Le champion d'échecs Garry Kasparov dénonce le régime iranien

Le joueur d'échecs de renommée mondiale Garry Kasparov a dénoncé la situation quotidienne des Iraniens entre les mains du régime. (Reuters/Photo d'archives)
Le joueur d'échecs de renommée mondiale Garry Kasparov a dénoncé la situation quotidienne des Iraniens entre les mains du régime. (Reuters/Photo d'archives)
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Publié le Mardi 13 juillet 2021

Le champion d'échecs Garry Kasparov dénonce le régime iranien

  • Le célèbre joueur d’échecs russe a déclaré que le gouvernement iranien «ne détient aucune autorité au nom du peuple»
  • Les politiciens iraniens interfèrent régulièrement dans la carrière et la vie des meilleurs joueurs d'échecs du pays

LONDRES: Le joueur d'échecs de renommée mondiale Garry Kasparov a dénoncé la situation quotidienne des Iraniens entre les mains du régime et a exhorté les États-Unis à mettre un terme aux négociations avec l'Iran, qualifiant celles-ci de «grave erreur».

Kasparov, président de la Fondation des droits humains basée à New York, a déclaré lors d'un événement de l'opposition iranienne auquel a participé Arab News: «Pour toutes les ingérences étrangères, la terreur et la guerre causées par le régime iranien illégitime, il est essentiel de se rappeler que personne ne souffre plus que les citoyens de ce régime.»

Le gouvernement, poursuit Kasparov, «ne détient aucune autorité au nom du peuple. Au contraire, il craint son peuple, l'opprime et le torture».

Kasparov est l'un des joueurs d'échecs les plus décorés au monde. Il a été numéro un mondial pendant deux-cent-cinquante-cinq mois  un record , et a détenu le classement le plus élevé jamais enregistré aux échecs pendant quatorze ans, jusqu'à ce qu'il soit détrôné en 2013 par Magnus Carlsen.

Depuis qu'il a pris sa retraite des échecs, il s'est consacré à faire campagne sur les questions des droits humains et contre l'autocratie, y compris contre son propre pays d'origine, la Russie.

Kasparov a dénoncé l’ouverture de l'Occident envers l'Iran, en disant: «Comment le monde libre, le monde des démocraties censées valoriser la vie humaine, peut-il négocier avec un régime d'assassins?»

Ces négociations, a-t-il ajouté, sont une «terrible erreur».

 «Comment les dirigeants de pays comme les États-Unis, qui parlent souvent de l'importance des droits humains, peuvent-ils s'asseoir en face de RaÏssi, dont le rôle dans les massacres de 1988 est bien établi?», poursuit-il.

En 1988, Ebrahim RaÏssi, président élu de l'Iran, était une figure clé de ce que le groupe de défense des droits humains Amnesty International a appelé les «commissions de la mort», qui ont ordonné la mort de milliers de prisonniers politiques par exécution sommaire, à la suite de procès-spectacles.

Parmi ceux qui continuent de souffrir aux mains de Téhéran aujourd'hui, il y a des joueurs d'échecs comme Kasparov.

Bien qu'il se vante d’avoir de nombreux joueurs de renom, l'Iran continue de faire obstacle à leur carrière pour des raisons politiques.

Les joueurs sont régulièrement empêchés de jouer contre leurs homologues israéliens, se trouvant contraints de se retirer des tournois ou de renoncer à des matchs – un comportement qui a suscité un avertissement sévère l'année dernière de part de la Fédération internationale des échecs (FIDE).

«Nous augmentons la pression sur l'Iran pour qu'il applique la loi, et s’il ne s'y conforme pas, la fédération iranienne en subira les conséquences», a déclaré la FIDE.

Si la Fédération iranienne des échecs refuse de se conformer aux règles, a déclaré la FIDE, «elle sera définitivement suspendue».

L'année dernière, une arbitre d'échecs iranienne a été forcée de fuir l'Iran et de demander l'asile au Royaume-Uni après avoir été photographiée portant un hijab que les médias iraniens ont jugé trop ample.

Séparée de son mari et de sa famille, elle a alors déclaré à Arab News: «Les responsables me surveillaient et vérifiaient mes photos. Parfois, ils envoyaient des rapports négatifs à notre sujet. Cela influait sur ma carrière et mon bonheur.»

Et d’ajouter: «Même dans d'autres pays, nous ne nous sentons pas libres.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.