L'opposition iranienne du CNRI affirme que la victoire de Raïssi illustre la faiblesse du régime

Le nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi (Photo, AFP/HO/KHAMENEI.IR).
Le nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi (Photo, AFP/HO/KHAMENEI.IR).
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Publié le Samedi 10 juillet 2021

L'opposition iranienne du CNRI affirme que la victoire de Raïssi illustre la faiblesse du régime

  • Le peuple iranien clame que «le régime des mollahs est dans l’impasse» et menacé d'un «renversement», «Le peuple et la résistance marchent vers la victoire et l’Iran sera libre»
  • L'évènement réunissait des milliers de militants du CNRI, l'aile politique du MEK, les Moudjahidines du peuple, considéré comme un mouvement terroriste par les autorités iraniennes

PARIS: L'élection d'Ebrahim Raïssi à la présidence iranienne montre en réalité la faiblesse du régime, a affirmé samedi la cheffe du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Mariam Radjavi, au cours d'une vaste réunion de ce mouvement.

Le peuple iranien clame que « le régime des mollahs est dans l’impasse » et menacé d'un « renversement », « Le peuple et la résistance marchent vers la victoire et l’Iran sera libre », a assuré Radjavi pendant cette rencontre à la fois virtuelle et présentielle dans la base du mouvement d'opposition en exil en Albanie.

L'évènement réunissait des milliers de militants du CNRI, l'aile politique du MEK, les Moudjahidines du peuple, considéré comme un mouvement terroriste par les autorités iraniennes mais aussi des parlementaires américains, britanniques, français, etc.

« Nous sommes à un moment décisif, quand tout est possible », a-t-elle affirmé du camp d'Ashraf 3 en Albanie, faisant allusion à la situation sanitaire de l'Iran en proie au coronavirus et à la crise économique qui frappe ce pays.

La victoire électorale de Raïssi issu du camp conservateur et marquée par une faible participation montre que le régime « resserre les rangs pour préserver son pouvoir », selon elle.

« Mais ils (les dirigeants iraniens, ndlr) ont creusé leur propre tombe. Ils sont comme un scorpion cerné de flammes qui se pique », a-t-elle poursuivi, comparant cette élection à l'instauration en 1978 de la loi martiale par le dernier Chah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi, « qui a eu un résultat contraire à ses attentes » puisqu'il a plus tard été renversé par la révolution islamique.

Raïssi est accusé par le CNRI d'avoir joué un rôle clé dans l'exécution en 1988 de milliers de prisonniers membres du MEK. Radjavi a déclaré qu'il faisait partie, avec d'autres responsables du pays, d'une « horde de cannibales » qui devraient être jugés pour crimes contre l'humanité et ne devraient pas être autorisés à s'exprimer devant les Nations unies à New York.

L'ancien secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a quant à lui estimé que Raïssi se positionnait en tant qu' « héritier » du Guide suprême Ali Khamenei, ajoutant qu'il devrait rendre des comptes pour les massacres de 1988.

« Le régime est au plus bas depuis des décennies », a-t-il affirmé dans son message vidéo.

Les dirigeants iraniens « vont continuer leur spectacle le plus longtemps possible. J'ai confiance dans le peuple iranien qui ne le permettra pas », a-t-il encore dit, mettant aussi en garde les Occidentaux qui seraient tentés de négocier avec l'Iran sur le dossier nucléaire. « Tout accord avec Raïssi équivaudrait à s'entendre avec un tueur en masse ».


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)