Le ministre libanais de l’Intérieur rejette la demande d'interroger le directeur de la Sûreté sur l'explosion au port de Beyrouth

Des affiches représentant le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, aperçues lundi sur une route menant à l'aéroport de Beyrouth. Le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Mohammed Fahmi, a rejeté vendredi la demande du juge Tarek Bitar d'interroger Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale. (Reuters)
Des affiches représentant le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, aperçues lundi sur une route menant à l'aéroport de Beyrouth. Le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Mohammed Fahmi, a rejeté vendredi la demande du juge Tarek Bitar d'interroger Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale. (Reuters)
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Publié le Vendredi 09 juillet 2021

Le ministre libanais de l’Intérieur rejette la demande d'interroger le directeur de la Sûreté sur l'explosion au port de Beyrouth

  • Près d'un an après l'explosion du 4 août, de nombreux Libanais sont en colère, car aucun haut responsable n'a été tenu de rendre des comptes
  • La demande du juge Tarek Bitar d'interroger Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale, a été rejetée par le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Mohammed Fahmi

BEYROUTH: Un ministre libanais a rejeté la demande du juge chargé d'enquêter sur l'explosion du port de Beyrouth d'interroger un haut responsable de la sécurité, selon un document dont a pris connaissance Reuters vendredi. Les tentatives pour rendre justice à la suite de la catastrophe continuent de piétiner.

Près d'un an après l'explosion du 4 août, qui a tué plus de 200 personnes, blessé des milliers d'autres, et dévasté des zones entières de la capitale, de nombreux Libanais sont en colère, car aucun haut responsable n'a été tenu de rendre des comptes.

L'explosion a été causée par une importante quantité de produits chimiques explosifs qui avaient été stockés de manière dangereuse dans le port pendant des années.

La demande du juge Tarek Bitar d'interroger le général Abbas Ibrahim, à la tête de la puissante Sûreté générale, a été rejetée par le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Mohammed Fahmi, dans une lettre adressée à la ministre de la Justice.

Dans un communiqué, Ibrahim a déclaré qu'il était soumis à la loi comme tous les Libanais. Mais il a indiqué que l'enquête devrait avoir lieu «loin des considérations politiques étriquées».

Bitar est devenu le principal enquêteur sur l'explosion après que son prédécesseur, le juge Fadi Sawan, a été démis de ses fonctions en février à la suite des demandes de deux anciens ministres, qu'il avait accusés de négligence dans cette affaire.

Sawan avait accusé trois anciens ministres, ainsi que le Premier ministre sortant, Hassan Diab, de négligence. Mais ces derniers avaient refusé d'être interrogés comme suspects, l'accusant d'avoir outrepassé ses pouvoirs.

Une commission parlementaire s'est réunie vendredi pour étudier une demande de Bitar de levée d'immunité de l'ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, de l'ancien ministre des Travaux publics, Ghazi Zeaiter, et de l'ancien ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk.

Les familles des victimes ont manifesté à proximité, certaines d’entre elles brandissant des photos de leurs proches.

À la suite des accusations de Sawan, Diab avait déclaré que sa conscience était tranquille, Khalil avait affirmé qu'il n'avait joué aucun rôle dans l’affaire de l'explosion, et Zeaiter avait qualifié les accusations de «flagrante violation». Machnouk avait également nié toute responsabilité.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com