Algérie: le dessinateur Nime annonce son exil en France dans une BD poignante

Illustration, compte Facebook officiel de Nime
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Algérie: le dessinateur Nime annonce son exil en France dans une BD poignante

  • Avant d'expliquer jeudi sa décision de s'expatrier, Nime a publié la veille sur les réseaux sociaux une BD intitulée « le déménagement », racontant à sa façon ce voyage bouleversant
  • Toujours triste, son personnage range ses meubles en miniature dans la moitié de l'espace de sa valise, laissant l'autre moitié pour le drapeau algérien

ALGER : Le dessinateur algérien Abdelhamid Amine, dit Nime, critique du pouvoir et lauréat en janvier 2020 du prix du courage artistique du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (sud-ouest), raconte dans une BD poignante son exil en France.

Avant d'expliquer jeudi sa décision de s'expatrier, Nime a publié la veille sur les réseaux sociaux une BD intitulée « le déménagement », racontant à sa façon ce voyage bouleversant.

Toujours triste, son personnage range ses meubles en miniature dans la moitié de l'espace de sa valise, laissant l'autre moitié pour le drapeau algérien. Les yeux larmoyants, il prend un taxi pour l'aéroport d'Oran (nord-ouest de l'Algérie).

Après le décollage de l'avion, un mot s'affiche: « Adieu ». 

Arrivé en France, de la couleur apparaît sur les planches, notamment l'emblème algérien, vert et blanc avec un croissant et une étoile rouges.

Dans son appartement, non loin de la Tour Eiffel, le personnage accroche son drapeau au milieu d'un mur blanc et le regarde.

A côté du monument français, deux phrases sont écrites sur la dernière planche: « Nouveau départ », « Nouvelle vie ».

« Douleur et déchirement »

« Mon départ n'est pas une fuite, car si mon corps est aujourd'hui ailleurs, mon coeur lui est et restera à jamais en Algérie », a expliqué Nime sur sa page Facebook, espérant pouvoir contribuer de là où il est "à faire avancer les choses pour une Algérie meilleure".

« Je ne m'attendais pas à ce que cette story déclenche une telle vague de réactions », s'est étonné l'artiste.

Il ajoute être « désolé pour la tristesse et l'émotion que cela a pu déclencher » chez de nombreuses personnes qui ont ressenti "la douleur et le déchirement(...) à travers ces dessins".

Né en 1985, Nime a illustré plusieurs contes pour enfants, travaillé dans diverses agences de création graphique et de publicité, tout en continuant à évoluer dans le champ de la bande dessinée.

Condamné en décembre 2019 à un an de prison dont trois mois ferme pour des dessins antipouvoir, l'artiste avait été arrêté en raison d'un dessin politique intitulé « L'élu » où l'on voyait les candidats à l'élection présidentielle algérienne (remportée depuis par Abdelmadjid Tebboune) attendre leur tour pour essayer une chaussure tenue par l'ex-chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah (décédé en décembre), à la manière de Cendrillon devant le prince.

En arrière-plan, on distingue le président déchu Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue en avril 2019, après 20 ans à la tête de l'Etat.

Peu de temps après sa libération début janvier 2020, Nime a reçu à Angoulême le prix du courage artistique dans le off du off.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".