À cause de l'inflation galopante, le Big Mac au Liban est le moins cher du monde

Pour les personnes payées en livres libanaises, le Big Mac est un luxe qu'elles ne peuvent plus se permettre. (Reuters).
Pour les personnes payées en livres libanaises, le Big Mac est un luxe qu'elles ne peuvent plus se permettre. (Reuters).
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Publié le Mardi 27 juillet 2021

À cause de l'inflation galopante, le Big Mac au Liban est le moins cher du monde

  • La monnaie libanaise a perdu plus de 70% de sa valeur par rapport au dollar américain, selon l'Economist Intelligence Unit
  • Le fossé se creuse entre les personnes payées en livres libanaises et celles qui sont payées en dollars

RIYAD: Si vous cherchez le Big Mac le moins cher du monde, vous le trouverez au Liban. En effet, la monnaie libanaise a perdu plus de 70% de sa valeur par rapport au dollar, selon l'Economist Intelligence Unit.

Un Big Mac à 29 904 livres libanaises (LBP) n'est pas particulièrement bon marché pour les personnes qui sont payées en monnaie locale. En revanche, si on calcule son prix en fonction du taux de change de 17 800 LBP pour 1 dollar, il ne coûtera pas plus d’1,68 dollar (1 dollar = 0,85 euro) aux touristes et aux gens qui ont la chance d'être payés en dollars.

Selon Bassel al-Khatib, un analyste économique libanais, la dépréciation de la livre libanaise exacerbe et accélère l'inflation qui se manifeste quotidiennement sur le prix des produits de base tels que le riz, le sucre et la farine.

La plupart des Libanais sont payés en monnaie locale et le salaire minimum correspond à 675 000 LBP par mois. Cette somme correspondait autrefois à près de 450 dollars au taux de change officiel et elle équivaut aujourd'hui à 30 dollars sur le marché noir, selon l'Observatoire de la crise de l'université américaine de Beyrouth (AUB).

Selon l'Observatoire, le prix des denrées alimentaires a grimpé de 700% au cours des deux dernières années, dont 50% pour les seules dernières semaines.

Jour après jour, la plupart des Libanais font face à une pauvreté toujours plus accrue. Certains sont contraints de vendre leur bijoux, leurs voitures et même leurs meubles pour survivre; d'autres comptent sur les dollars que leur envoient leurs proches qui vivent à l'étranger ou attendent l'aide des organisations humanitaires, explique M Al-Khatib à Arab News.

Cette situation transparaît dans les médias sociaux, submergés de demandes de dons de lait destinés aux nouveau-nés et de médicaments épuisés sur les marchés ou vendus à des prix exorbitants. On constate également de très nombreuses demandes de nourriture pour les personnes nécessiteuses.

Dans le même temps, d'autres publient les notes onéreuses qu'ils paient aux restaurants. C’est le cas d'un Libanais qui a dépensé 5 millions de LBP pour un repas et a posté la facture sur Facebook.

«250 dollars, cela représente des cacahuètes pour ceux qui viennent de l'étranger», écrit sous la publication en question Rania, une utilisatrice de Facebook. «C'est abordable pour quelqu'un qui possède des dollars et ce dîner n’est pas du tout onéreux par rapport à ce qu'on paye à l'étranger», ajoute-t-elle.

Selon M. Al-Khatib, les personnes payées en dollars mènent une vie décente en ne dépensant que 300 dollars de leur salaire, alors que, auparavant, ils en avaient besoin de 3 000 pour mener la même vie.

«La politique hétéroclite qui consiste à subventionner certains produits n'est guère utile dans la mesure où tous les produits subventionnés sont passés en contrebande en dehors du pays», signale M. Al-Khatib.

La piètre gestion du pays, dépourvue de stratégie ou de vision économique qui permettrait de sauver le Liban de cette crise qui empire, nous a conduits à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. L'avenir ne pourra être prometteur tant que des solutions radicales ne sont pas mises en place dans le pays, conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com