Boeing ajoute «le nez» des 787 à sa collection de problèmes techniques

Rien que pour le 787, cette nouvelle est la dernière d'une série de mauvaises passes pour la firme d'Everett. (Photo, AFP)
Rien que pour le 787, cette nouvelle est la dernière d'une série de mauvaises passes pour la firme d'Everett. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

Boeing ajoute «le nez» des 787 à sa collection de problèmes techniques

  • Ce dernier coup dur « donne l'impression que Boeing n'a pas mis sa maison en ordre de marche et que l'entreprise est à la traîne » depuis les couacs du 737 MAX
  • Face à ces ennuis à répétition et aux conséquences désastreuses de la pandémie, le constructeur affiche des comptes dans le rouge durant les six derniers trimestres

NEW YORK : Pour Boeing, qui a annoncé mardi un ralentissement de la cadence de production de ses long-courriers 787 Dreamliner après la découverte de nouveaux défauts sur le nez de l'appareil, les problèmes techniques volent en escadrille.

Cette fois, "l'entreprise a identifié des travaux supplémentaires qui seront nécessaires sur les 787 non livrés", a expliqué le constructeur aéronautique dans un communiqué mardi.

Il s'agit de problèmes "près du nez de certains 787", a précisé le régulateur de l'aviation aux Etats-Unis, la FAA.

Ce nouveau problème "ne présente pas de danger immédiat à la sécurité aérienne", a toutefois ajouté l'agence en se félicitant de la découverte de ce vice grâce au système d'inspections mis en place à son initiative.

Mais il est suffisamment alarmant pour imposer un changement de calendrier de production et de livraison à ces appareils, anticipe Boeing, dont l'action chutait de 3,8% à Wall Street mardi vers 19H00 GMT.

"La production des 787 sera temporairement inférieure à cinq par mois", détaille Boeing qui "anticipe désormais la livraison cette année de moins de la moitié des 787 actuellement en stock".

"Nous continuerons à prendre le temps nécessaire pour nous assurer que les avions Boeing respectent les standards les plus élevés avant la livraison", écrit encore le constructeur.

Pour l'heure, ces livraisons sont totalement suspendues, a précisé Boeing auprès de l'AFP, tandis que la FAA ne peut pas dire "si des modifications similaires sont nécessaires sur les 787 déjà en service".

Rien que pour le 787, cette nouvelle est la dernière d'une série de mauvaises passes pour le constructeur américain.

Boeing avait déjà découvert en septembre plusieurs vices de fabrication sur le raccord d'une portion du fuselage puis sur le stabilisateur horizontal. Les livraisons avaient alors été suspendues par l'avionneur entre novembre et mars.

Nouvelle interruption des livraisons du long-courrier en mai, le temps de transmettre à la FAA des informations complémentaires à la suite de problèmes de production.

Ce dernier coup dur "donne l'impression que Boeing n'a pas mis sa maison en ordre de marche et que l'entreprise est à la traîne au moment où l'industrie aéronautique commence à profiter de la reprise", souligne Robert Stallard, analyste pour Vertical Research Partners, dans une note.

Même si en l'occurrence il s'agit apparemment "d'un défaut relativement mineur", "presque tous les programmes civils et militaires de Boeing font face à des problèmes d'exécution", remarque aussi Richard Aboulafia, du cabinet spécialisé en aéronautique Teal.

Si la sécurité des appareils de Boeing est surveillée d'aussi près, c'est que l'avionneur américain a subi deux crashs de son actuel avion-vedette, le 737 MAX.

Lancé en 2017, l'appareil a été victime de deux accidents rapprochés en 2018 et 2019, qui ont fait 346 morts, en raison notamment d'un défaut du logiciel de commandes de vol MCAS.

Il a été cloué au sol pendant vingt mois avant d'être autorisé à revoler fin 2020... Avant, là encore, que des problèmes électriques dans les cockpits de certains 737 MAX ne conduisent début avril à l'immobilisation temporaire d'une centaine d'exemplaires déjà livrés.

Boeing a par ailleurs accepté de payer 17 millions de dollars d'amende fin mai à la FAA pour des problèmes de production sur les 737 MAX et les 737 NG et 6,6 millions en février pour divers manquements à la sécurité.

Face à ces ennuis techniques à répétition et aux conséquences désastreuses de la pandémie de Covid-19 sur le transport aérien, Boeing accumule logiquement les problèmes d'argent, ayant affiché des comptes dans le rouge durant les six derniers trimestres.

Dans ce contexte, ses résultats du deuxième trimestre attendus le 28 juillet seront scrutés.

Au rang des bonnes nouvelles toutefois, Boeing peut compter sur une reprise de la demande pour ses appareils.

Avec notamment des achats importants de United Airlines et Southwest Airlines, le constructeur a gonflé son carnet de commandes de 595 appareils depuis le début de l'année, dont 505 pour son MAX.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.