Les ventes de voitures électriques explosent, mais restent loin des objectifs européens

La Commission européenne souhaite voir s'accélérer la transition, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. (Photo, AFP)
La Commission européenne souhaite voir s'accélérer la transition, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Les ventes de voitures électriques explosent, mais restent loin des objectifs européens

  • L'UE a proposé le 14 juillet de viser une réduction de 15% des émissions de CO2 en 2025, 55% en 2030, et surtout l'interdiction à la vente des voitures essence et diesel pour 2035
  • Les ventes de voitures électriques ont ainsi été très bonnes au dernier trimestre en Espagne, en Allemagne, ou en France notamment, mais aussi en Autriche ou en Belgique

PARIS : La part de marché des électriques a plus que doublé en Europe dans les ventes de voitures neuves au deuxième trimestre, mais reste loin des objectifs prévus à moyen terme par la Commission européenne pour protéger l'environnement.

Les voitures 100% électriques représentaient 7,5% des ventes neuves en Europe au deuxième trimestre 2021, contre 3,5% au deuxième trimestre 2020, a annoncé vendredi l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Sur un marché automobile au ralenti pour cause de crise sanitaire, il s'est écoulé plus de 210 000 voitures électriques. 

Les ventes de véhicules électriques explosent depuis 2020, quand, pour se plier à une nouvelle norme européenne limitant leurs émissions de CO2, les constructeurs ont massivement électrifié leurs gammes. 

Les voitures à essence voient déjà s'éloigner leur domination historique et représentent désormais moins de la moitié des ventes européennes, avec 1,17 million de véhicules vendus et 41,8% de parts de marché, contre 51,9% au deuxième trimestre 2020.

Le diesel, qui a régné dans certains pays européens dont la France pendant quelques années, a aussi pris un coup et ne représente plus que 20,4% des ventes (contre près de 30% en 2020). 

Cependant, les voitures à batterie ne représentent encore qu'une fraction des 2,8 millions de véhicules vendus entre avril et juin.

La Commission européenne souhaite voir s'accélérer la transition, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. Bruxelles a proposé le 14 juillet de viser une réduction de 15% des émissions de CO2 en 2025 par rapport à 2021, 55% en 2030, et surtout l'interdiction à la vente des voitures essence et diesel pour 2035. 

"Les constructeurs disposent d'une fenêtre jusqu'en 2025 pour pousser leurs ventes de voitures à essence, synonymes de meilleurs bénéfices. Ils colleront au plus près des règlements sur le CO2", estime l'expert allemand Matthias Schmidt. En revanche, "à partir de 2025, avec le renforcement des normes européennes, on devrait connaître une nouvelle vague de ventes d'électriques".

Plusieurs constructeurs, dont Stellantis (Peugeot, Fiat) ont annoncé qu'ils ne développeraient plus de nouveaux moteurs à essence et limiteraient le choix de motorisations. D'autres se sont engagés radicalement dans le virage électrique, certaines marques prévoyant de devenir 100% électriques dès l'année 2025 pour Jaguar, ou 2030 pour Volvo.

Les constructeurs s'adaptent ainsi aux normes "tout en faisant évoluer leur image auprès des consommateurs, ainsi que des marchés financiers, pour s'assurer plus de capitaux disponibles et financer leur transition vers l'électrique", souligne M. Schmidt.

La fracture électrique

Dans l'immédiat, les moteurs à combustion ont surtout fait place aux hybrides (essence ou diesel), qui représentent désormais 19,3% du marché. Les hybrides rechargeables, qui avec leur plus gros moteur électrique permettent de rouler quelques kilomètres sans émissions, représentent de leur côté 8,4% du marché, poussés notamment au dernier trimestre par de fortes ventes en Italie.

Ces deux types d'hybrides pourraient cependant être condamnés en 2035 par la Commission européenne, même si la France et l'Allemagne s'y opposent.

En outre, dans tous les pays, les voitures électriques restent plus chères que leurs équivalents à essence, même si d'importantes aides publiques sont proposées et qu'à l'usage, les économies d'essence redressent vite la balance.

"Il y a une fracture dans l'abordabilité des voitures électriques entre l'Europe centrale et orientale et l'Europe de l'Ouest, ainsi qu'une fracture Nord-Sud", soulignait début juillet le directeur général de l'ACEA, Eric-Mark Huitema. 

Les ventes de voitures électriques ont ainsi été très bonnes au dernier trimestre en Espagne, en Allemagne, ou en France notamment, mais aussi en Autriche ou en Belgique. Près de l'UE, le Royaume-Uni et la Norvège enregistrent également une forte hausse. 

Mais le reste de l'Europe ne suit pas, notamment dans les pays qui ont un revenu par habitant de moins de 17 000 euros, et qui restent sous les 3% de ventes électriques. Cette fracture se retrouve dans l'équipement en bornes de recharge, selon M. Huitema.

Le prix est un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles, notamment les plus généralistes, qui ne peuvent pas se permettre de se couper des consommateurs. Stellantis comme Volkswagen prévoient cependant qu'avec la baisse du coût des batteries, dans lesquelles les constructeurs investissent d'ailleurs massivement, le prix des voitures électriques devrait égaler celui des voitures à essence avant la fin de la décennie.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.