Le Liban dénonce les attaques israéliennes auprès de l'ONU

Une unité de la force de maintien de la paix de l'ONU patrouille dans un village côtier au sud du Liban, au milieu d’allégations selon lesquelles Israël aurait violé la souveraineté du Liban. (Photo, AFP/Archives)
Une unité de la force de maintien de la paix de l'ONU patrouille dans un village côtier au sud du Liban, au milieu d’allégations selon lesquelles Israël aurait violé la souveraineté du Liban. (Photo, AFP/Archives)
Des avions de chasse F-16 survolent Jérusalem lors des célébrations de la fête nationale israélienne, le 2 mai 2017. (Photo, AFP/Archives)
Des avions de chasse F-16 survolent Jérusalem lors des célébrations de la fête nationale israélienne, le 2 mai 2017. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Le Liban dénonce les attaques israéliennes auprès de l'ONU

  • Qousseir est à présent le siège du quartier général de la sécurité et des camps d’entraînement des milices affiliées à l'Iran
  • Le missile a atterri à quelques centaines de mètres des zones peuplées, et a créé un cratère de près de vingt mètres de profondeur

BEYROUTH : Le Liban a informé le Secrétariat de l'ONU qu'Israël a violé la souveraineté libanaise quand elle a utilisé l'espace aérien libanais pour frapper des installations dans le territoire syrien jeudi matin.

Selon Beyrouth, Israël aurait lancé une offensive contre des sites militaires à Qousseir, dans le gouvernorat syrien de Homs, aujourd’hui sous le contrôle du Hezbollah.

Le Liban affirme qu'un missile d'un avion israélien a atterri dans un terrain forestier près de la ville de Lehfed, à 56 kilomètres au nord de Beyrouth, dans la région de Byblos.

Les habitants de Lehfed se sont réveillés au son d'une énorme explosion qui a secoué des bâtiments et brisé des vitres.

Le missile a atterri à quelques centaines de mètres des zones peuplées, et a créé un cratère de près de vingt mètres de profondeur, selon les habitants.

Les premières informations indiquent que le missile pesait environ 250 kg. Aucune victime n'a été signalée.

Les habitants de la ville de Majdal et des villages voisins de la région de Koura ont également entendu l'explosion et vu des éclairs, qu'ils pensent être le résultat des défenses aériennes syriennes qui interceptaient l'attaque israélienne. Les habitants du district septentrional d'Akkar qui borde la Syrie, en particulier ceux de Wadi Khaled et d'Akroum, affirment avoir entendu des missiles tirés sur la base aérienne de Shayrat à Homs.

L'agence de presse syrienne (SANA) a rapporté que les «défenses aériennes de l'armée syrienne ont intercepté les missiles et abattu la plupart d'entre eux, ce qui n’a causé que des dégâts matériels».

L'ancien député de Byblos Farès Souaïd qui a tweeté au sujet de l'incident croit que la «source du missile abattu est le conflit dans la région et contre la région. Aujourd'hui, c’est à Lehfed, et la prochaine fois, ce sera où?»

Le Hezbollah a pris le contrôle de Qousseir en juin 2013, lors de son intervention dans la guerre en Syrie, et la ville est à présent le siège du quartier général de la sécurité et des camps d’entraînement des milices affiliées à l'Iran. La base aérienne de Dabaa, au nord-est, a été transformée en base de ravitaillement aérien pour les camps du Hezbollah.

En 2016, le Hezbollah a affiché son contrôle sur la zone en organisant un immense défilé militaire.

Selon plusieurs réfugiés syriens dans les camps d'Arsal au Liban, les habitants de Qousseir qui s'opposaient au régime syrien ont fui vers la ville frontalière et les zones rurales avoisinantes quand le Hezbollah a pris le contrôle de la vile.

Ils affirment aussi que la milice possède des entrepôts de munitions et d'armes à l'ouest de Qousseir.

Aucun réfugié n’est autorisé à retourner dans la ville depuis février 2014.

En septembre 2019, le Hezbollah a exhorté les habitants à revenir, mais a imposé un certain nombre de conditions. Ils doivent notamment «être fidèles au Hezbollah».

Jeudi également, l'armée israélienne a arrêté deux personnes qui ont traversé la frontière sud du Liban vers la région de Galilée.

Candice Ardell, directrice adjointe du bureau des médias de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), a déclaré à l'Agence nationale de presse libanaise que la «FINUL est au courant» des informations qui circulent au sujet de l’arrestation. Elle affirme être «en contact avec les parties concernées» et compte «suivre de près l’incident».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.


La Première ministre italienne Meloni rencontre le prince héritier lors de sa visite en Arabie saoudite

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni à son arrivée à Djeddah vendredi. (SPA)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni à son arrivée à Djeddah vendredi. (SPA)
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  • Elle a été reçue à l’aéroport international King Abdulaziz par de hauts responsables saoudiens

DJEDDAH : La Première ministre italienne Giorgia Meloni a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée à Djeddah vendredi.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations bilatérales et les opportunités de développement futur, rapporte l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux, des répercussions de l’escalade militaire en cours sur la liberté de navigation internationale et la sécurité énergétique, de son impact sur l’économie mondiale, ainsi que de la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, précise le communiqué.

À son arrivée plus tôt dans la journée à l’aéroport international King Abdulaziz, elle a été accueillie par de hauts responsables saoudiens, dont le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saoud ben Mishaal ben Abdulaziz, ainsi que par les autorités locales et l’ambassadeur d’Italie auprès du Royaume, indique la SPA.

Selon des sources gouvernementales italiennes, ce voyage, initialement non annoncé, comprendra également des réunions au Qatar et aux Émirats arabes unis.

Les sources ajoutent que la visite réaffirmera le soutien de l’Italie aux trois pays face aux attaques iraniennes sur leurs territoires.

Il s’agit du premier déplacement dans la région d’un dirigeant de l’UE depuis le lancement du conflit par les États-Unis et Israël fin février. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com