Le Royaume-Uni sanctionne un ancien gouverneur irakien pour détournement de fonds

Une vue aérienne montre des ouvriers utilisant des pelleteuses pour déblayer les décombres de maisons détruites dans la province de Ninive, à une trentaine de kilomètres du nord de Mossoul, en Irak, le 6 avril 2021. (Fichier/AFP)
Une vue aérienne montre des ouvriers utilisant des pelleteuses pour déblayer les décombres de maisons détruites dans la province de Ninive, à une trentaine de kilomètres du nord de Mossoul, en Irak, le 6 avril 2021. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 22 juillet 2021

Le Royaume-Uni sanctionne un ancien gouverneur irakien pour détournement de fonds

  • Nawfal Hammadi al-Sultan a été emprisonné pour avoir détourné 5 milliards de dinars irakiens lorsqu’il dirigeait la province de Ninive
  • Le Royaume-Uni impose également des sanctions à quatre autres personnes en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et au Venezuela

DUBAÏ: Le Royaume-Uni a imposé des sanctions jeudi à l’ancien gouverneur de la province irakienne de Ninive, Nawfal Hammadi al-Sultan, dans le cadre d’un régime international de sanctions anticorruption.

Selon le communiqué, M. Al-Sultan a été «impliqué dans un grave scandale de corruption lorsqu’il était gouverneur de la province de Ninive, en Irak où il a détourné des fonds publics destinés aux projets de reconstruction, qui ont pour objectif d’apporter un soutien aux civils, et a indûment adjugé des contrats et octroyé d’autres biens publics.»

M. Al-Sultan purge actuellement une peine combinée de cinq ans de prison en Irak pour des délits de corruption, notamment pour avoir gaspillé 5 milliards de dinars irakiens (1 dinar irakien = 0,00058 euro) dans le cadre de travaux publics fictifs.

Les États-Unis ont salué la décision du Royaume-Uni. «Nous louons les mesures prises aujourd’hui par le Royaume-Uni à l’encontre de quatre personnes corrompues déjà désignées par les États-Unis, et d’une cinquième dont les avoirs basés aux États-Unis et achetés avec des fonds provenant de la corruption ont été confisqués avec succès par les tribunaux américains», a déclaré le département d’État.

«La corruption a un effet corrosif sur la société: elle nuit aux institutions démocratiques, entrave le développement économique, draine la richesse des nations et maintient les gens dans la pauvreté», a ajouté le porte-parole du département.

Le Parlement irakien a démis M. Al-Sultan de ses fonctions après un accident de ferry survenu en mars 2019 à Mossoul, la capitale de la province de Ninive.

Près de 100 personnes ont été tuées lorsque le ferry, qui était cinq fois plus chargé que sa capacité, a coulé alors qu’il transportait des familles vers une île du fleuve du Tigre.

Dans une lettre adressée aux membres du Parlement après l’accident de ferry, le Premier ministre de l’époque, Adel Abdel Mehdi, a accusé M. Al-Sultan de négligence et de manquement à ses devoirs.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a indiqué que de nouvelles sanctions étaient également imposées à quatre autres personnes impliquées dans de graves scandales de corruption en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et au Venezuela.

«L’une des personnes désignées a dépensé des millions de dollars de fonds détournés pour acheter des manoirs, des jets privés et un gant de 275 000 dollars porté par Michael Jackson lors de sa tournée “Bad”, tandis qu’une autre a exploité sans pitié les programmes alimentaires publics au Venezuela», a précisé M. Raab.

Le Royaume-Uni imposera un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l’encontre de ces cinq personnes afin qu’elles ne puissent plus acheminer leur argent par le biais des banques britanniques ou entrer dans le pays.

La province de Ninive a été ravagée pendant la période où elle était occupée par l’État islamique et pendant la lutte pour la libérer de cette organisation terroriste en 2017. La reconstruction incomplète de la province et de sa capitale, Mossoul, continue de nuire à la stabilité de ces zones et entrave le rétablissement des populations vulnérables touchées par l’occupation de l’État islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.