L’histoire des relations entre l’Arabie saoudite et la France

Le prince héritier Mohammad ben Salmane et le président français Emmanuel Macron. (Photo, AFP)
Le prince héritier Mohammad ben Salmane et le président français Emmanuel Macron. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

L’histoire des relations entre l’Arabie saoudite et la France

  • Les relations diplomatiques entre la France et l'Arabie Saoudite se sont développées au fil du temps
  • Forte de son poids culturel et technologique, la France est devenue un partenaire de choix pour l'Arabie saoudite

La France et l'Arabie saoudite entretiennent des relations depuis bien avant la fondation du Royaume en 1932. Tout au long du XXe siècle, ces relations se sont renforcées au fil du temps pour connaître, dès les années soixante avec l'arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle, une amélioration et une évolution rapide. Forte de son poids culturel et technologique, la France est devenue un partenaire de choix pour l'Arabie saoudite, qui apprécie justement ces domaines français par excellence. La collaboration franco-saoudienne dans le projet d'AlUla n'est qu'une dernière preuve des synergies qui peuvent lier les deux pays.

 

Une chronologie en Dates Clés

Les relations diplomatiques entre la France et l'Arabie saoudite, qui regroupent tous les aspects d'une coopération mutuellement avantageuse, des accords commerciaux et culturels aux pactes de défense, se sont développées au fil du temps.

1839 : La France ouvre un consulat à Djeddah, sa première mission diplomatique dans la péninsule Arabique.

Janvier 1919 : Le prince Faisal ben Abdelaziz al-Saoud, futur roi d’Arabie saoudite, est le premier membre de la famille royale à se rendre en visite officielle en France. 

1926 : De véritables relations diplomatiques sont établies lorsque la France devient le premier pays à reconnaître le royaume du Hijaz et du Najd, précurseur du royaume unifié d’Arabie saoudite, créé en 1932. 

1932 : En tant que ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, le prince Faisal se rend en visite à Paris.

Février 1945 : Restée officiellement neutre durant la Seconde Guerre mondiale, tout en fournissant à la France et aux Alliés le pétrole vital, l’Arabie saoudite déclare symboliquement la guerre à l’Allemagne et au Japon. 

1956 : Après l’invasion de l’Égypte par la France, la Grande-Bretagne et Israël, le roi Saoud ben Abdelaziz al-Saoud rompt les relations diplomatiques avec la France et la Grande-Bretagne et suspend les livraisons de pétrole vers les deux pays. 

1962 : Rétablissement des relations diplomatiques avec la France et la Grande-Bretagne.

Juillet 1963 : La France et l’Arabie saoudite signent un accord de coopération culturelle et technique. 

1966 : L’École française internationale ouvre à Djeddah, devenant le premier d’une série d’établissements à ouvrir dans le Royaume. 

Juin 1967 : La France condamne l’agression israélienne. Le roi Faisal rend visite au président français, Charles de Gaulle à Paris, lors de sa première visite en tant que souverain d’Arabie saoudite. 

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Le roi Faisal reçu à l'Élysée par le président français, Charles de Gaulle, en juin 1967, lors de sa première visite en tant que souverain d’Arabie saoudite. 

Janvier 1972 : L’Arabie saoudite et la France signent un accord d’assistance militaire. 

Octobre 1973 : Le roi Faisal se rend en visite officielle en France, où il est reçu par le président français, Georges Pompidou. 

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Le roi Faisal d'Arabie saoudite en compagnie du président français, Georges Pompidou, au palais de l'Élysée au mois d'octobre 1973.

Janvier 1977 : Dans un discours lors d’une visite officielle à Riyad, Valéry Giscard d’Estaing, le premier président français à se rendre dans le Royaume, reconnaît en l’Arabie saoudite une puissance mondiale. 

4 juin 1977 : Le roi Khaled ben Abdelaziz al-Saoud émet un décret royal autorisant l’implantation de la Banque Saudi Fransi (appelée alors «Al Bank Al Saudi Al Fransi»).

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Le roi Faisal ben Abdelaziz al-Saoud lors d'un dîner offert en son honneur à l'Élysée par le président français, Georges Pompidou, au mois d'octobre 1973.

 

1978 : Le roi Khaled se rend à Paris, lors de sa première visite officielle en France. 

