L'assaut « le plus féroce » des Houthis contre Marib déjoué par le gouvernement yéménite

Les troupes gouvernementales yéménites et les tribus alliées ont repoussé un assaut majeur des Houthis à Marib, déclarent les médias officiels. (Dossier/AFP)
Les troupes gouvernementales yéménites et les tribus alliées ont repoussé un assaut majeur des Houthis à Marib, déclarent les médias officiels. (Dossier/AFP)
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Publié le Dimanche 25 juillet 2021

L'assaut « le plus féroce » des Houthis contre Marib déjoué par le gouvernement yéménite

  • Les responsables de l'armée locale décrivent les attaques des Houthis comme les plus agressives depuis février
  • Des avions de la coalition arabe ont bombardé de manière intensive, détruisant une salle de commandement houthie pour drones dans la région de Serwah à Marib

ALEXANDRIE (Reuters) – Les troupes gouvernementales yéménites et les tribus alliées, soutenues par des avions de la coalition arabe, ont repoussé dimanche « le plus grand et le plus féroce » assaut des Houthis dans la province centrale de Marib depuis février, déclarent des responsables de l'armée locale et des médias officiels.

Exploitant une brève absence de la puissance aérienne de la coalition en raison d'un ciel nuageux, les Houthis ont lourdement bombardé samedi soir les troupes gouvernementales à Al-Kasara et Al-Mashjah, à l'ouest de la ville de Marib contrôlée par le gouvernement, pour ouvrir la voie aux forces terrestres afin de préparer des assauts de taille.

Les responsables de l'armée locale décrivent les attaques des Houthis comme les plus agressives depuis février et une autre tentative désespérée de la milice pour briser la défense solide du gouvernement autour de la ville de Marib.

« L'ennemi n'a pas pu avancer et a perdu nombre de ses combattants et de ses emplacements à Al-Kasara », déclare dimanche à Arab News le colonel Yahiya Al-Hatemi, directeur des médias militaires de l'armée yéménite, ajoutant qu'au moins trois chefs militaires houthis font partie des dizaines de rebelles tués lors de la dernière offensive déjouée.

Malgré le temps nuageux, des avions de la coalition arabe ont mené des bombardements intensifs, détruisant une salle de commandement houthie pour les drones dans la région de Serwah à Marib et tuant un certain nombre de miliciens, déclare Al-Hatemi.

Plus de 200 Houthis ont été tués dans de violents affrontements avec les troupes gouvernementales ou lors de frappes de la coalition arabe ces derniers jours et les troupes de l'armée yéménite et les membres des tribus sont déterminés à déjouer leurs attaques contre Marib, souligne un commandant de l'armée yéménite.

Selon le site d'information du ministère de la Défense, le général de division Mansour Thawaba, commandant de la 3e région militaire, qui comprend Marib et Al-Bayda, a déclaré dimanche que les troupes gouvernementales avaient infligé de lourdes défaites aux Houthis et déjoué des dizaines d'attaques dans les provinces d'Al-Bayda et de Marib, tuant 200 combattants et en blessant des centaines d'autres.

« L'armée et les résistants affrontent vaillamment les attaques des milices sur différents fronts. Ils ont la volonté et la détermination qui leur permettent de freiner toutes les tentatives des milices d’enregistrer des avancées sur le terrain », déclare Thawaba.

Des milliers de combattants ont été tués dans de violents affrontements dans la province centrale de Marib depuis février, lorsque les Houthis ont renouvelé leur offensive pour prendre le contrôle de la ville stratégique.

Si les Houthis étaient capables de mettre la main sur Marib, ils prendraient le contrôle total de la moitié nord du Yémen et des champs de pétrole et de gaz ainsi qu'une grande centrale électrique, préviennent les experts.

Malgré les appels locaux et internationaux contre les graves conséquences d'une offensive sur des centaines de milliers de civils qui vivent dans la ville, les Houthis ont intensifié leurs frappes de drones et de missiles sur les zones résidentielles de Marib alors que leurs forces terrestres tentent d’avancer.

Alors que les forces du groupe attaquaient les troupes gouvernementales à l'extérieur de Marib, Mohammed Ali Al-Houthi, président du Comité révolutionnaire suprême Houthi, a déclaré samedi sur Twitter qu'ils « se rapprochaient » de la victoire à Marib.

Mais les partisans du gouvernement yéménite sur les réseaux sociaux ont tourné les affirmations du leader en dérision.

