Assad décrète une hausse des salaires de 50% pour le secteur public

Dans cette photo en date du 26 mai 2021, le président syrien Bachar Assad en tournée électorale avant la présidentielle à Douma, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
Dans cette photo en date du 26 mai 2021, le président syrien Bachar Assad en tournée électorale avant la présidentielle à Douma, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
Du pain et des pâtisseries traditionnelles sur un étal dans le quartier Midan, réputé pour ses délices sucrés, à Damas, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
Du pain et des pâtisseries traditionnelles sur un étal dans le quartier Midan, réputé pour ses délices sucrés, à Damas, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
Des sacs de pain empilés sur un étal dans le quartier Midan de Damas réputé pour ses délices sucrés, à Damas, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
Des sacs de pain empilés sur un étal dans le quartier Midan de Damas réputé pour ses délices sucrés, à Damas, en Syrie. (Photo, AP/Archives)
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Publié le Lundi 12 juillet 2021

Assad décrète une hausse des salaires de 50% pour le secteur public

  • Le moyen de financement des hausses n’a pas été précisé
  • Le coût du chauffage résidentiel devrait bondir «de 178%»

DJEDDAH : Dimanche a vu le prix du pain doubler en Syrie et celui du diesel quasiment tripler, symptômes d’une crise de liquidités qui accable le régime d'Assad après dix ans de guerre civile et de sanctions occidentales.

Damas augmente régulièrement le prix du carburant depuis quelques années pour faire face au manque de cash. La hausse s’ajoute au 25 % décrétés la semaine dernière.

Pour amortir le choc, le président Bachar Assad a émis un décret qui augmente de 50 % la feuille de paie du secteur public et fixe le salaire mensuel minimum à 71 515 livres syriennes ($ 28 selon le taux officiel), contre 47 000 livres ($ 18). De plus, le décret augmente les rentes de retraite du secteur public et militaire de 40%.

Le moyen de financement des hausses n’a pas été précisé. 

Un économiste à Damas estime que «tant qu'il n'y a pas de fonds qui entrent» et que la crise s'aggrave, le gouvernement va poursuivre l’augmentation des prix.

 

RAPIDE

Le régime de Bachar Assad augmente régulièrement le prix du carburant depuis quelques années pour faire face à la crise fiscale. La hausse s’ajoute au 25 % décrétés la semaine dernière.

Les Syriens vont désormais payer 500 livres pour un litre de diesel, contre les 180 livres déboursés par la majorité des secteurs.

Moustapha Haswiya, de la société d'État syrienne pour le stockage et la distribution des produits pétroliers, explique que la Syrie importe 80% de ses besoins en hydrocarbures à l’aide de devises étrangères.

«Augmenter les prix est devenu nécessaire afin de réduire la facture des importations», affirme-t-il.

Le prix du pain subventionné a doublé pour atteindre les 200 livres syriennes. La Fondation syrienne des boulangeries, gérée par l'État, précise que la hausse du diesel a contribué à la nouvelle étiquette.

«Nous nous attendions à (ces hausses). Nous craignons à présent de nouvelles augmentations des prix de (...) la nourriture et des médicaments», se désole Wael Hammoud, 41 ans, un habitant de Damas.

Le quotidien Al-Watan, loyal au régime, a annoncé dimanche que la hausse du diesel va entraîner «une augmentation du coût du transport» de plus de 26%.

Les coûts de production seront également revus à la hausse dans les secteurs agricole et industriel, ajoute-t-il.

Le coût du chauffage résidentiel devrait bondir «de 178%».

L'économie syrienne est ravagée, victime d’une décennie de guerre, de sanctions occidentales, de corruption généralisée et, plus récemment, de la grave crise économique et financière dans le Liban voisin. 

La dernière augmentation de salaire remonte à novembre 2019.

Le dollar américain se négocie à près de 3 200 livres sur le marché noir, et le taux officiel est de 2 500 livres.

Près de 80% des Syriens vivent dans la pauvreté, et 60% sont en situation d'insécurité alimentaire, la pire de l’histoire de la Syrie, selon les Nations Unies.

(Avec AP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.