1979 : la France envoie du matériel et des conseillers militaires pour aider les forces spéciales saoudiennes à mettre fin au siège de la Grande Mosquée à La Mecque. 

Mars 1980 : Le président français, Valéry Giscard d’Estaing, se rend à nouveau en visite à Riyad. 

Septembre 1981 : Le président français nouvellement élu, François Mitterrand, se rend à Riyad pour sa première visite officielle hors d’Europe.

1984 : Le roi Fahd ben Abdelaziz al-Saoud effectue sa première visite officielle en France en tant que souverain d’Arabie saoudite. 

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Le roi Fahd d'Arabie saoudite serre la main d'un pilote d'essai du prototype Mirage 4000 en présence de l'industriel français Serge Dassault (au centre) .

1996 : L’Arabie saoudite et la France se mettent d’accord sur un partenariat stratégique à large échelle.  

Avril 1997 : Le prince Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, gouverneur de la province de Riyad, rencontre le président français, Jacques Chirac, à Paris, et signe une charte de coopération et d’amitié entre Riyad et Paris. 

2001 : Création du Conseil des affaires saoudo-français. 

Avril 2005 : Le prince héritier Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud se rend en visite officielle à Paris. 

Mars 2006 : Le président français, Jacques Chirac, devient le premier dirigeant occidental à prendre la parole au Majlis en Arabie saoudite, au cours d’une visite officielle. 

2006 : La France et l’Arabie saoudite signent un accord de coopération de défense.

Juin 2007 : Le roi Abdallah retourne à Paris pour une visite officielle chez le président français, Nicolas Sarkozy. 

 

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Le prince Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, à l’époque gouverneur de la province de Riyad, s’adresse aux médias lors de l’inauguration d’une exposition sur le Royaume au Grand Palais, le 5 décembre 1986.

Janvier 2008 : Le président Nicolas Sarkozy commence une visite de deux jours en Arabie saoudite, avec la signature d’un accord de coopération dans les secteurs du pétrole, du gaz et des ressources minières.

2011 : L’Alliance française, organisation qui vise à promouvoir l’enseignement du français, ouvre ses bureaux en Arabie saoudite. 

Novembre 2012 : Le président nouvellement élu, François Hollande, rend visite au roi Abdallah à Djeddah pour discuter de questions régionales et de la poursuite de la coopération entre les deux pays.  

Décembre 2013 : Le président Hollande, accompagné d’hommes d’affaires français, rencontre le roi Abdallah à Riyad lors d’une visite de deux jours en Arabie saoudite pour discuter de la coopération commerciale ainsi que de l’engagement des deux pays à «travailler pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient».

1er septembre 2014 : Le prince héritier Salmane ben Abdelaziz, vice Premier ministre et futur roi d’Arabie saoudite, se rend en visite officielle de quatre jours en France. 

5 mai 2015 : Le président Hollande rencontre le roi Salmane à Riyad et prend la parole lors du premier sommet entre le Conseil de coopération du Golfe et la France, s’engageant à «mettre tout en œuvre pour approfondir cette relation et ce partenariat stratégique avec vos États membres et votre organisation, à tous les niveaux».  

Juin 2015 : Le vice-prince héritier et ministre de la Défense Mohammed ben Salmane rencontre le président François Hollande à Paris, alors que la France et l’Arabie saoudite signent des accords commerciaux d’une valeur de 12 milliards de dollars.

15 mai 2016 : Une délégation du Comité d’amitié parlementaire saoudo-français du Conseil de la Choura rencontre le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, au siège du ministère, à Paris, pour discuter des moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux nations. 

Novembre 2017 : Le président français, Emmanuel Macron, fait une visite surprise en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane après une attaque de missiles des Houthis contre Riyad, s’engageant «à travailler avec l’Arabie saoudite dans le but de garantir la stabilité dans la région et de lutter contre le terrorisme».

Avril 2018 : Le prince héritier Mohammed ben Salmane est invité à un dîner de gala au palais de l’Élysée à l'occasion d’une visite de trois jours à Paris pour rencontrer le président Emmanuel Macron et signer des contrats d’une valeur de 18 milliards de dollars entre des sociétés françaises et saoudiennes.    

