Afghanistan: pourparlers à Doha entre gouvernement et talibans malgré les combats

Les Pakistanais reviennent d'Afghanistan après avoir franchi le poste frontière de la ville pakistanaise de Chaman le 17 juillet 2021, alors que le Pakistan a partiellement rouvert son passage sud avec l'Afghanistan, fermé depuis que les talibans ont pris le contrôle de la ville frontalière stratégique de l'autre côté. (AFP)
Les Pakistanais reviennent d'Afghanistan après avoir franchi le poste frontière de la ville pakistanaise de Chaman le 17 juillet 2021, alors que le Pakistan a partiellement rouvert son passage sud avec l'Afghanistan, fermé depuis que les talibans ont pris le contrôle de la ville frontalière stratégique de l'autre côté. (AFP)
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Publié le Samedi 17 juillet 2021

Afghanistan: pourparlers à Doha entre gouvernement et talibans malgré les combats

  • Le gouvernement français a évacué de Kaboul une centaine de ses ressortissants et d'Afghans travaillant pour l'ambassade, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire
  • Les talibans ont lancé début mai une offensive tous azimuts contre les forces afghanes, profitant du début du retrait des forces étrangères qui doit s'achever d'ici fin août

DOHA: Des représentants du gouvernement afghan et des talibans se sont rencontrés au Qatar samedi pour des pourparlers au moment où de violents combats les opposent sur le terrain alors que les forces étrangères se retirent d'Afghanistan.


Les deux parties se rencontrent régulièrement depuis des mois à Doha, capitale du Qatar, mais les discussions battent de l'aile, les talibans ayant gagné du terrain sur le champ de bataille.


Plusieurs hauts responsables, notamment Abdullah Abdullah, chef du conseil gouvernemental supervisant le processus de paix et ancien chef de l'exécutif, participent aux négociations de Doha. 


L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan, Zalmay Khalilzad, était présent au début de la rencontre entre les deux parties, selon un correspondant de l'AFP. Après une brève apparition devant les médias, les discussions ont commencé à huis clos 


"La délégation de haut niveau est ici pour parler aux deux parties, les guider et soutenir l'équipe de négociation (du gouvernement) pour accélérer les pourparlers et faire des progrès", a déclaré à l'AFP Najia Anwari, porte-parole de l'équipe de négociation du gouvernement afghan à Doha.


Elle a exprimé l'espoir que les deux parties parviendront rapidement à un accord.


"Alors que nous poursuivons nos grands objectifs, nous ne devons pas nous arrêter sur les détails", a déclaré de son côté le chef adjoint des affaires politiques des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar dans son discours d'ouverture.


"Nous sommes prêts pour le dialogue. Notre priorité est de résoudre les problèmes par le dialogue", a assuré le porte-parole des talibans, Mohammed Naïm, sur la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera. 

«J'avais peur»
Samedi, le Pakistan a temporairement rouvert un important poste-frontière avec l'Afghanistan, fermé après que les talibans ont pris le contrôle de la ville afghane stratégique de Spin Boldak, à l'issue de violents combats avec les forces gouvernementales. 


Des milliers d'Afghans étaient bloqués au poste-frontière pakistanais de Chaman. Hissé mercredi, le drapeau blanc des talibans était toujours visible samedi du côté afghan, a constaté un photographe de l'AFP depuis le poste-frontière de Chaman.


Ce dernier a été ouvert "pour des raisons humanitaires", permettant à environ 4.000 Afghans, dont des femmes et des enfants de passer en Afghanistan pour célébrer fête musulmane de l'Aïd el Adha, a déclaré à l'AFP un responsable des gardes-frontière pakistanais ayant requis l'anonymat.


Noor Ali, qui était en visite à Kaboul, a essayé à deux reprises de rejoindre la frontière ces derniers jours en raison des combats dans la province de Kandahar.


"J'avais peur, mais les talibans n'ont pas fait d'histoires. Ils ont vérifié mes papiers et m'ont laissé passer", a confié à l'AFP ce ressortissant Pakistanais.


Les talibans ont lancé début mai une offensive tous azimuts contre les forces afghanes, profitant du début du retrait des forces étrangères qui doit s'achever d'ici fin août.


Ils ont conquis de vastes territoires ruraux, notamment dans le Nord et l'Ouest de l'Afghanistan, loin de leurs bastions traditionnels du Sud.

Etrangers évacués
Dans ce contexte de violences, le gouvernement français a évacué de Kaboul une centaine de ses ressortissants et d'Afghans travaillant pour l'ambassade, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, selon une source diplomatique française.


Ces derniers jours, d'autres pays parmi lesquels l'Inde, la Chine, l'Allemagne et le Canada, ont rapatrié leurs ressortissants ou leur ont demandé de quitter le territoire.


Si les combats font rage entre forces gouvernementales et talibans, une guerre des mots s'intensifie également entre Kaboul et Islamabad, l'armée pakistanaise étant accusée de fournir un soutien aérien aux insurgés dans certaines zones. Le Pakistan a fermement démenti. 


La frontière sud de l'Afghanistan est depuis longtemps un point sensible des relations avec son voisin.


La province pakistanaise du Baloutchistan abrite depuis des décennies les principaux dirigeants talibans ainsi qu'un important contingent de combattants qui se rendent régulièrement en Afghanistan.


Les troupes étrangères sont présentes en Afghanistan depuis près de vingt ans, après l'invasion menée par les Etats-Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Mais elles se sont placées en retrait ces derniers mois.


Privées du crucial soutien aérien américain, les forces afghanes n'ont jusqu'ici opposé qu'une faible résistance aux talibans. Elles ne contrôlent essentiellement plus que les axes majeurs et les grandes villes, dont plusieurs sont encerclées.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.