Liban : une Naksa ou une Nakba ?

Ces deux termes sont utilisés pour décrire la situation au Liban. (Photo, AFP)
Ces deux termes sont utilisés pour décrire la situation au Liban. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Liban : une Naksa ou une Nakba ?

  • Notre propre «âge des ténèbres» descend sur nous. Ce n'est pas une hyperbole : dans tout le Levant, il n'y a pas d'électricité aujourd'hui
  • Ce qui se déroule actuellement est une « nakba » qualitative dans le sens où ses racines sont extrêmement profondes, alors que la surmonter est peut-être impossible

Les Arabes du vingtième siècle se sont appropriés deux termes qui décrivent des phénomènes naturels et les ont adoptés dans leurs récits politiques et sociaux : la défaite de la guerre des Six Jours de 1967.

Ce que les deux termes arabes ont en commun, c'est précisément qu'ils avaient été utilisés pour décrire des phénomènes naturels : ils dégagent les gens de la responsabilité de leurs actes et tiennent pour responsables des forces naturelles sur lesquelles l'humanité n'a aucun contrôle, comme les éruptions de volcans et les tremblements de terre.


La différence entre les deux est qu'une nakba est moins apologétique et plus modeste. Il reconnaît que la défaite a été un événement majeur qui a créé un changement qualitatif massif, tandis que le naksa quantitatif (un terme inventé par Mohamed Hassanein Heikal) indique que la défaite a été éphémère, un simple pas en arrière pris par un projet en plein essor. C'était une erreur, et chaque étalon glisse, comme le dit le célèbre dicton « Jahiliya ».

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Une institution à émanciper

Des élèves algériens du secondaire assistent à la première journée d'école à Alger, la capitale algérienne, le 4 novembre 2020. (Photo, AFP)
Des élèves algériens du secondaire assistent à la première journée d'école à Alger, la capitale algérienne, le 4 novembre 2020. (Photo, AFP)
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  • Enfermée dans un populisme éhonté, notre école est soumise au chantage d’une idéologie de régression sans fin
  • Le sauvetage de l’école n’incombe pas seulement au ministre de l’Éducation, c’est un enjeu de société qu’il faudra relever

Transmettre  des  connaissances, forger  la  personnalité  et  préparer les enfants à la vie d’adulte, mais aussi et surtout à la citoyenneté. L’école algérienne  peine  à  assumer   cette  vocation   historique.  Sa  manière d’instruire, de former et d’éduquer est loin de répondre aux exigences de la modernité scientifique.

Conséquence des choix politiques peu ambitieux, l’institution éducative n’a pas cessé d’enchaîner des contre-performances. La qualité de l’enseignement a évolué en s’appauvrissant outrageusement. Le taux d’échec scolaire est considérable, non pas parce que nos élèves sont moins doués, mais en raison d’un système éducatif qui a failli dans sa mission. 

Enfermée dans un populisme éhonté, notre école est soumise au chantage d’une idéologie de régression sans fin.

 

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Avant qu’il ne soit trop tard

Le président tunisien Kais Saied prononce un discours lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement au palais de Carthage à l'extérieur de la capitale Tunis, le 27 février 2020. (Photo, AFP)
Le président tunisien Kais Saied prononce un discours lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement au palais de Carthage à l'extérieur de la capitale Tunis, le 27 février 2020. (Photo, AFP)
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  • 72.2% des Tunisiens font aujourd’hui confiance à Kaïs Saïed
  • Le Président de la République occupe la première place dans les intentions de vote à la présidentielle avec… 90%

Le constat s’est progressivement cristallisé après le 25 juillet : l’heure des grands changements a sonné. Lorsque les acteurs sont défaillants ou que les comportements attirent la désapprobation publique, c’est tout le paysage politique et ses différentes composantes qui sont pointés du doigt.

Le contexte de ces dix dernières années constitue un exemple révélateur de la dévalorisation comptable de l’action et de l’activité politiques. Tout ce qui a été accompli est remis en cause. La crise politique que connaît la Tunisie  révèle les lignes de fractures d’un environnement et d’une gouvernance politiques dépassés par le temps et par les événements. Sans qu’il soit ici question de condamner qui que ce soit, la connaissance de l’intérieur et des coulisses permet d’en donner une vision caricaturale de toutes les dérives et de tous les manquements qui ont contraint les Tunisiens à vivre l’une des plus mauvaises décennies de l’histoire du pays.

72.2% de ces Tunisiens font aujourd’hui confiance à Kaïs Saïed. C’est ce qui ressort du résultat du dernier sondage d’opinion réalisé par Sigma Conseil. Plus encore : le Président de la République occupe la première place dans les intentions de vote à la présidentielle avec… 90%.

 

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Raïssi-Macron … Une nouvelle version de Sykes-Picot ?!

Le président iranien Ebrahim Raïssi. (Photo, AFP)
Le président iranien Ebrahim Raïssi. (Photo, AFP)
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  • Ces crises incluent les pandémies, le réchauffement climatique et les menaces aux industries traditionnelles par les nouvelles technologies, en plus d'une croyance affaiblie dans « l'État-nation » face à la montée du racisme
  • Tout ce qui précède est vrai, mais il est également vrai qu'une lecture réaliste des événements épargne à l'observateur les pentes glissantes de l'optimisme rêveur et de l'ignorance rassurée

D'une certaine manière, on peut dire que peu de puissances régionales et internationales n'ont pas « contribué » à la formation du nouveau cabinet libanais. Cependant, ce cabinet n'est rien de plus qu'une « équipe de gestion de crise ». Sa tâche est de traiter un problème dont la solution serait indissociable du « format » régional beaucoup plus vaste qui se prépare pour le Moyen-Orient, dans un contexte de grands changements.

Pourtant, certains peuvent déconseiller le pessimisme et encourager l'optimisme à la place, car le Liban est maintenant sorti du tunnel, après une impasse qui a duré plus d'un an.

D'autres peuvent citer la maxime pragmatique qu'il vaut « bien mieux allumer une bougie que maudire les ténèbres » ; dans la conviction que la formation du nouveau cabinet permettrait - au moins - d'alléger les souffrances du peuple libanais aux mains de ses politiciens, de ralentir l'émigration et de contenir l'effondrement de l'économie et la chute libre d'un système politique défaillant.

 

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