10 avril 2018 :  À Paris, en présence du prince héritier Mohammed ben Salmane et du président français, Emmanuel Macron, le prince Badr ben Abdallah ben Farhan al-Saoud, gouverneur de la Commission royale pour AlUla, et Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, signent un accord intergouvernemental pour collaborer au développement d’AlUla en tant que destination culturelle et touristique majeure. 

2018 : La Commission royale pour AlUla signe un accord avec Campus France pour la formation de Saoudiens dans le domaine de l’hôtellerie pour AlUla. 

Juillet 2018 : Création de l’agence française Afalula à Paris pour soutenir le développement d’AlUla.

10 février 2019 : Lancement du projet touristique d’AlUla, qui comporte un hôtel de luxe conçu par l’architecte Jean Nouvel, lauréat du Prix Pritzker, et dont l’ouverture est prévue en 2023. 

Octobre 2019 : «AlUla, merveille de l’Arabie», une exposition à l’Institut du monde arabe, à Paris, met en relief les trésors culturels du Royaume.  

Mars 2020 : Le président français, Emmanuel Macron, figure parmi les dirigeants du monde qui participent à une réunion extraordinaire virtuelle du G20, axée sur la pandémie du coronavirus (Covid-19) et organisée par le roi Salmane.   

24 juin 2020 : La France condamne une attaque de missiles et de drones contre Riyad par la milice yéménite des Houthis. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Les défenses saoudiennes interceptent des drones visant le champ de Shaybah d’Aramco

Une photo d’archive montre Shaybah, site de l’usine de liquides de gaz naturel et de production pétrolière d’Aramco dans le désert isolé de la Rub’ al-Khali, proche des Émirats arabes unis. (Photo AFP)
Une photo d’archive montre Shaybah, site de l’usine de liquides de gaz naturel et de production pétrolière d’Aramco dans le désert isolé de la Rub’ al-Khali, proche des Émirats arabes unis. (Photo AFP)
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  • Les forces de défense saoudiennes continuent d’intercepter des drones en direction de Shaybah
  • Le porte-parole du ministère de la Défense annonce que des drones se dirigeant vers le champ de Shaybah ont été interceptés et détruits dans la Rub’ al-Khali

RIYAD : Les défenses aériennes de l’Arabie saoudite ont stoppé une nouvelle vague de frappes aériennes, cette fois ciblant le champ de Shaybah d’Aramco, a indiqué le ministère de la Défense samedi matin.

Dans une série de publications sur X, le porte-parole du ministère, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu’un total de 16 drones en direction du champ de Shaybah, répartis en quatre vagues, ont été interceptés et détruits dans la Rub’ al-Khali.

Dans des messages distincts, Al-Maliki a aussi annoncé « l’interception et la destruction » d’un missile balistique et d’un missile de croisière tirés vers la base aérienne Prince Sultan à Al-Kharj.

Un autre drone a été intercepté à l’est de la capitale nationale, Riyad, a tweeté le porte-parole.

La menace de missile constitue la troisième tentative de frappe consécutive sur Al-Kharj, une zone industrielle clé située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

La tentative sur le champ de Shaybah est la première depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une campagne aérienne massive contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Téhéran contre divers objectifs dans le Golfe, y compris des raffineries et des sites industriels.

Les forces de défense saoudiennes ont continué d’intercepter les drones en approche de Shaybah, de la base aérienne Prince Sultan et de Riyad, selon un communiqué officiel du ministère samedi.

Situé au cœur de la Rub’ al-Khali, également connu sous le nom de Quart Vide, Shaybah est l’un des champs « super-géants » les plus vitaux de l’Arabie saoudite. Au-delà de ses immenses réserves pétrolières, le champ constitue une pierre angulaire de la stratégie gazière du Royaume, avec une usine de récupération high-tech fournissant des liquides de gaz naturel (LGN) essentiels au secteur pétrochimique.

Les attaques aériennes contre l’Arabie saoudite s’inscrivent dans une montée massive de l’agression aérienne dans tout le Golfe. Au cours des dernières 24 heures seulement, la région a vu les Émirats arabes unis intercepter plus de 125 drones et 6 missiles balistiques.

Vendredi, les défenses aériennes saoudiennes ont abattu cinq missiles dirigés vers la base aérienne Prince Sultan, quatre drones dans la région est de Riyad et un drone chacun dans la Province orientale et à Al-Kharj.

