Rencontre discrète entre Washington et Moscou à Genève pour stabiliser leur relation

Lors de leur sommet historique le 16 juin, les deux présidents avaient insisté sur la nécessité de se parler, soulignant que même au plus fort de la Guerre froide, Moscou et Washington se parlaient pour éviter le pire. (Photo, AFP)
Lors de leur sommet historique le 16 juin, les deux présidents avaient insisté sur la nécessité de se parler, soulignant que même au plus fort de la Guerre froide, Moscou et Washington se parlaient pour éviter le pire. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Rencontre discrète entre Washington et Moscou à Genève pour stabiliser leur relation

  • La Russie nie toute responsabilité, mais M. Poutine a salué les efforts de M. Biden pour rendre les relations plus prévisibles
  • Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions sur plusieurs fronts entre les deux nations, les Etats-Unis ayant menacé Moscou de prendre des mesures si la Russie ne mettait pas fin à la vague de cyberattaques

GENEVE: Moscou et Washington ont poursuivi mercredi à Genève le dialogue stratégique entamé sur les bords du lac Léman par Vladimir Poutine et Joe Biden en juin, pour tenter de stabiliser une relation très dégradée.


La réunion, à huis-clos et en l'absence des médias, a commencé en début de matinée. Les discussions entre les délégations menées par la numéro 2 du département d'Etat américain, Wendy Sherman, et par le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, côté russe, devraient durer une bonne partie de la journée.


La représentation américaine à Genève a diffusé deux images des chefs de délégation, où l'on voit Wendy Sherman et Sergueï Riabkov se cogner le coude en guise de salutation devant un drapeau américain et un drapeau russe. La deuxième image montre les deux diplomates, masqués, se faisant face.


Mme Sherman arbore une grande broche dorée sur le revers droit de sa veste - un grand oiseau aux ailes déployées - qui rappelle les bijoux portés par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright.


Russes comme Américains ont tempéré les attentes et aucun résultat spectaculaire n'est à attendre de cette deuxième réunion qui doit porter sur d'épineux dossiers liés au contrôle des armements. Bonnie Jenkins, récemment confirmée au poste de sous-secrétaire d'Etat en charge du contrôle des armements, fait partie de la délégation américaine.


"Par ce dialogue, nous cherchons à jeter les bases de futures mesures de contrôle des armements et de réduction des risques", avait expliqué le Département d'Etat en annonçant la rencontre.


Pour Sergueï Riabkov, il s'agit de déterminer si les Américains "sont sérieux dans leur volonté d'établir un dialogue ciblé et énergique sur la stabilité stratégique" mais, a-t-il prévenu mardi: "Je ne mettrais pas la barre des attentes trop haut".

Tensions 
Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions sur plusieurs fronts entre les deux nations, les Etats-Unis ayant menacé Moscou de prendre des mesures si la Russie ne mettait pas fin à la vague de cyberattaques qui, selon les autorités américaines, proviennent en grande partie de son territoire.


La Russie nie toute responsabilité, mais M. Poutine a salué les efforts de M. Biden pour rendre les relations plus prévisibles.


Mais mardi encore le président américain s'en est pris sans détour à son homologue russe lors d'une allocution devant les services de renseignement. Il a accusé la Russie d'oeuvrer une nouvelle fois à influer sur les élections américaines à l'instar de la campagne menée en 2016.


"C'est une violation pure et simple de notre souveraineté", a-t-il accusé.


Le président russe "a un vrai problème, il est à la tête d'une économie qui a des armes nucléaires et des puits de pétrole et rien d'autre", a dit Joe Biden, ajoutant: "cela le rend encore plus dangereux selon moi".


Lors de leur sommet historique le 16 juin, les deux présidents -qui sont à la tête des deux plus grands arsenaux nucléaires du monde- avaient insisté sur la nécessité de se parler, soulignant que même au plus fort de la Guerre froide, Moscou et Washington se parlaient pour éviter le pire.


Le chercheur russe Andreï Baklitski, du Moscow State Institute of International Relations, qui s'exprimait récemment à titre personnel devant les membres de l'Association des correspondants accrédités auprès des Nations unies (Acanu), a souligné qu'une indication intéressante sur la substance de la réunion pourrait être la création de groupes de travail. 


Ils donneraient une indication sur les priorités pour les deux parties et la façon dont les discussions se sont déroulées.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.