«Dictature sanitaire»: les «covidosceptiques» de la manif' parisienne

«Moi je suis pour le pass sanitaire, c'est pour l'intérêt général, mais c'est le timing que je ne comprends pas trop. On passe du relâchement à des décisions dures très vite». (Photo, AFP)
«Moi je suis pour le pass sanitaire, c'est pour l'intérêt général, mais c'est le timing que je ne comprends pas trop. On passe du relâchement à des décisions dures très vite». (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 19 juillet 2021

«Dictature sanitaire»: les «covidosceptiques» de la manif' parisienne

  • En tête de cortège, aux côtés de Florian Philippot, une galaxie d'égéries des covidosceptiques
  • Il y a aussi des «gilets jaunes», dont la médiatique Jacline Mouraud, tout devant pour protester contre «la guillotine sociale» du pass sanitaire

PARIS: "Gilet jaune" de Tours, Jean-Christophe est venu dénoncer la "répression" et la "dictature" du pass sanitaire. Il a rejoint samedi un cortège parisien mené par l'ex-FN Florian Philippot et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, agrégeant militants "patriotes", "gilets jaunes" et une galaxie de covidosceptiques.

Ce sont d'abord les proches de Florian Philippot et son mouvement "Les Patriotes" qui donnent le tempo et quadrillent les manifestants, partis du Palais Royal vers 14H30.

Debout sur le toit d'une camionnette, Eric Richermoz, ex-FN et bras droit de Florian Philippot, lance les slogans "libertés, libertés, libertés", "non au pass sanitaire" ou "Macron démission", ponctués de tubes de la variété française.

"Soutien" de M. Philippot, Fernanda, née au Portugal "sous la dictature de Salazar" s'inquiète de "revivre ça" en France.

Anonyme, une femme, qui ne veut pas dévoiler ses "nombreuses étiquettes politiques", proteste d'abord contre "la vaccination des enfants" à partir de douze ans. "Ils ne sont pas malades, pourquoi nos libertés sont bafouées?".

"Les enfants ne sont pas des rats de laboratoire", peut-on lire sur une pancarte un peu plus loin. Les slogans "Macron en prison" ou "Olivier Variant" fusent, avec une série de huées contre le ministre de la Santé Olivier Véran.

Diallo, 28 ans, venu du Bourget (Seine-Saint-Denis), assure ne pas être là pour des raisons politiques. C'est que "je ne supporte pas qu'on oblige indirectement la société à se faire vacciner" via le pass sanitaire. "Je ne le ferai pas. Je ne suis pas à risque".

«Apartheid»

Alain, la cinquantaine, arbore un T-Shirt contre "l'apartheid" entre vaccinés et non vaccinés. Le même visuel détourne l'étoile jaune imposée aux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, en mentionnant cette fois ce qu'il appelle la "ségrégation" contre les "sans vaccins". "C'est volontairement choquant, pour faire réagir", dit-il.

En tête de cortège, aux côtés de Florian Philippot, une galaxie d'égéries des covidosceptiques. Le chanteur Francis Lalanne est acclamé quand il rejoint la manifestation du côté de la rue de l'Université. 

Mêmes applaudissements pour l'avocat Fabrice di Vizio, devenu héros des antivaccins avec ses doutes sur "la balance bénéfices risques" de la vaccination.

Il y a aussi des "gilets jaunes", dont la médiatique Jacline Mouraud, tout devant pour protester contre "la guillotine sociale" du pass sanitaire.

Le "gilet jaune" tourangeau Jean-Christophe voit une "continuité" entre les deux mouvements. Agent de tri pour une plateforme logistique, il ne se fera "pas vacciner, sauf si j'y suis obligé pour travailler".

Devant une épicerie bio rue de Sèvres, deux commerçants, dubitatifs, "attendent que ça passe". "Moi je suis pour le pass sanitaire, c'est pour l'intérêt général, mais c'est le timing que je ne comprends pas trop. On passe du relâchement à des décisions dures très vite".

La manifestation atteint une estrade dressée place Pierre-Laroque, non loin du ministère de la Santé.  

Le ton monte. Francis Lalanne appelle à "destituer" Emmanuel Macron. Florian Philippot fustige "la folie tyrannique" du chef de l'État, qui se "transforme de plus en plus en odieux dictateur". Une dernière Marseillaise résonne vers 18H00.

