L'ambassadeur saoudien au Liban appelle les dirigeants à mettre leurs divergences de côté

Le chargé d'affaires d'Arabie saoudite au Liban, Walid Bukhari. (NNA)
Le chargé d'affaires d'Arabie saoudite au Liban, Walid Bukhari. (NNA)
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Publié le Jeudi 08 juillet 2021

L'ambassadeur saoudien au Liban appelle les dirigeants à mettre leurs divergences de côté

  • La visite de Bukhari à Bkerké coïncide avec le voyage en Arabie saoudite aujourd’hui des ambassadeurs français et américain au Liban pour discuter des moyens d’exercer des pressions pour la formation d’un gouvernement
  • «Le Royaume a toujours respecté le choix des Libanais, leur identité, leur pluralisme, leur système, leurs traditions et leur mode de vie», a affirmé Al-Raï

DUBAÏ: L'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Bukhari, a exhorté jeudi les dirigeants à faire passer les intérêts du pays avant les leurs, afin de relever les nombreux défis auxquels le Liban se trouve confronté.

Les commentaires de Bukhari sont intervenus après sa rencontre à Bkerké avec le patriarche maronite Béchara Boutros al-Raï, le plus important chef religieux chrétien du Liban, qui a joué un rôle de premier plan dans la tentative de sauvegarde du pays.

Le patriarche a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants à se mettre d'accord sur un nouveau gouvernement et a précédemment appelé à la tenue d’une conférence internationale parrainée par l'ONU pour sortir le pays de l'impasse.

S'exprimant depuis le siège de l'Église maronite, Bukhari a déclaré: «La relation entre le Royaume et le patriarche maronite est une garantie de la préservation d’un Liban libre et indépendant.»

L'ambassadeur, qui représente l’Arabie saoudite depuis décembre 2018, a promis que son pays ne «permettrait pas que l'identité du Liban soit compromise pour quelque raison que ce soit.» Le Liban n'a pas de gouvernement pleinement opérationnel depuis le lendemain de l'explosion du port de Beyrouth en août 2020, tandis que les responsables se disputent les postes ministériels.

Le Premier ministre désigné Saad Hariri, qui a été chargé de former un gouvernement en octobre dernier, a du mal à trouver un terrain d’entente avec le président Michel Aoun, et notamment avec le Hezbollah, sur la composition du cabinet.

«Le Royaume a toujours respecté le choix des Libanais, leur identité, leur pluralisme, leur système, leurs traditions et leur mode de vie», a affirmé Al-Raï.

La visite de Bukhari à Bkerké coïncide avec le voyage en Arabie saoudite aujourd’hui des ambassadeurs français et américain au Liban pour discuter des moyens d’exercer des pressions pour la formation d’un gouvernement.

L'ambassade de France a déclaré que le but de ce voyage était de plaider en faveur d’un pression internationale sur ceux qui sont perçus comme bloquant la formation du cabinet, tandis que l'ambassade des États-Unis a publié une déclaration indiquant que le but était de «développer notre stratégie diplomatique tripartite axée sur la formation du gouvernement».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.