« Marib a dévoré vos milices comme le feu dévore le bois. Ils se rendent en masse à Marib et reviennent sous forme d'images sur des cercueils », dit le journaliste Moubarak Al-Haidari.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La décision de la Banque centrale du Liban ébranle les opérateurs du marché noir

Une vue du bâtiment de la Banque centrale du Liban à Beyrouth, au Liban. (REUTERS)
Une vue du bâtiment de la Banque centrale du Liban à Beyrouth, au Liban. (REUTERS)
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  • La déclaration du gouverneur vendredi a secoué le marché noir, ce qui a porté le taux de change du dollar vendredi à 38 000 livres
  • Selon l’expert bancaire Louis Hobeika, la banque centrale semble avoir été soumise à des pressions politiques visant à la forcer à faire quelque chose pour réduire le taux, dans un contexte de crainte de troubles sociaux

BEYROUTH : Le taux de change du dollar sur le marché noir libanais devait poursuivre sa chute à la suite des mesures annoncées vendredi par le gouverneur de la banque centrale, Riad Salameh, a déclaré un banquier de premier plan à Arab News.

Le banquier s'attend à ce que le taux de change continue à baisser jusqu'à ce qu'il soit presque égal à celui de la plateforme Sayrafa de la banque centrale, qui a enregistré vendredi un prix de 24,600 livres contre le dollar.

Les propos du banquier sont intervenus alors que le gouverneur a publié une déclaration surprise tard vendredi, demandant aux banques de maintenir leurs agences et leurs caisses ouvertes jusqu'à 18 heures pendant trois jours consécutifs à partir de lundi prochain, afin de permettre aux citoyens d'acheter des dollars au prix Sayrafa.

 

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La déclaration du gouverneur de la Banque centrale, Riad Salameh, a secoué vendredi le marché noir, ce qui a porté le taux de change du dollar vendredi à 38 000 livres. (AFP)

 

Il a également donné des instructions pour payer les salaires des employés du secteur public en dollars au cours de Sayrafa.

La dépréciation de la monnaie locale a créé un effet de chaîne, entraînant encore plus de difficultés économiques pour le pays, et la banque centrale avait auparavant demandé aux banques de céder une partie de leurs cotisations en dollars au taux de change Sayrafa.

Cependant, les banques ont commencé à limiter la quantité de dollars donnés aux gens, ce qui a entraîné une reprise du marché noir au cours de la semaine dernière.

La déclaration du gouverneur vendredi a secoué le marché noir, ce qui a porté le taux de change du dollar vendredi à 38 000 livres.

La confusion s'est installée dans les bureaux de change immédiatement après la déclaration du gouverneur, les gens se précipitant pour échanger la devise américaine, le taux de change du dollar ayant chuté de façon spectaculaire en quelques minutes, passant de 37 700 livres à 29 000 livres.

Les changeurs au marché noir, qui sont disséminés dans les rues principales de Beyrouth, notamment dans les marchés de l'or et près des bureaux de change, ont été stupéfaits et ont commencé à passer des appels.

L'expert bancaire Louis Hobeika a déclaré à Arab News : « Ce qui se passe est le résultat de la peur des gens. Le problème au Liban n'est pas monétaire, mais plutôt économique et politique. »

Il a ajouté : « En une semaine, le taux de change du dollar a augmenté d'environ 11 000 livres, mais la chute spectaculaire du cours en moins d'une heure est certainement due à des raisons politiques. »

Selon Hobeika, la banque centrale semble avoir été soumise à des pressions politiques visant à la forcer à faire quelque chose pour réduire le taux, dans un contexte de crainte de troubles sociaux.

Le gouverneur de la banque a utilisé l’ultime recours, a-t-il dit. « Mais c'est comme traiter un malade du cancer avec du Panadol ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Un symposium examine la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées et l'amélioration de l'expérience des visiteurs

Le symposium examine la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées. (SPA)
Le symposium examine la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées. (SPA)
Le symposium examine la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées. (SPA)
Le symposium examine la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées. (SPA)
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  • Le Dr Abdul Rahman Al-Sudais a déclaré que le symposium était le premier en son genre à être organisé par l'agence gouvernementale «Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints» et qu’il visait à mettre en œuvre des programmes liés à
  • Les projets discutés lors du symposium scientifique seront lancés à la Grande Mosquée de La Mecque et traduits en 10 langues

LA MECQUE : Les responsables de la Présidence générale pour les affaires des Deux Saintes Mosquées ont récemment passé en revue les initiatives destinées à améliorer l'expérience des visiteurs des lieux de culte.

