Le nouveau chef du gouvernement promet «aux Libanais de dire la vérité sur tous les sujets»

Durant son premier entretien après avoir été chargé de former un nouveau gouvernement au Liban, le Premier ministre Najib Mikati s’est entretenu avec la rédactrice en chef d’An-Nahar, Nayla Tueni. (Photo, fournie)
Durant son premier entretien après avoir été chargé de former un nouveau gouvernement au Liban, le Premier ministre Najib Mikati s’est entretenu avec la rédactrice en chef d’An-Nahar, Nayla Tueni. (Photo, fournie)
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Publié le Mardi 27 juillet 2021

Le nouveau chef du gouvernement promet «aux Libanais de dire la vérité sur tous les sujets»

  • Najib Mikati déclare vouloir «former un gouvernement de spécialistes, afin de mettre en œuvre l’initiative française, capable d’aider le Liban»
  • «Je suis conscient des limites de ma relation avec le Hezbollah et l’Iran. Nous refusons que le Liban soit un vecteur de conspiration contre n’importe quel pays arabe»

Durant son premier entretien après avoir été chargé de former un nouveau gouvernement au Liban, le Premier ministre Najib Mikati s’est entretenu avec la rédactrice en chef d’An-Nahar, Nayla Tueni, lors d’une réunion privée au cours de laquelle il a promis «aux Libanais de dire la vérité sur tous les sujets».

M. Mikati a souligné que «le sentiment patriotique de l’ex-Premier ministre Hariri l’a poussé à renoncer à la formation du gouvernement», ajoutant qu'«il existe des garanties internationales et américaines que le Liban ne s’effondrera pas».

Il a dit vouloir «former un gouvernement de spécialistes, afin de mettre en œuvre l’initiative française, capable d’aider le Liban».

Au cours de l’entretien, M. Mikati a souligné la nécessité de «s’attaquer au problème de l’électricité, tout le monde voulant aider à la création d’usines».

«Les difficultés que connaissent les banques actuellement peuvent être résolues si les efforts nécessaires y sont mis», a-t-il ajouté.

«Le président Michel Aoun parie sur le gouvernement et veut sauver le pays, et je lui ai dit que je visiterai le palais de Baabda dès que les consultations seront terminées pour entamer la formation du gouvernement», a déclaré Mikati à An-Nahar.

Concernant sa désignation pour former un gouvernement, il a déclaré: «J’ai été chargé de poursuivre (la mission); la lumière existe au bout du tunnel et je suis capable d’accomplir cette mission.»

«Je suis conscient des limites de ma relation avec le Hezbollah et l’Iran. Nous adoptons l’option arabe et nous refusons que le Liban soit un vecteur de conspiration contre n’importe quel pays arabe», a-t-il précisé.

Il a également dit comprendre que deux importants blocs parlementaires chrétiens se soient abstenus sur sa désignation pour la formation du nouveau gouvernement lors des consultations parlementaires, soulignant que leur prise de position n’est pas «contre sa personne». «Notre relation est excellente et basée sur le respect», a-t-il ajouté. «Nous sommes à la veille des élections parlementaires», soulignant qu’ils le soutiendront «de l’extérieur» parce qu’ils espèrent être réélus au Parlement pour les quatre prochaines années.

Quant à l’explosion du port de Beyrouth, Mikati a déclaré à An-Nahar que «l’explosion du 4 août est une catastrophe et l’affaire nécessite le déploiement de grands efforts; nous voulons connaître toute la vérité sur l'explosion du port et découvrir qui a introduit le nitrate d’ammonium. Le juge Tarek Al-Bitar est un homme de conscience.» 

Il a également «nié avoir profité de prêts au logement subventionnés par la Banque du Liban».


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.