement entre les deux régions, dans un contexte marqué par la diversification économique des pays du Golfe et la recherche de nouveaux partenariats stratégiques.

L’événement a été inauguré par Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ainsi que par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, aux côtés de Louis Margueritte, directeur général de Business France.

La forte présence de responsables du Golfe a également marqué cette édition. Parmi eux figuraient Son Excellence l’ingénieur Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, vice-ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Son Excellence Mohammed Abdulrahman Al Hawi, sous-secrétaire au ministère de l’Investissement des Émirats arabes unis, ainsi que Son Excellence Khalid Ebrahim Humaidan, gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn. Leur participation a illustré la volonté commune de franchir une nouvelle étape dans la coopération économique entre la France et les pays du CCG.

Tout au long de la journée, les échanges ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques appelés à façonner l’économie de demain, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, l’industrie, la santé, la sécurité alimentaire et l’investissement. Plus de 3 500 rencontres d’affaires (B2B) ont été organisées, offrant aux entreprises françaises et du Golfe l’opportunité d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration.

Au-delà des discussions, le forum a débouché sur des résultats concrets avec la signature de plusieurs protocoles d’accord stratégiques. Parmi les annonces marquantes figure un partenariat dans le domaine des technologies quantiques entre Quandela et Mekdam Holding Group, illustrant l’intérêt croissant du Golfe pour les technologies de pointe.

Dans le secteur de la sécurité alimentaire, un autre accord a été conclu entre SEMMARIS, gestionnaire du Marché International de Rungis, et Abu Dhabi Food Hub. Cette coopération vise à renforcer les échanges de savoir-faire et à soutenir le développement de chaînes d’approvisionnement alimentaires plus résilientes et innovantes.

Ces accords témoignent du rôle croissant de Vision Golfe en tant que catalyseur de partenariats concrets entre la France et les pays du Golfe. Alors que les économies de la région poursuivent leur transformation dans le cadre de stratégies ambitieuses telles que la Vision 2030 saoudienne ou les plans de diversification économique des Émirats arabes unis et de Bahreïn, le forum apparaît plus que jamais comme un espace privilégié pour construire des collaborations durables, fondées sur l’innovation, l’investissement et la confiance mutuelle.