Les résultats du symposium, intitulé « La fatwa dans les Deux Saintes Mosquées et son impact sur la facilitation des procédures pour les visiteurs », ont reçu l'approbation des dirigeants saoudiens.

Dr Abdul Rahman Al-Sudais
Dr Abdul Rahman Al-Sudais

Les projets discutés lors du symposium scientifique seront lancés à la Grande Mosquée de La Mecque et traduits en 10 langues, dont l'anglais, le français, le russe, le farsi, le turc, l'ourdou, le chinois, le bengali et le haoussa.

Le Dr Abdul Rahman Al-Sudais, chef de la présidence générale pour les affaires des Deux Saintes Mosquées, a déclaré que le symposium était le premier en son genre à être organisé par l'agence gouvernementale et qu'il visait à mettre en œuvre des programmes liés à la fatwa de la présidence générale, à la fatwa dans les Deux Saintes Mosquées, et aux efforts pour faciliter l'accès des visiteurs à la Grande Mosquée et à la Mosquée du Prophète à Médine.


Crise au Liban : les militaires souffrent aussi

Des soldats de l'armée libanaise patrouillent pendant les élections législatives dans la capitale Beyrouth, le 15 mai 2022. (AFP).
Des soldats de l'armée libanaise patrouillent pendant les élections législatives dans la capitale Beyrouth, le 15 mai 2022. (AFP).
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  • La crise économique au Liban affecte non seulement les moyens de subsistance des civils, mais aussi ceux du personnel de l'armée libanaise
  • Un soldat a déclaré que la nourriture de la cantine est parfois satisfaisante, mais que d'autres jours, elle ne l'est pas, en raison de l'augmentation du prix des aliments dans le pays

BEYROUTH : La crise économique du Liban découle de décennies de corruption et de mauvaise gestion de la part des élites politiques qui ont dominé le pays. Depuis le début de l'effondrement, les responsables n'ont pratiquement rien fait pour mettre en œuvre les réformes exigées par la communauté internationale afin de débloquer investissements et prêts. La crise affecte non seulement les moyens de subsistance des civils, mais aussi ceux du personnel de l'armée libanaise.

Avant la crise économique, le salaire d'un soldat libanais équivalait presque à 1 380 000 LL, soit environ 920 dollars (856 euros) selon le taux de change officiel. Cependant, avec l'hyperinflation que connaît le Liban, la valeur réelle de ce salaire a atteint un plancher historique de 37$ (34 euros) le 27 mai - avant de remonter à 50$ (46 euros). Ce avec le changement du taux du dollar.

Lors d'une récente interview télévisée sur la chaîne Al Jadeed, un soldat de l'armée libanaise a confié qu'il ne pouvait rien se permettre avec son salaire actuel. Il doit travailler à l'extérieur comme charpentier mécanique et bétonneur afin de survivre. De nombreux soldats sont également contraints de travailler à temps partiel, par exemple en conduisant des taxis ou en travaillant comme livreurs pour gagner un peu d'argent supplémentaire.

Ce soldat a déclaré que la nourriture de la cantine est parfois satisfaisante, mais que d'autres jours, elle ne l'est pas, en raison de l'augmentation du prix des aliments dans le pays.

Selon le soldat, la hausse du prix du carburant les empêche de se déplacer, malgré les efforts déployés pour obtenir des bus pour transporter les soldats à leur poste de travail. L'homme a également souligné que la plupart de ses confrères se sentent fatigués et qu'ils ne peuvent pas s'exprimer.

« Depuis trois ans, je patiente en espérant que cette crise soit résolue, mais je ne peux plus dépendre de ma famille pour vivre », a-t-il déclaré.

Au Liban, tous les passeports des membres du personnel de sécurité, y compris les militaires et les forces de sécurité intérieure, sont retenus au prétexte de les empêcher de fuir le pays. Il y a environ un mois, les autorités libanaises ont suspendu toutes les demandes de renouvellement de passeports pour tous les citoyens du pays, en raison d'une ruée qui a épuisé les stocks de passeports disponibles. Depuis 2020, les demandes de renouvellement de passeport ont été multipliées par dix ce qui a fait monter la pression sur les centres de passeport et « a affecté les stocks de passeports disponibles », a déclaré la Sécurité générale dans un communiqué. Tout citoyen tenté de chercher ailleurs de meilleures conditions de vie, y compris le personnel de l'armée libanaise, ne pourra donc pas le faire de sitôt.