Le Syndicat des journalistes tunisiens appelle à la protection des journalistes à la suite des menaces d’Ennahdha

Samedi, Mohammed Yousfi a annoncé sur son compte personnel sur Facebook qu’il était resté enfermé chez lui pendant le week-end «en raison de menaces graves et dangereuses». (Facebook)
Samedi, Mohammed Yousfi a annoncé sur son compte personnel sur Facebook qu’il était resté enfermé chez lui pendant le week-end «en raison de menaces graves et dangereuses». (Facebook)
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

Le Syndicat des journalistes tunisiens appelle à la protection des journalistes à la suite des menaces d’Ennahdha

  • Le Syndicat national des journalistes tunisiens a exigé que les autorités tunisiennes fournissent une protection aux journalistes du pays
  • Les tensions dans ce pays d’Afrique du Nord sont montées dimanche après que le président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement, licencié le Premier ministre et dissous le gouvernement

LONDRES: Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exigé lundi que les autorités tunisiennes fournissent une protection aux journalistes du pays, après que le journaliste Mohammed Yousfi a annoncé qu’il recevait des menaces de la part de membres du parti Ennahdha, associé aux Frères musulmans.

M. Yousfi aurait reçu des menaces de la part de partisans d’Ennahdha après avoir affirmé, lors d’une apparition sur la chaîne de télévision Al-Mayadeen en début de semaine, que des membres du mouvement avaient fait chanter le Premier ministre Hichem Mechichi et empêché sa démission.

Les tensions dans ce pays d’Afrique du Nord sont montées dimanche après que le président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement, licencié le Premier ministre et dissous le gouvernement.

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple et président du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, a qualifié la décision de M. Saïed de coup d’État et d’«atteinte à la démocratie».

Samedi, Mohammed Yousfi a annoncé sur son compte personnel sur Facebook qu’il était resté enfermé chez lui pendant le week-end «en raison de menaces graves et dangereuses».

Il a également déclaré qu’il tenait le président, le Premier ministre, le chef de l’armée et le ministre de l’Intérieur par intérim pour responsables de sa sécurité.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le SNJT indique que M. Yousfi a reçu «des menaces de mort en raison de ses déclarations aux médias dans lesquelles il décrit la situation générale du pays, notamment la crise politique, sanitaire et sociale», ce qui a «provoqué une campagne systématique d’insultes et d’agressions à son encontre par des comptes électroniques et des milices travaillant au nom et au profit de partis politiques soutenant le gouvernement». 

L’Arabie saoudite et l’Égypte considèrent le parti Ennahdha comme une organisation terroriste.

En outre, le SNJT a condamné les campagnes d’incitation à la violence visant à réduire au silence et à intimider d’autres journalistes en Tunisie.

Il a également souligné dans un rapport mensuel que les attaques contre les journalistes et les photographes avaient augmenté en juin, avec 18 attaques signalées contre 13 incidents en mai. 

Selon Reporters sans frontières, la Tunisie occupe le 73e rang au classement mondial de la liberté de la presse 2021.

La décision de M. Saïed de dissoudre le Parlement fait suite aux manifestations nationales de ces derniers jours, provoquées par les crises économique, politique et sanitaire que traverse la Tunisie.

Au cours du week-end, des centaines de Tunisiens se sont rassemblés à Tunis et dans d’autres villes pour demander au gouvernement de démissionner après une recrudescence des cas de coronavirus.

Les manifestations ont dégénéré lorsque la police a utilisé du gaz poivré contre les manifestants qui jetaient des pierres et scandaient des slogans demandant la démission de M. Mechichi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com