Juste avant, la députée controversée Martine Wonner, ex LREM, s'était emportée contre la "dictature" et la "ségrégation" du pass sanitaire, avant de conseiller aux manifestants d'aller "faire le siège des parlementaires, allez envahir leurs permanences pour dire que vous n'êtes pas d'accord". 

Des propos qui ont fait bondir à distance les députés LREM. Leur chef Christophe Castaner a appelé le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand à saisir la justice.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.


Macron après les frappes en Iran: le «travail diplomatique» doit «reprendre ses droits» 

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  • Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan
  • La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation"

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi que le "travail diplomatique" devait "reprendre ses droits", quelques heures après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, affirmant que la crise autour du nucléaire iranien et les "droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre" ne pouvaient se régler par des "frappes".

"Je souhaite que nous puissions prendre toutes les initiatives utiles pour que le travail diplomatique reprenne ses droits", a-t-il déclaré au début d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Elysée.

"Nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l'activité balistique, des déstabilisations régionales se règleront simplement par les frappes et évidemment aussi les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre", a affirmé le chef de l'Etat français.

"Ce qu'il a exprimé ces derniers mois encore en étant terriblement réprimé c'est de pouvoir décider lui-même de son destin et c'est aussi une des choses que nous devons tout faire pour défendre", a-t-il ajouté.

"La France n'a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés", a par ailleurs précisé Emmanuel Macron, au côté du Premier ministre Sébastien Lecornu, de plusieurs ministres et de hauts responsables militaires.

La "priorité absolue" de la France est la sécurité de ses ressortissants et "emprises militaires" dans la région, a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est d'être aux côtés de tous les pays qui sont aujourd'hui touchés par la riposte iranienne ou qui sont menacés par celle-ci dans leur intégrité territoriale, leur souveraineté", a-t-il encore souligné, en référence notamment aux pays du Golfe.

Le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Irak, Koweit et région autonome du Kurdistan, a précisé l'Elysée, à l'exception d'Israël.

Il avait auparavant appelé sur X à "cesser" une "escalade dangereuse pour tous" et affirmé que le régime iranien n'a "plus d'autre option" que de négocier de "bonne foi" le démantèlement de son programme nucléaire et balistique.

La France se tient "prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation", a-t-il encore relevé sur X.


Lecornu ferait un "bon candidat" en 2027 pour 30% des Français (sondage)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la cérémonie marquant le retour des athlètes français des JO d’hiver Milano Cortina 2026, à Albertville, le 23 février 2026, à l’arrivée du drapeau olympique pour les JO 2030. (AFP)
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  • Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, Sébastien Lecornu serait un « bon candidat » du bloc central en 2027 pour 30% des Français, derrière Édouard Philippe (39%) mais proche de Gabriel Attal (33%) et Gérald Darmanin (28%)
  • Jugé plus humble et compétent qu’Emmanuel Macron, Lecornu souffre toutefois d’une image « d’exécutant » (72% des sondés), tandis qu’Édouard Philippe reste favori, sous réserve des municipales au Havre

PARIS: Le Premier ministre Sébastien Lecornu ferait un "bon candidat" du bloc central à la présidentielle de 2027 pour 30% des Français, à l'image de Gabriel Attal(33%) et Gérald Darmanin (28%) mais loin derrière Edouard Philippe (39%), selon un sondage Odoxa pour Le Figaro paru jeudi.

Le chef du gouvernement, dont la popularité (34%) est supérieure de 13 points à celle d'Emmanuel Macron, est jugé plus humble (+33 points), plus proche des préoccupations des Français (+18) et plus compétent (+17) que le chef de l'Etat, mais aussi moins dynamique (-9).

"Pour renforcer sa stature, il devra peut-être se détacher de son image de simple collaborateur du Président", 72% des Français le qualifiant "d’exécutant", relève encore l'institut.

Sur les réseaux sociaux, les messages sur Emmanuel Macron restent très négatifs alors que la fidélité du "moine soldat" Lecornu est présentée comme une qualité rare, poursuit l'étude.

Edouard Philippe, maire du Havre et premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron, reste le meilleur candidat pour le bloc central, à condition de ne pas perdre les municipales de mars, "une défaite qui pourrait ternir son leadership", poursuit Odoxa.

Un sondage Opinionway publié mercredi le donne pour la première fois perdant dans sa ville contre Jean-Paul Lecoq (PCF) en cas de maintien du candidat RN-UDR au second tour du scrutin.

L'enquête a été réalisée en ligne les 25 et 26 février auprès d’un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.