Jeudi, le Royaume a détruit trois missiles de croisière ciblant Al-Kharj, quelques heures seulement après qu’une attaque de drone ait été stoppée au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura dans la Province orientale.

Ces attaques se poursuivent malgré les protestations et condamnations émises par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique.

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le CCG a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre « l’agression perfide iranienne ».

Suite à une session du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré se réserver le « plein droit » de riposter. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran ne frappera plus ses voisins sauf s'il est visé depuis ces pays, dit son président

Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
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  • Le président iranien Masoud Pezeshkian annonce que l'Iran ne frappera plus ses voisins du Golfe, sauf en cas d’attaque venant de ces pays
  • Il présente des excuses aux pays voisins pour les attaques précédentes, alors que 13 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, dont une fillette de 11 ans au Koweït

TEHERAN: Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé samedi que ses voisins du Golfe ne seraient plus attaqués par l'Iran, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays.

"Le conseil de direction provisoire a décidé (vendredi) qu'il n'y aurait plus d'attaques sur les pays voisins, plus de missiles tirés, sauf si une attaque sur l'Iran provenait de ces pays", a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision d'Etat.

Plusieurs pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Les voisins de l'Iran ont été ciblés par des drones et missiles depuis le début du conflit le 28 février. L'Iran a affirmé ne viser que des intérêts ou bases américains, ce qu'ont contesté les pays visés.

"Je m'excuse (...) auprès des pays voisins qui ont été attaqués par l'Iran", a aussi déclaré le président iranien.

Treize personnes ont été tuées dans les pays du Golfe depuis le début de la guerre, dont une fillette de 11 ans touchée par des débris dans une zone résidentielle du Koweit.


Les attaques "illégales" au Moyen-Orient risquent de devenir incontrôlables, alerte le chef de l'ONU

Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
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  • Le chef de l’Organisation des Nations unies avertit que l’escalade des attaques au Moyen-Orient pourrait devenir incontrôlable et appelle à des négociations diplomatiques
  • L’ONU alerte sur l’augmentation des besoins humanitaires, notamment à Gaza et au Liban, et sur les risques pour l’économie mondiale

NATIONS-UNIES: La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU, tandis que l'organisation s'inquiète des besoins humanitaires qui augmentent.

"Toutes les attaques illégales au Moyen-Orient et au-delà provoquent des souffrances et des préjudices immenses aux civils à travers la région, et pose un grand risque pour l'économie mondiale, en particulier les populations les plus vulnérables", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La situation pourrait devenir incontrôlable pour tout le monde. Il est temps d'arrêter les combats et d'engager des négociations diplomatiques sérieuses. Les risques ne pourraient pas être plus grands", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence à New York, le chef des opérations humanitaires de l'ONU (Ocha), Tom Fletcher, a lui fustigé les sommes "ahurissantes" dépensées chaque jour dans cette guerre "tandis que les hommes politiques continuent à se vanter de couper les budgets d'aide".

"Nous assistons à une alliance de plus en plus mortifère entre la technologie et des tueries en toute impunité. Nous assistons à une attaque persistante contre les systèmes et les lois censés freiner nos plus bas instincts et des guerres irréfléchies", a-t-il ajouté.

Le diplomate s'est en particulier inquiété d'une guerre qui "ravage les marchés, les chaînes d'approvisionnement, les prix alimentaires", et perturbe les couloirs maritimes comme le détroit d'Ormuz.

Alors "nous nous mobilisons en prévision d'une augmentation des besoins humanitaires dans toute la région", en prépositionnant des marchandises et en cherchant d'autres routes d'approvisionnement, a-t-il assuré, s'inquiétant en particulier de l'impact sur des populations déjà dans le besoin, notamment au Liban ou à Gaza.

Après avoir fermé samedi tous les points de passage vers le petit territoire palestinien, Israël a rouvert un seul d'entre eux, Kerem Shalom, aggravant certaines pénuries, a déploré Tom Fletcher.

Il a notamment indiqué que l'ONU n'avait pu faire entrer à Gaza que moins d'un million de litres de carburant cette semaine, "bien en dessous" des plus de deux millions considérés comme "le strict minimum pour faire tourner les services".

En outre, "il va y avoir également moins d'attention portée à d'autres crises, de la République démocratique du Congo au Soudan, en passant par le Soudan du Sud (...) l'Ukraine et d'autres", a-t-il insisté.