Algérie: des dizaines de chômeurs arrêtés lors d'affrontements avec la police

Des manifestants algériens brandissent un drapeau géant le 31 mai 2019 à Alger - AFP/Archives
Des manifestants algériens brandissent un drapeau géant le 31 mai 2019 à Alger - AFP/Archives
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Algérie: des dizaines de chômeurs arrêtés lors d'affrontements avec la police

  • «La situation est inquiétante avec des dizaines d'interpellations, des affrontements et des scènes de violences», a déclaré à l'AFP Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH)
  • «Ce qui se passe est un cri d'alarme qui doit rapidement interpeller les autorités pour l'ouverture d'un dialogue politique global avec la population», estime la LADDH.

ALGER : Des dizaines de chômeurs ont été arrêtés lors d'affrontements avec la police dans plusieurs villes du sud de l'Algérie, conséquence d'un mécontentement social à l'origine de manifestations qui s'étendent au Sahara, a indiqué jeudi une ONG algérienne.

"La situation est inquiétante avec des dizaines d'interpellations, des affrontements et des scènes de violences", a déclaré à l'AFP Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), dénonçant "le huis clos" des autorités autour de ces affrontements récurrents.

"Ce qui se passe est un cri d'alarme qui doit rapidement interpeller les autorités pour l'ouverture d'un dialogue politique global avec la population", estime la LADDH.

Les habitants de Ouargla, ville pétrolière de plus de 100.000 habitants située au nord du Sahara algérien, vivent au rythme des affrontements depuis près d'une semaine. Les heurts se sont étendus à d'autres villes du sud du pays, des jeunes mettent le feu à des pneus sur la chaussée et bloquent les transports publics, selon des médias locaux. "La fumée noire n'a pas quitté le ciel" depuis plusieurs jours, rapporte la correspondante du quotidien francophone El Watan à Ouargla.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des affrontements mercredi soir entre des chômeurs et des membres des forces anti-émeutes, notamment dans les préfectures de Ouargla et d'El Oued (nord-est du sahara algérien).

Ouargla est la capitale d'une wilaya (préfecture) riche en hydrocarbures, où se trouvent nombre de gisements, notamment celui de Hassi Messaoud, le plus grand d'Algérie. Mais Ouargla est aussi une ville où le taux de chômage des jeunes est élevé. Les chômeurs reprochent notamment à l’Agence nationale pour l'emploi (Anem) de ne pas recruter les diplômés du sud de l'Algérie.

Cette absence de recrutement des diplômés locaux a fait naître  "un sentiment d'humiliation, de marginalisation et d'injustice" parmi la population, relève le sociologue Nacer Djabi.            


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.