La position américaine sur le Sahara occidental «inchangée»

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à droite) reçoit le haut responsable du département d'État américain Joey Hood à Rabat le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à droite) reçoit le haut responsable du département d'État américain Joey Hood à Rabat le 28 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

La position américaine sur le Sahara occidental «inchangée»

  • Interrogé par la presse sur un éventuel changement dans la position américaine, M. Hood a répondu qu'il n'y avait « pas de changement », après avoir rencontré le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita à Rabat
  • « Les changements que vous auriez pu percevoir se situent dans l'énergie déployée afin que le processus onusien produise des résultats », a-t-il ajouté, appelant à la nomination « le plus tôt possible » d'un envoyé spécial

RABAT : Le secrétaire d'État adjoint des Etats-Unis pour le Proche-Orient Joey Hood a affirmé mercredi que la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, territoire disputé, restait "inchangée", au cours d'une visite dans le royaume.

Sous la présidence de Donald Trump, les Etats-Unis ont reconnu en décembre 2020 la souveraineté du Maroc sur l'ancienne colonie espagnole en contrepartie d'une normalisation des relations du royaume avec Israël.

Interrogé par la presse sur un éventuel changement dans la position américaine, M. Hood a répondu qu'il n'y avait "pas de changement", après avoir rencontré le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita à Rabat.

"Les changements que vous auriez pu percevoir se situent dans l'énergie déployée afin que le processus onusien produise des résultats", a-t-il ajouté, appelant à la nomination "le plus tôt possible" d'un envoyé spécial pour "avoir une solution acceptable pour l'ensemble des parties, menant à la paix" dans la région.

Le dernier envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, l'Allemand Horst Köhler, n'a pas été remplacé après sa démission en mai 2019 pour raisons de santé.

La question du Sahara occidental, considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, depuis le départ de l'Espagne en 1975.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

Le responsable américain était dimanche et lundi en Algérie où il a évoqué le Sahara occidental avec le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

Sur la question de la normalisation avec l'Etat hébreu, M. Hood a salué à Rabat "les mesures prises par le Maroc pour améliorer ses relations avec Israël", un rapprochement qui "aura des avantages à long terme pour les deux pays".

Dimanche, les premiers touristes israéliens sont arrivés à Marrakech, après le lancement des premiers vols commerciaux directs.

Le haut responsable américain a également évoqué la solidité du partenariat stratégique entre les deux pays et leurs intérêts communs pour la paix au Moyen-Orient, la sécurité et le développement dans la région et en Afrique.

Par ailleurs, M. Hood a indiqué que son pays avait "investi 15 millions de dollars" dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Maroc, qui fait face à une recrudescence de l'épidémie, sans donner plus de détails.

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.