Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les positions du président turc sur Chypre

Une femme est assise sur le sable d'une plage de la zone clôturée de Varosha, dans la ville de Famagouste, dans la République turque autoproclamée de Chypre du Nord (RTCN) de l'île méditerranéenne divisée de Chypre, le 19 juin 2021. (Iakovos Hatzistavrou/AFP)
Une femme est assise sur le sable d'une plage de la zone clôturée de Varosha, dans la ville de Famagouste, dans la République turque autoproclamée de Chypre du Nord (RTCN) de l'île méditerranéenne divisée de Chypre, le 19 juin 2021. (Iakovos Hatzistavrou/AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les positions du président turc sur Chypre

  • Les membres du Conseil "condamnent l'annonce faite à Chypre par les dirigeants turc et chypriote turc le 20 juillet 2021 de la nouvelle réouverture d'une partie de la zone clôturée de Varosha
  • "Le Conseil de sécurité souligne l'importance du plein respect et de la mise en œuvre de ses résolutions, y compris le transfert de Varosha sous une administration de l'ONU" souligne la déclaration

NATIONS UNIES, États-Unis : Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé vendredi une déclaration unanime réclamant un règlement du conflit chypriote "basé sur une fédération bicommunautaire et bizonale avec l'égalité politique", et condamnant explicitement le président turc Recep Tayyip Erdogan et ses "actions unilatérales qui vont à l'encontre de ses résolutions", selon des diplomates.

Les membres du Conseil "condamnent l'annonce faite à Chypre par les dirigeants turc et chypriote turc le 20 juillet 2021 de la nouvelle réouverture d'une partie de la zone clôturée de Varosha. Le Conseil de sécurité exprime son profond regret face à ces actions unilatérales qui vont à l'encontre de ses résolutions et déclarations précédentes", précise le texte agréé, obtenu par l'AFP et qui devait être adopté formellement dans la journée.

Le Conseil demande aussi "le retrait immédiat" de cette mesure et celui "de toutes les changements opérés à Varosha depuis octobre 2020", ajoute la déclaration.

"Le Conseil de sécurité souligne l'importance du plein respect et de la mise en œuvre de ses résolutions, y compris le transfert de Varosha sous une administration de l'ONU", indique le texte rédigé par le Royaume-Uni.

A l'origine, cette déclaration devait être adoptée mercredi dans la foulée d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur Chypre prévue de longue date. Son adoption a été retardée du fait d'une "surenchère" pendant deux jours visant à condamner la Turquie et durcir le texte, a indiqué à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

Selon des diplomates, l'Inde et la Chine sont notamment intervenues pour renforcer le projet initial.

Ce mouvement de durcissement d'un texte est rarissime au Conseil de sécurité de l'ONU, où les déclarations sont en général plutôt adoucies au fil des négociations pour emporter l'adhésion du plus grand nombre.

Lors d'une visite à Chypre-nord mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que "nul progrès dans les négociations ne (pouvait) être fait sans accepter qu'il y ait deux peuples et deux Etats" sur l'île.

Cette dernière est divisée entre la République de Chypre -- membre de l'Union européenne -- qui exerce son autorité au sud, et la République turque de Chypre-Nord (RTCN) autoproclamée en 1983, uniquement reconnue par Ankara.

Le président turc avait aussi annoncé la poursuite de la réouverture de Varosha, ville fantôme symbole de la division de l'île méditerranéenne. Ses prises de position avaient été condamnées dès mercredi par les Etats-Unis, la Grèce, l'ONU, la Russie et l'Union européenne.

Les négociations sur un règlement du conflit sont dans l'impasse depuis 2017. En avril, une tentative de relance des pourparlers par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dont l'Organisation surveille une zone tampon entre les deux parties de l'île, s'était soldée par un échec.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.